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dans le même local environ quarante-six ans; on le lui enleva vers 1539, et elle se transporta alors à l'hôtel de Flandre. Cette confrérie existait encore dans les premières années du règne de Louis XIII, mais elle céda son privilège aux comédiens de l'hôtel de Bourgogne, qui commeu(,'aicnt à représenter de véritables pièces, et qui devaient bientôt jouer les chefs-d'œuvre de notre théâtre classique et fonder la Comédie française.
Ce fut au xvi" siècle que des architectes
Fig. <i.
TUOûtre de San-Carlo, à Najjles.
italiens commencèrent à édifier des théâtres fixes et cxclusivemcut approjiriés aux représentations. C'est alors que Bramante éleva à l'extrémité de la grande cour du Vatican un théâtre en pierre sur le plan des théâtres antiques. Palladio éleva sur les mêmes données, en 1580, celui de Yicence. — En \Cr2(K ou même 1G18, d'après certains auteurs, .J.-Ii. Alodtti construit le théâtre de Parme, qu'on peut considérer comme la transition entre les théâtres anti(|ues et nos théâtres modernes (fig. 3). C'est un hémicycle dont les lignes latérales sont prolongées bien au delà
du centre ; le parterre est entouré d'un vaste amphithéâtre, lequel est surmonté de deux galeries décorées de colonnes et d'arcadeB; un acrotère couronne ces galeries, et les figures qui le surmontent semblent porter le plafond de la salle. L'avant-scène présente deux rangs de niches superposées décorées de colonnettes qui rappellent une partie de la décoration des scènes antiques; enfin, à côté des faces en retour de l'avant-scène, Aleotti a placé deux arcs de triomphe surmontés de statues équestres. — A partir du xvii" siècle, l'Italie et la France adoptent le système des théâtres modernes, c'est-à-dire qu'on remplaça les gradins des amphithéâtres par des balcons et des galeries; on donna
Fig. 7. — Tht'iUre de Pctei-sbourg.
à la scène beaucoup plus de profondeur, on éleva les combles, on établit des étages souterrains, afin de donner toutes les facilités possibles pour manœuvrer les machines théâtrales. En général, les théâtres de l'Europc sont aujourd'hui construits sur plan presque identique : celui de la salle do spectacle est de forme elliiitique; quant à l'aménagement de la salle, dans le midi de l'Europe, surtout en Italie, on ne voit que des loges sans galeries ; dans le Nord, au contraire, colles-ci dominent. Le grand secret de l'AcousTiQUE (Yoy. ce mot) réside probablement
THEATRE
dans l'aménagement très-diiférent des salles du Nord et des salles du Midi. Si dans nos théâtres de France, par exemple, l'acoustique laisse tant à désirer, nous l'attribuons en grande partie aux balcons et galeries qui font saillie dans la salle, à l'ouverture de la scène, à l'exiguïté des couloirs qui entourent la salle, etc., etc. Les théâtres italiens, au contraire, ne sacrifient rien à la décoration ; l'aspect en est froid et sévère , mais l'acoustique y est excellente.
L'un des premiers théâtres importants construits en France a été celui du Palais- Royal ;
Tig, 8. — Théâtre de Bordeaux.
il fut élevé par ordre de Richelieu, et n'existe plus aujourd'hui. Gaspard Vigarani construisit sous Louis XIV le théâtre des Tuileries ; il occupait le pavillon de Marsan. L'architecte Louis construisit le Théâtre-Français et le théâtre de Bordeaux; Lenoir, l'ancien théâtre de la Porte-Saint-Martin, remplacé aujourd'hui par celui de la Morandière; Magne, le théâtre du Vaudeville; Cusin, celui de la Gaîté; Davioud, celui de la place du Chàtelet ; Delalande , celui de la Renaissance ; enfin Garnier, l'Opéra actuel, qui est une des œuvres les plus considérables de notre époque, qui peut être critiquée et qui l'a été en effet beaucoup, car, comme toute
œuvre humaine, elle n'est point parfaite; mais, somme toute, c'est l'œuvre d'un artiste de race et qui surpasse de beaucoup les théâtres élevés dans ces temps modernes.
Xotre figure 4 montre le plan du théâtre de la Scala, à Milan ; dans notre figure ô, on voit le plan de Carlo-Felice, à Gênes; dans notre figure 6, le plan de San-Carlo, à Naples : c'est un des plus grands que nous connaissions. Notre figure 7 montre le plan du théâtre de Pétersbourg, tandis que notre figure 8 fait voir le plan d'un théâtre très-reuonimé, celui de BordeaiLx, construit par l'architecte Louis ; enfin notre figure 9, le plan de l'Opéra de Paris.
