‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 3)Chapitre 127 sur 252 · STAPE · texte numérisé non relu

STAPE

STALLR.

une situation, duns une position ferme et solide. En ce qui concerne plus particulièrement les constructions, la stabilité est la propriété qu'ont les matériaux employés de demeurer en équilibre permanent sans perdre pour cela rien de leur élasticité naturelle et sans être exposés à se rompre ou à s'écraser. — On désigne sous le même terme la science qui embrasse l'ensemble des lois et des principes qui permettent de donner aux constructions le plus de durée et de solidité possibles. Pour pouvoir appliquer cette science, il laut posséder, parmi beaucoup d'autres notions, des connaissances de statique et de (hjnamiqiic, et connaître à fond l'art de bâtir. Par ces quelques mots, on voit combien est Taste la science de la stabilité, et combien sont nombreuses les branches qui s'y rattachent. Nous ne pouvons donc aborder dans un article cette science ; nous nous bornerons seulement à en formuler les principaux axiomes et à renvoyer, comme complément de cet article, aux mots Équilibre, Résistance, Soutènement, Voûte, etc.

Pour qu'une construction satisfasse aux conditions de stabilité, il faut :

1° Que toutes ses parties soient parfaitement assemblées entre elles et formées de bons matériaux ;

2° Que ces mêmes parties soient parfaitement soutenues, appuyées ou contre-butées ;

3" Que les pleins et les vides s'élèvent respectivement au-dessus les uns des autres, c'està-dire les baies au-dessus des vides, les pleins au-dessus des pleins ;

4" Que les parties inférieures soient plus robustes que celles qui les surmontent : en d'autres termes, que les parties jwrtantes soient plus trapues que les parties ^wr/ces ;

T)" Que les matériaux portants soient de la meilleure qualité et de la plus grande densité possibles, tandis que dans les parties de plus en plus élevées les matériaux soient de plus en plus légers.

Tels sont les principaux axiomes de la stabilité. Le type de la construction satisfaisant entièrement à ces principes, la r//arffe de la construction stable, pourrions-nous dire, c'est la pyramide. Du reste, l'antiquité a connu et appliqué très-savamment les principes de la

stabilité, nous en avons des preuves dans les Pylônes des Égyptiens, dans les murs de villes des Grecs et des Romains, dans les piles des ponts et les arcades de ces peuples, ainsi que dans leurs divers travaux d'architecture.

STADE, s. m. — Ce terme, dérivé du grec uTciSiov, signifie, une arène pour la course à pied. Cette sorte de cirque était ainsi nommée parce que la fameuse arène d'Olympie mesurait exactement un stade, c'est-à-dire une mesure de longueur de 600 pieds grecs ( 185 mètres). On donnait également à cet édifice le nom de Spôijioç, en opposition à celui d'iirirôcpoiioî (hippodrome), qui servait à désigner le lieu oii se faisait la course des chevaux et des chars. — La forme du stade était oblongue, et l'une de ses extrémités était circulaire ; Rich ( Dict. des antiquités) nous dit qu'on l'appelait « ff^fevûôvï] {funda), soit à cause de sa forme elliptique, soit qu'on lui trouvât de la ressemblance avec une fronde ou avec le chaton d'une bague. » Dans le principe , le stade était entouré d'une simple levée en terre sur laquelle se tenaient les spectateurs; plus tard il fut environné de gradins en pierre, posés en retraite les uns sur les autres, comme-dans les théâtres, les amphithéâtres et les cirques. A l'une des extrémités du cirque, nommée a-fciiç, à^ETTipta, il y avait une barrière, paXÇt'ç, d'oii les concurrents s'élançaient pour la course ; ou bien, à défaut de barrière, le point de départ était marqué jiar une ligne tracée sur le terrain, ypa^ao. A l'autre extrémité, dans la partie circulaire, se trouvait une borne, Ts'pijta. La disposition que nous venons de décrire existe encore à Messène. Il existe encore des débris de stades à Sibyi'a, en Lycie, et à Éphèse. Les stades étaient souvent des édifices isolés, mais souvent aussi ils formaient une dépendance d'un gymnase ou palestre, ou de thermes.

STALLE, s.f. — Sièges en bois, avec dossier et fond en abatant, qui forment une série continue dans le chœur des églises. Les stalles présentent un double siège : l'un bas, sur lequel on s'assied , et l'autre qu'on obtient en relevant l'abatant, et qui ne présente, pour

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