‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 3)Chapitre 159 sur 252 · TONNELLE · texte numérisé non relu

TONNELLE

sine de Montchaniu et celle de Forges-les-Eaux sur la ligne de lluueu à Diejjpe.

TONNELLE, s./.— Cabinet ou berceau de verdure formé à î^aide de cercles eu bois portés sur des poteaux au pied desquels on place des plantes grimpantes, telles que cobéas, chèvrefeuilles, jasmins, ipomés, volubilis, calystégias, haricots d'Amérique, certaines variétés de cucurbitacées, telles que gourdes du pèlerin, etc.

TONTISSE, adj. — Qui vient de la tonte des draps. On emploie la bourre ou duvet provenant de cette tonte à la fabrication des papiers veloutés. — Ce terme, pris substantivement, sert à désigner une tenture de papier velouté qu'on nomme également papier tuniisse. Ce genre de papier de tenture est trèsriche, et c'est celui qui simule le mieux les étoffes de tenture, les lampas, les reps, les goheliiis, les vieilles tapisseries flamandes , etc.

TOPE, s. m. — Monument funéraire de l'Hindoustan qu'on nomme aussi stupa. Ce sont des édifices circulaires surmontés d'un dôme sphérique, au centre desquels se trouve une chambre sépulcrale. Les tombeaux de l'île de Ceylan, nommés dar/oubas, se rapprochent beaucoup des topes. — En général , les topes sont élevés sur des monticules naturels ou artificiels ; on les entoure d'une enceinte carrée dont les quatre faces sont orientées siu' les points cardinaux.

TOPIAIRE, s. m. — Artiste-jardinier de l'antiquité qui s'occupait exclusivement du travail dit Topiarium OPUS. — Yoy. l'article suivant et Jardins (Art des).

TOPIARIUM (Opus). — Le travail désigné sous ce nom comprenait la culture et l'entretien des arbres et des arbrisseaux, la formation des bosquets, des tonnelles et principalement la taille des arbres verts, auxquels , au moyen d'une taille savante et fi'équemment répétée , on faisait prendre mille formes étranges d'animaux et d'oiseaux monstrueux et fantastiques. (Cic, ad. Quint, fr., III, 12,etPrt/-.,V, 2; Pline, H. N., XV, 39; Pline le Jeune, Ep., III, 19, 3.)

TORCHERE.

TOPOGRAPHE, s. m. — Celui qui s'occupe de topographie, qui relève le plan des terrains, (Voy. l'article suivant.)

TOPOGRAPHIE, s.f. — Ce terme, dérivé

du grec tôtto; (lieu) et '(f-n^ûv (décrire), signifie, description exacte et détaillée d'un lieu, relevé d'un plan, d'un ensemble de bâtiments, etc. La topographie est enseignée dans de nombreuses écoles, notamment dans les écoles militaires.

TOPOGRAPHIQUE, adj. — Qui appartient à la topographie ; ainsi on nomme cartes topoyraphique , les cartes dressées par les officiers du génie dénommés iiiyénieurs topographes, ou ingénieurs géographes.

TOPORAMA, s. m. — Représentation optique d'un lieu, panorama d'une localité particulière : par exemple, le diorama des Champs- Elysées montrait le panorama du siège de Paris. (Voy. Panorama.)

TOQUERIE, s.f. — Endroit du foyer d'un fourneau de forge qu'on nomme également chaufferie, et que possèdent certains fours à briques. (Voy. Chaufferie.)

TORCHE, s.f. — Sorte de flambeau porté dans une hampe métallique, qui, dans l'antiquité, était un des attributs de Bellone, de Cérès, de Diane, de l'Hymen et des Furies vengeresses. I/C flambeau proprement dit, la portion flambante, était fait avec de grosses cordes de chanvre enduites de résine, de cire ou de suif. — Aujourd'hui, comme, du reste, dans l'antiquité, les monuments funèbres portaient des torches renversées de haut en bas, ce qui est le symbole du sommeil et de la mort. (Voy. Torciiier.)

TORCHE-FER, s. m. — Morceau de toile ou de linge fin dont les peintres se servent pour essuyer leurs pinceaux et leur palette.