Chauffage et ventilation des théâtres. — Le théâtre est sans contredit le monument le plus difficile à chauffer et k ventiler, parce qu'ici on n'a plus afi'aire à une enceinte close d'une manière permanente, et que le cube à chauffer et à ventiler, ainsi que le nombre des personnes, sont extrêmement variables. — En outre, l'ouverture du rideau de la scène, celle des portes de loges et des galeries, la grande capacité de la scène et de la salle, de même que le mouvement, le vaet-vient continuel, en un mot, tout le déplacement qui se produit dans un théâtre, font qu'il n'est pas possible de pouvoir fixer même des données moyennes pour installer un bon système de chauffage et de ventilation.
On a reconnu aujourd'hui que le moyen le plus pratique pour obtenir des résultats satisfaisants, c'était de diviser un théâtre en trois parties qu'on chauffe et qu'on ventile avec des appareils plus ou moins puissants suivant les capacités au service desquelles ces appareils sont affectés ; on arrive ainsi à pouvoir unifier la température d'un théâtre. Quant au mode de chauffage, on peut utiliser indifféremment les calorifères à air chaud, à l'eau chaude et à la vapeur, soit séparément, soit concurremment, pour chauffer l'ensemble de l'édifice. Nous devons ajouter cependant que si l'on veut utiliser à la fois plusieiu-s modes de chauffage, on doit placer des calorifères à air chaud pour la salle et les locaux qui l'enveloppent, et employer l'eau chaude ou la vapeur pour la scène et
THEATRE
SCS dépendances, ainsi que pour le bâtiment d'administration. Si, au contraire, on ne veut employer qu'un seul mode, on fera bien d'arrêter son choix sur la vapeur. Mais quel que soit le mode adopté, les couloirs, foyers, vestibules, escaliers, et autres dépendances
qui enveloppent la salle, doivent être chaufifés à 18°, et cela d'une manière constante, une heure avant le commencement du spectacle et jusque vers une heure avant la fin.
La température de la salle doit s'élever à 20°, celle de la scène à 15° ou 17°. La tem-
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Fig. 9. — Théâtre de rOpéra, à Paris.
pérature des divers locaux refilée de cette fiif'on, les courants d'air des dilVéreiites parties de l'édifice concourent vers un point uni- (lue, la cheminée d'appel du lustre, (jui, quoi (|u'on ait pu dire, est encore, selon nous, jusqu'ici, le meilleur modo de ventilation. C'est d'Arcet qui le i)remiL'r a mis ce moyeu en prati(|ue.
On a fait à Paris des essais désastreux pour supprimer la cheminée du lustre , et pour cela on a employé des procédés d'éclairage tellemeut ruineux qu'on a dû y renoncer. Aujourd'hui, dans ces mêmes théâtres, on a rétabli la ventilation par le plafond de la salle, comme cela se pratique dans presque tous les théâtres. Nous devons ajouter cependant
THEATRE
qu'il existe un autre mode de ventilation, imaginé par le D^ Tripier, qui mérite d'être étudié. Dans ce projet (fig. 10), contrairement à ce qui se pratique ordinairement dans les théâtres, l'extraction se fait par appel en eontre-bas. Cet air, pris dans la salle par les bouches A, A, a, a', est conduit par les canaux a, situés sous le parterre et compris dans l'épaisseur des planchers, dans une cheminée
Fig. 10. — Yentilatiou par fippel en contre-b.TS.
d'appel BB. L'appel peut être déterminé soit par un propulseur mécanique, soit par un poêle à air ou à eau, chauffé à l'eau ou à la vapeur, soit enfin par des becs de gaz, qui servent en même temps pour l'éclairage. — L'air neuf, pris en IT, à la partie supérieure de la façade du théâtre, serait amené dans la
Fig. 11. — Ventilation par le système Tripier.
salle en J, au devant et au-dessus du rideau, par un large conduit circulaire II, posé sous le plancher du grenier. Le mouvement de l'air frais par cette voie pourrait être déterminé par un propulseur, si c'était nécessaire. 11 serait toujours facile de disposer la prise
d'air de manière que l'arrivée spontanée de l'air frais en J ait toujours lieu. Il suffirait pour cela de séparer du reste du grenier, par une cloison K, une chambre à air frais L, portant à sa partie supérieure deux ailes de pa-
Fig. 12. — Évixcuation de Tair vicié en nappes.
pillon H', dont l'ouverture plus ou moins grande réglerait l'accès de l'air du dehors.
L'économie de ce système peut être ainsi résumée (1) :
Tandis qu'aujourd'hui l'évacuation de l'air vicié se fait par un courant central et son renouvellement par des courants entrants périphériques, l'évacuation se fait, dans le système proposé par le D' Tripier, par la périphérie, et le renouvellement par un courant entrant, qu'on peut considérer
Fig. 13. — Y.ariantedu projet précédent.
comme central, nn', ou par deu.x courants nn' et m, dirigés tous deux de la scène vers la salle.
(1) Ce qui suit, de même que les figures intercalées dans le texte, est tiré de notre Traite de chauffage et de ventilulion, pages 230 et suiv.
THÉOEIE.
Cette condition, outre les avantages qu'elle présente au point de vue de la ventilation, est éminemment favorable à l'acoustique.
D'après le D' Tripier, son système de ventilation aurait donné au théâtre de Toulon en 1862 des résultats satisfaisants. Cependant il a dû y apporter quelques modifications de détail, qui lui parurent nécessaires et avantageuses, dont la plus importante consistait dans la substitution d'une évacuation en nappe , au lieu d'une évacuation par des tuyaux ; notre fig. 12 montre cette disposition.
— Dans une brochure explicative, le V' Tripier donne ainsi l'analyse de ses projets : s Les figures 11, 12, 13, représentent le projet modifié que j'avais en octobre 1861 remis à mon ami Ch. Garnier, architecte du nouvel Opéra. La question de l'éclairage n'étant pas résolue à cette époque, la partie supérieure de l'épure est donnée en double ; une des dispositions (fig. 12) répond à l'adoption d'un système périphérique, l'autre (fig. 13) à l'adoption d'un lustre central. Ce projet ne fut pas accepté par le ministre d'État alors chargé des théâtres; mais il a été adopté par M. Charijentier pour la nouvelle salle des Bouffes. »
Bibliographie. — Bulengerus, de Theatro ludisquc scenici^, lib. II, 1 vol. in-8°, 1603; — Onophrio Panvinio, de Ludis circensibus, libri II ; — de Triumphis liber unus, quibus universel f ère Romanorum veterum sacra ritusque declarantur, etc., cum notis J. Argoli et additumento N. Pinelli, 1 vol. in-fol., Patavii, 1642; — Motta, Trattato sopra la struttura de teatri e scena, 1 vol. in-fol., Guastalla, 1676; — Boindin, Discours sur la forme et la construction du théâtre des anciens, dans les Mém. de l'Acad. des inscriptions, t. 1 et IV ; — Poleni, degli Teatri antiqui, 1 vol. in-8'', Viceuce, 1735 ; — J. Carpi, Opcre del leatro anlico et moderno, 1 vol. in-fol., Vérone, 1769 ; — Duiuout, Parallèle des plans des plus belles salles de spectacle d'Italie et de France, avec des détails de machines théâtrales, 1 vol. in-fol., Paris, 1774 ; — Roubo, Traite de la construction des théâtres, 1 vol. in-fol., Paris, 1776 ; — Cosnie Morelli, Pianta e epaccato del nuovo teatro d^lmolu, 1 vol. in-fol., Borna, 1780 ; — Patte, Essai sur l'architecture théâtrale, 1 vol. iu-4», Paris, 1782 ; — J.-L. Bianconi et Angiola Uggori, Descrizione dei Circhi, particolarmente di quello di Carucalla, etc., 1 vol. in-fol., Roma, 1789 ; — Ricati, délia Construzioue dé teatri, 1 vol. in-4'', Bassano, 1790.; — Saunders, Treatise on theatra, 1 vol. in-4°, Londres, 1790 ;
— Bonllct, Essai sur l'art de construire les théâtres, 1 vol. in-8°, Paris, an VIII; — A.-L.-T.
Vaudoyer, Description du théâtre de Marcellus, à Borne, rétabli, etc., 1 vol. in-4'', Paris, 1812; — Nibby, del Circo volgarmente delta di Ckiracalla, 1 vol. in-4°, Roma, 1825 ; — J. Ferrario, Storia e descrizione de' principali teatri antichi e moderni, 1 vol. in-S", Milan, 1830; — Alexis Donnet, Orgiazzi et Kaufmann, Architectonoyraphle des théâtres, ou parallèle historique et critique de ces édifices, 1 vol. in-8'', Paris, 1837-40; — Clément Contant, Parallèle des princiimux théâtres modernes de l'Europe et des machines théâtrales francises, allemandes et anglaises, 1 vol. in-fuL, Paris, 1842 (il existe aussi une édition in-4'' de cet ouvrage) ; — Memoria historico-artistico del teatro real de Madrid, 1 vol. in-4'', Madrid, 1850; — F. Wieseler, Theatergebaiide und Denhnaler des Biihneniresen, etc., 1 vol. in-fol., Gottingue, 1851 ; — E. Trélat, le Théâtre et V Architecte, brochure in-8'', Paris, 18G0;— E. Bosc, le Théâtre, étude sur sa tonstruction et sur les divers problèmes qui s'y rattachent, 1 vol. in-S", Nîmes, 1862 ; — G. Davioud, Théâtres de la place du Châtelet, 1 vol. in-fol., Paris, 1862-72; — Ch. Garnier, le Théâtre, 1 vol. in-8'', Paris, 1871 ; du même, l'Opéra de Paris (en cours de publication).