TORCHÈRE, s. /. — Vase de métal ajouré (fer, bronze, argent, etc.) fixé à l'extrémité d'un long manche, d'une hampe, et

TOKCHIER. — TOREUTIQUE.

dans lequel on place des matières combustibles susceptibles d'éclairer. — Ou donne le même nom à une' sorte de candélabre pouvant porter des flambeaux, des girandoles, des bougies, etc. On utilise les torchères pour éclairer les vestibules des maisons privées et des édifices publics, de grandes salles d'attente, des salles de pas perdus dans les palais de justice, etc. — Dans l'antiquité, on donnait ce nom à de petits meubles élevés qui avaient la forme de nos guéridons modernes et qui servaient à porter des flambeaux ou des torches. Ces torchères avaient trois pieds, ou du moins un pied triangulaire; la tige soutenait un petit plateau circulaire avec un faible rebord ; c'est sur celuici qu'on disposait le luminaire.

TORCIIIER ou TORSIER, s.m. — Chandelier antique dans lequel ou briilait des torches et qui i-emplissait l'office de nos chandeliers. Le moyen âge a fait également usage des torchiers.

TORCHIS, s. m. — Mortier fait à l'aide de la teiTe franche corroyée avec de la paille ou du foin haché. Le torchis est surtout employé pour les constructions rurales, soit pour hourder des murs, soit pour des enduits, soit comme garnissage de cloisons. On fait également une sorte de torchis avec de l'argile, de la chaux et de la bourre, mais on nomme plutôt cette dernière composition, hauye; du reste, les deux tenues sont souvent pris comme synonymes. (Voy. Bauge.) — Le torchis est un mauvais élément pour les constructions, car il subit les impressions de l'atmosphère, il se dessèche, s'écaille, tombe en poussière; aussi conseillons-nous d'employer pour les constructions rurales ou économiques le insè, dont nous avons depuis longtemps reconnu le bon usage. (Yoy. Pisé.)

TORCHOX, s. m. — Poignée de paille tortillée, ou natte de paille très-épaisse dont on se sert dans les chantiers de construction pour garantir les arêtes des pierres quand on les déplace ou qu'on les transjiorte. Les couvreurs

nomment le torchon , Coussin. (Voy. ce mot.)

TORCIN, .s. m. — Banc qui divise les schistes ardoisiers.

TORCIXER, V. a.

dis qu'il est chaud.

Tordre le verre tan-

TORCULAR. — Terme d'antiquités, (pu signifie Pressoir. (Voy. ce mot.)

le

TORE, s. m. — Ce terme, dérivé du latin lonis (corde), désigne la grosse moulure ronde qui fait partie des divers membres d'architecture. La base des colonnes porte presque toujours des tores; l'architecture romane l'a utilisée pour décorer des archivoltes, le style ogival pour des nervures, etc.

TOREUTICIEN, s. m. — Sculpteur qui l^ratique la toreulique. (Voy. l'article suivant.)

TOREUTIQUE, s.f. — La signification de ce terme n'a jamais été bien précise. Littré, citant Quatremère de Quincy {Inst., Mém, hist. et litt. anc, t. IV, p. 377), définit ainsi ce terme : « Nom donné chez les Grecs à la sculpture chryséléphantiue , troisième branche de l'art. — L'art de la toreutique, ou sculpture sur métaux. ■» Ces définitions, d'après nous, ne sont pas exactes. En effet, la toreutique est l'art de sculpter, de graver sur les métaux, l'ivoire et même l'argile, avec un outil pointu (cœlum, tordus) dont on se sert pour travailler les objets sur le tour. On gravait des filets, des rubans ou d'autres ornements en creusant la matière ; or le terme grec Topsijw (je creuse) est souvent employé comme synonyme de Topvcûw ( je tourne, je travaille au tour). Telle serait la véritable signification de toreutique. — • Souvent les objets ainsi tournés recevaient par incrustation, dans les filets et les rubans creusés par le cœtum, des ornements (Martial, X, 87) moulés, coulés, sculptés, ciselés à part, des émaux peut-être ; ce qui fait que la toreutique embrassait une foule d'ouvrages et jusqu'à des poteries d'argile, car le travail exécuté sur celle-

TORON.

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