THÉOEIE, S. f. — Partie spéculative d'une science , d'un art , qui n'est , pour ainsi dire, qu'une idée sans manifestation, une règle sans application. La théorie est donc l'opposé de la Pratique ( Voj. ce mot) ; elle constitue l'ensemble des connaissances nécessaires à la culture d'un art ou d'une science. On n'acquiert la théorie que par l'étude. Bien qu'il n'existe qu'un genre de théorie, Quatremère de Quincy {Did. d'arcli., y° Théorie) en distingue trois : la théorie des faits et des exemples, qu'il dénomme la théorie pratique ; la théorie des règles et des préceptes, qu'il appelle tliéorie didactique; enfin la théorie des principes ou des raisons, qu'il nomme théorie ■métaphysique. Il serait difficile d'écrire un pareil galimatias pour expliquer un terme aussi simple. En effet, la théorie des faits et des exemples, des règles et des préceptes, des principes ou des raisons, toutes ces théories de Quatremère ne constituent qu'une seule et même chose, la Ihcorie proprement dite, la contre-partie de la pratique, autrement dit l'ensemble de toutes les connaissances qui permettent d'établir des règles et des données
THEKICLEENS (vases). — THERMES.
nécessaires à la pratique d'un art ou d'une science. Une théorie n'est vraie, n'est exacte {ju'autant que Vanahjse et la synthèse de certains faits ont été pratiquées d'unemanière scrupuleuse, complète et dans un ordre méthodique ; en dehors de cela, il n'y a point de théorie, mais seulement des erreurs. Quand on a analysé un fait et qu'on l'a rapporté aux lois qui le régissent et l'expliquent, la synthèse doit reproduire le même fait : tel est le caractère de la ihèorie.
Dans l'art de bâtir, la théorie comprend l'ensemble des règles et des principes qui permettent d'élever d'une manière certaine des , constructions solides. La théorie prévoit tous Iles cas difficiles , résout tous les problèmes, de sorte que le constructeur qui connaît bien la théorie de l'art de bâtir et en applique les ! règles dans la pratique ne rencontre aucun ' obstacle, ou du moins se trouve fortement armé pour les surmonter. C'est pom'quoi la théorie est si utile aux praticiens et les rend très-rapidement capables d'exercer leui- art. XVoy. Pratique.) — Les Grecs donnaient [le nom de théories à des députations déjeunes garçons et de jeunes filles conduites par des Jhèorcs ou ambassadeurs, qu'on envoyait à I Délos, à Delphes ou à Tempe pour honorer ; certaines divinités. Pendant le temps qui s'é- |Coulait entre le départ et le retour de ces [théories, c'est-à-dire pendant trente jours, il jetait défendu par une loi de mettre à mort ;aucun condamné.
j THÉRICLÉENS (Vases). — Vases qui, jdans les festins, servaient à boire; d'après les ans, on les nommait ainsi à cause de leur dé- .coration qui représentait des animaux (ûrîpe;) .peints ou sculptés, ou, suivant d'autres, parce qu'ils auraient été inventés par un certain Thériclès.
, THEllllES, s. m. pi. — Ce mot, dérivé du grec âipuai, signifie sources d'eau chaude, "aux thermales; on l'employa pour désigner un établissement de bains chauds, que la chaleur en fût naturelle ou artificielle;danglasuite, le mot thermes fat transporté au bâtiment qui comprenait un établissement de bains complet.
des piscines, des bassins d'eau froide, ainsi que des bains chauds et des bains de vapeur. Dans ce sens général, ce mot n'est donc que le synonyme de Bains. (Voy. ce mot.) Dès la fin de la république, les thermes prirent une importance considérable, car l'usage des bains était devenu un besoin incessant pour le i^lébéien, de même que pour le patricien : le Romain passait son existence au bain ; aussi les thermes devinrent-ils le centre de tous les plaisirs, on y trouvait des palestres, des gymnases, des exèdres, des éphébées, des sphéristères, des xystes. Dès l'époque de Pompée, il y avait eu à Rome des bains, mais c'est Agrippa qui le premier créa les thermes; le panthéon de Rome {il Rotunda), qui fait encore aujourd'hui notre admiration, n'est qu'une salle des thermes cFAgrippa. (Pline, E. N., XXXIV, 19, 6 ; XXXV, 6 ; XXXVI, 64.) Pour flatter les goûts et les passions du peuple, les empereurs suivirent l'exemple d' Agrippa et ils élevèrent des thermes splendides, car ces établissements, qui reçurent les dépouilles du monde entier pour leur décoration, peuvent témoigner de tout le luxe et de toute la magnificence dont l'art romain était susceptible. Nous venons de mentionner une partie des lieux de plaisir que renfermaient les thermes ; mais il y avait, en outre, des salons de conversation et de discussion, des bibliothèques, des galeries de statues et de tableaux, de vrais musées, des portiques, des pergoles, c'est-à-dire des promenades ombragées, d'autres à ciel ouvert : en un mot, les thermes renfermaient tout ce qui pouvait contribuer aux exercices du corps, aux jouissances matérielles et intellectuelles de cette population romaine gorgée des richesses du monde conquis. (Suet., Cal, 3 ; JVero, 12 ; Martial, III, 20, 25 ; V, 44;III,32,3-i ;IX,76 ; XII,83; Eutrope, VII, 9 ; Capitol., Gord., 32.) Les thermes les plus célèbres de Rome, dont, sauf trois, il ne reste que fort peu de ruines, .sont ceux d' Agrippa (construits 10 ans après J.-C), de Néron (64), de Vespasien (68), de Titus (75), de Domitien (90), de Trajan (110), d'Adrien (120), de Commode (188), d'An tonin-Caracalla(21 7), d'Alexandre- Sévère (280), de Philippe (246), de Dèce (250), d'Auréhen (272), de Dioclétien (295 j,
TflERMES.
de Constantin (324). — Les thermes de Rome dont il reste des ruines assez considérables sont : ceux de Titus, sur le raoïit Esijuilin, dans lesquels on a retrouvé le fameux groupe du Tvaocoon; ceux de Caracall.i, dont notre planche W\l montre le plan ; dans ces thermes fameux, dénommés aussi ihermce Antonianœ, on a découvert les statues de l'IIerculc Farncse, de la Flora Farnèse, et le gr«upe de Dircé .attaché par Amphion à un taureau sauvage, dit le Taurtau Farnise : ces chefsd'œuvre de la statuaire sont aujourd'hui au musée national de Xaples; enfin les thermes de Dioclétien, qui couvrent une partie du Yiminal et du Quirinal, et dans l'une des salles desquels Michel- Ange a pu créer l'une des plus grandes églises de Rome après Saint- Pierre, Santa-Maria-degli-Angeli- Elle fut inaugurée le 5 août 15C2 ; le transsept actuel était alors la grande nef: c'est Vanvitelli qui fit cette transformation malheureuse en 1749.
Au commencement de l'empire, les hommes et les femmes se baignaient en commun ; mais Adrien reconnut les abus d'un tel état de choses, il ordonna que les hommes seraient séparés des femmes : il y eut donc, comme dans nos pauvres établissements de bains, la partie réservée aux hommes, qu'on nomma halnea virilia, et celle des femmes, balnea muliebria. Une loi, dite kx Censoria, régla tout ce qui concernait l'administration intérieure des thermes ; mais, sous ITéliogabale, cette loi tomba complètement en désuétude, et les désordres les plus effrénés se commirent dans les thermes jusqu'à l'avènement de Marc-Aurèle.
Les Romains passaient leur existence au bain, nous venons de le dire ; en effet, en hiver, ils prenaient deux bains par jour, et, en été, jusqu'à cinq et six dans une même journée. Ils avaient une robe spéciale pour le bain. On paya d'abord une faible rétribution pour se baigner, un quadrans .- c'était une petite monnaie de cuivi-e du poids de trois onces {uncim) et valant, comme son nom l'indique, le quart d'un as; plus tard, l'entrée des bains futgratuite. IjC son de la cloche d'airain, comme le dit Martial dans les deux vers suivants, annonçait à la foule disséminée dans les divers locaux des jeux, mais principale-
ment au sphéristère, que les bains étaient prêts :
Rcddc ]iil.im, sonatœs thermarum; hidere pergis? Tirginc, vis solà latus abîre domum.
Si maintenant nous pénétrons dans la partie des thermes dans laquelle on prend des \ bains, voici les locaux que nous y trouvons et les opérations qui s'y pratiquent. — On trouve d'abord, après le vestibule d'entrée, une salle pour se déshabiller {spoUalorium, apodi/len'iim). ('P\me,Ep.,Y, 61 j; des esclaves (capsarii) y gardent les vêtements. On passait ensuite dans une salle qui contenait des armoires dans lesquelles étaient enfermées les huiles et les essences pour s'oindre le corps; cette salle se nommait Yonduain (itnctuarium) et correspondait à FiXaiaOsciov des Grecs. Là, des esclaves chargés d'oindre répandaient sur le corps des gens venant se baigner des parfums et de l'huile qu'ils versaient goutte à goutte avec un vase nommé pour cela (juttus ; les esclaves chargés de ce soin portaient différents noms ; on les nommait aliptœ,îmctuarn, reunctores. Quand on s'était fait oindre et parfumer, on passait dans le sphéristère (splurrisferium) pour y jouer à la balle, ou dans le cori/cnim pour y pousser et repousser à coupsi de poing un sac suspendu au plafond, le(juel sac renfermait du sable, du son ou des grains.! Cet exercice servait à amener la transpiratioDl et à activer la circulation du sang. Quand le joueur avait fait assez d'exercice, il entrait dans le bain chunàXcnldarium, calùla lavatio), qui était tout près du sphéristère et du corycéum. Autour du bain chaud, on voyait un( galerie {schoJa) qui se terminait vers le bassir par un mur d'appui. Cette galerie présentail deux gradins sur lesquels les personnes qn ne se baignaient point venaient s'asseoir pou causer; l'espace libre qui restait entre le bas sin et la galerie, et qui servait à la cireulatioDi se nommait alveus. Ce dernier terme a de significations assez diverses. (Voy. Alveus.
Souvent la salle du bain chaud comportait inscrustées dans son sol, des baignoires (toJra alvei salia). Dans certains thermes, les bai gneurs se plaçaient sur les marches du bai chaud, qu'on nomme aussi lavacrum oceanuv
THERMES
et des esclaves versaient sur leurs épaules et Bur leur dos des vases remplis d'eau chaude ; ce grnnd bassin pouvait contenir jusqu'à douze on seize personnes à la fois. Au-dessous de ce lavarrum, il y aval t un autre bassin d'eau chaude •où le baigneur se lavait une seconde fois ; puis il passait dans le Icpùhtriiim. Après le bain chfiud, disons-nous, on pouvait passer dans le bain tiède {tcpidarhim), Cju'on nommait aussi vaporit/m quand il était chauffé à l'aide de la
vapeur de l'eau en ébullition. (Voy. IIypocaus- TE.) Ordinairement, le baigneur se promenait quelques instants dans cette sorte d'étuve ou la traversait à pas lents, avant de pénétrer dans le bain froid (frigùlarium), dans lec[uel on pouvait nager dans la piscina nafalis. hefrif/iâdriinn se trouvait après le lepidarium, aussi ce dernier était-il désigné, à cause de sa positif, ceUa média (chambre du milieu) ; dans les petits l)ains qui n'avaient pas de
FIg. 1, — Laconicum restaurii* de PorapL-i.
spoIialoriKm, le tfipidarium en remplissait l'office. — Enfin les bains des thermes comportaient trois salles : le grand bain ou bain en Comm\in(bapUsteriu}n), le bain de vapeur sèche {toncamerata sudalio), enfin le laconicum ou salle servant ;i chauffer, ainsi nommée parce qu'elle avait été imaginée en Laconie. Ce dernier local était souvent confondu avec le sudalorium ou concamerctta sudn/io, dont nous venons de parler. (Voy. Laconicum.) Le laconicum était une salle voûtée au milieu de laquelle un vaste bassin rempli d'eau bouillante émettait des vapeurs qui, lorsqu'elles étaient trop considérables, s'échappaient par un oculus percé dans la voûte et qu'on fermait au moyen
DICT. D'aROHITECTCRE. — T. IV.
du clippus. Notre figure 1 montre le laconicum restauré de Pompéi.
Pendant le bain, des esclaves rendaient aux baigneurs divers services : ainsi, quand un baigneur sortait du bain, on l'enveloppait du sindon ou couverture fine et légère ; quand il sortait de l'étuve , des esclaves (alipi) repliaient ou d'autres {tracfatores) le massaient. Une fois le massage ou l'épilage terminé, les mêmes esclaves armés des strigiles, sorte de racloir en airain, en corne ou en ivoire, raclaient le baigneur; ensuite les tmctarii le parfumaient de diverses essences, suivant les diverses parties du corps où elles étaient appliquées : après quoi le baigneur revenait dans
THERMES
Vdpfldi/lf'rrum pour s'habiller; là un esclavo lui remettait ses habits, qui avaient été soigneusement enfermés dans une case. Une fois habillé, le Romain pouvait retourner aux jeux ou rentrer dans sa maison, en pouvant dire, comme Titus, qu'il avait bien rempli sa journée, surtout s'il avait pris cinq à six bains. Comme le lecteur peut en juger par ce rapide aperçu, c'était un grand travail que le bain d'un Eomain, mais on ne doit pas oublier qu'on était en pleine décadence ; aussi, si nous lisions une lettre de Sénèque (Ep. 8G) dans laquelle le philosophe décrit les bains de Scipion l'Africain, nous serions frappés de réiionnc différence qui existait entre les bains
si simples des anciens Romains et les thermes de l'ère impériale.
Du reste, si le lecteur veut bien jeter les yeux sur notre planche XCII, qui représente une restauration des thermes d'Antouin Caracalla, il se rendra parfaitement compte de la richesse, du luxe, ainsi que du confort qui existait dans ce genre d'établissements. En A, A, BOUS trouvons des péristyles découverts; en B,B, des péristyles d'entrée ; en C,C, des apodytcria; en D,D, des pièces où se tenaient les esclaves chargés de déshabiller les baigneurs (rap«r«); en E,E, les ehrothcxici; en F,P, les conhffiria, c'est-à-dire des locaux dans lesquels on agitait une poussière fine pour cou-
, 2. — Plfin des thermes de Jurançon. A, galerie; Jt, ntrinm; C, «utc; E, tepidnrinm ; D, frigidniinm : IT. hypociiistc;
L, M, salles k baignoires.
vrir le corps des lutteurs ; en 0,0, des salles de conversation; en H, le frigidariion; en T, la grande salle centrale ou xyste découvert, (jui avait à droite et à gauche des emplacements K,K, destinés aux spectateurs. Nous voyons en L un deuxième tfipidarium ; en J\I, un raldiin'i/w ; en N.N, deux autres //■/lii/nn'a; en 0,0, des fn'i/idaria ; en P, un petit trpidariinii; en (},^, des .vidaloriti ; en R,R, des vestibules donnant accès dans les bâtiments en aile, et notamment aux bibliothèques S,R: en T,T, des exèdres ; en U,U, des salles découvertes pour les exercices; en V,V,' des frigidaria ; en X,X, des cours de service ; en W, AV, des pphehea.
On voit par cette longue nomenclature que les thermes de Rome étaient des édifices im-
portants ; ajoutons que, dans les provinces, les mêmes monuments étaient également considérables. Il existait des thermes à Badenvillcr, à Trêves, à Nîmes, à Vienne, à Verdes, à Ijillebonne, à Landuninn, à Cahors, à Jurançon, à Saintes, à Valognes, à Gennes, à Luxeuil, à Mansigné, à Poitier.s, à Drevant, à Trignères, à Bagneux, à Bourbon-l'Archarobault, à Néris, à Arles-sur-Tecq, peutêtre à Paris; enfin dans un grand nombre d'autres localités, soit en France ou à l'étranger. Ne pouvant donner la description de tous ces thermes plus ou moins célèbi'es,ct qui, du reste, sont loin d'avoir la même importance et d'offrir le même intérêt, nous nous bornerons à signaler à l'attention de nos lecteurs ceux qui par leur célébrité même sont plus
THERMES
intéressants; ce sont les thermes de Jurançon, de Nîmes, de Poitiers, enfin de Paris. Thermes de Juraxçox. — Découverts en 1850, ces thermes avaient été seulement dénommés dans le principe Mosaïques du pont
Fig. 3. — Mosaïque des thermeâ de Jurançou.
d'Oli/, parce qu'on avait découvert des mosaïques sur le territoire de Jurançon, près le pont d'Oly. Les restes de ces ruines se composent de quinze salles environ (fig. 2), dont la majeure partie ont conservé leurs mosaï-
1 , ,. — .- de^ thermes de Jaraiivon.
ques ; nos figures 3 et 4 en montrent des spécimens. La légende de notre figure 2 fait connaître au lecteur la destination des principales salles.
Therjies de Nîmes. — Deux inscriptions trouvées dans la source même de la fontaine de Nîmes prouvent que ces thermes ont été commencés 25 ans avant l'ère vulgaire. Quelques années plus tard, c'est-à-dire 19 ans av. J.-C, Agrippa fut envoyé dans les Gaules; pour apaiser des soulèvements qui, du reste, se montraient assez fréquemment, et afin de s'attirer la bienveillance des Gaulois et les romankei; Agrippa continua l'œuvre commencée par Auguste et créa des thermes su-
perbes. Par suite de diverses révolutions, ces thermes restèrent ensevelis dans le sol jusqu'au xviii" siècle. En 1738, on commença les fouilles; quelques années après, on fit des projets de restauration ; malhetireusement on adopta un projet qui démolissait les anciennes ruines pour n'en conserver que les fondations, comme bases des nouvelles constructions qu'on voulait ériger. Ce fut un ingénieur des fortifications qui fut chargé d'exécuter les travaux; oette simple révélation suflBt pour expliquer ce qu'ils devaient être. Voici, du reste, ce que dit un auteur de la localité à ce sujet, Pellet, (Essai sur les thermes de Nemmisus, p. 23 et suiv.) :
Architecte de fortiticatious, M. Maréchal renferma dans de grands fossés les eaux limpides de notre fontaine ; il éleva des ten-asses en forme de bastions, et crut sans doute faire beaucoup pour l'art en établissant les nouvelles constructions sur les bases antiques des monuments découverts. Ainsi, ce fut par arrêt du 26 octobre 1744 que cet architecte patenté, juré et assermenté, obtint l'autorisation de dégrader avec discernement et le clwix de mauvais goût, un des plus beaux mmiuments de l'antiquité, eit substituant à sa simplicité majestueuse les chicorées et les chérubins bouffis du siècle de Louis XV. De là ces constructions étranges qu'on appelle aujourd'hui la Fontaine, où l'artiste chercherait vrainement les bains antiques de Nemausus.
Ce fut réellement une grande perte pour l'art et pour la ville de Nîmes ; du reste, un homme d'un talent et d'un goût incontestables pour tout ce qui se rattache à l'art, Winckelmanu écrivait de Rome à son ami Clérisseau, en 1758, au sujet de ces thermes, ce qui suit :
Combien je regrette, mon ami, que vous ne soyez pas arrivé à Nîmes avant la restauration qu'on a faite des anciens bains ! Vous auriez pu voir ce monument en entier, d'après tout ce qui restait ; maintenant il vous sera presque impossible. 0 barbarie ! on a détruit ces restes précieux, on a renversé, avec de la poudre, ces masses anciennes que le temps avait respectées ; et pourquoi ? pour les revêtir à la française : la fureur de détruire l'emporte encore sur celle de faire de nouvelles constructions. Nation frivole ! change à ton gré tes productions légères, mais laisse au moins respecter les beautés que tu ne veux point imiter !
THOLOS. — TIERS-POINT.
Par le fragment de cette lettre, peut-être un peu emphatique, de l'antiquaire AVinckelmann, on peut voir combien a été regrettable la destruction des thermes de Nîmes.
Thermks de Poitiers. — Ces thermes occupent une surface de près de S hectares. Malheureusement les fouilles entreprises ne permettent pas de dire encore comment était disposé ce vaste édifice. Il a été construit très-certainement à une époque de décadence, si nous en jugeons par les détails de sculpture, ainsi que par les profils des bases des colonnes et des chapiteaux. Les fouilles assez récentes ont mis à jour deux vastes salles et une grande partie des hypocaustes. — Surl'emplacement de ces thermes se trouvent de nombreuses maisons (60 environ), une église et trois ou quatre rues.
Thermes du palais de .Juliek. — Ce qu'on nomme à Paris les thermes de Julien, le palais des Thermes, n'a sans doute jamais fait partie des thermes publics. Nous pensons que ces restes de bains n'étaient qu'une dépendance du palais d'un empereur, probablement de Constance Chlore, qui aurait fait bâtir son palais au commencement'du iv"^ siècle. C'est donc d'après une opinion erronée qu'on a dénommé ces ruines palais des thermes de Julien. Il subsiste de ces ruines deux pièces quadrangulaires qui mesurent, l'une 20 mètres de longueur sur 1 1 mètres de largeur, l'autre 9'", 75 sur G", 75. Elles sont voûtées en maçonnerie ; la voûte en arête est plein cintre ; elle repose sur des massifs de maçonnerie construits par assises de moellons et de briques alternées. La retombée des voûtes porte sur des corbeaux qui représentent des proues de navire. — Voy. Romaine {ArchUecture).
THOLOS ou THOLUS. — Coupole ou dôme servant de couverture à un édifice circulaire. (Vitr., IV, 8, 7; Ovide, Fast., VI, 282 et 296; Martial, I, ."j9.) Sur une médaille de Néron représentant le macellum mar/m/m (la gi'ande boucherie), nous voyons un tholos couvrant le bâtiment central.
THUYA, s. m. — ' Arbre des pays chauds, de la famille des conifères, quiest très-em-
ployé comme bois de placage. Le thuya et surtout les loupes de thuya sont très-mouclietées et couvertes de fines veines extrêmement colorées.
THYMÉLÉ, s. m. — Ce terme, dérivé du j i grec Gui/.£'Xri, désigne un lieu de sacrifice, tel \\ qu'un autel, un temple ; mais il désigne surtout le petit autel de forme carrée qui était dédié à Bacchus, lequel autel était placé en avant du théâtre grec. Le théâtre romain n'avait pas de thymélé. (Voy. Théâtre.)
THYRSE, s. m. — Long bâton, sorte de javelot ou de lance (Macrob., Sat., I, 19 ; Seuec, Her.fur., 904) dont la pointe était cachée ou entourée d'une touffe de lierre ou de feuilles de vigne; mais la pomme de pin formait surtout le principal ornement du thyrse, qui était aussi entouré d'une tige de lierre ou d'un pampre de vigne. Les prêtres de Bacchus portaient le thyrse dans leurs processions et dans les diverses cérémonies du culte en l'honneur de ce dieu. (Horace, Od., II, 19, 8.) Le prêtre qui portait cet instrument sacré se nommait thyrsigcr ou Ihijrsilenenu (porte-thyr- ! se); du reste, le même titre était comnum à Bacchus, à ses compagnons et à ses prêtres. (Senec, Jled., 110.)
Quelques peintures de Pompéi montrent des ihyrses et des thyrsiger.
TIERCEFEUILLE,s.ot..
Trèfle. (Voy. ce mot.)
■ Synonyme de
TIERCERON, s. m. — Nervure d'une voûte d'arête, qui, partant des angles de la voûte, va se réunir à une lierne en passant entre les croisées d'ogive et les arcs-doubleaux, (Voy. Nervure.)
TIERCINE, s./. — Tuile réduite sur sa largeur suivant l'exigence de la place qu'elle doit occuper. On l'utilise pour compléter le rang d'ardoises ou pureau, près d'un solin ou d'une ruellée.
TIERS-POINT, s. m. — Lime fine à section triangulaire, qui sert aux serruriers^