‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 3)Chapitre 166 sur 252 · TRANCHÉE. — TRANSSEPT · texte numérisé non relu

TRANCHÉE. — TRANSSEPT

Pour se servir de ce ciseau d'acier, ils posent le tranchant sur l'objet à trancher, et ils frappent dessus un coup sec avec le marteau à dcraiit. Les marbriers nomment tranches les dalles de pierre ou de marbre de faible épaisseur débitées dans un bloc au moyen de la scie sans dents.

TRANCHÉE, s. f. — Déblai plus ou moins important pratiqué au travers d'un terrain, pour donner passage à une voie ferrée, à une chaussée, à un canal, à un aqueduc, etc. On nomme encore tranchées les déblais faits dans le sol pour établir les fondations d'une construction, pour faire passer une conduite d'eau, de gaz, ou bien pour planter une ligne d'arbres. Dans les avenues, les jardins pubhcs et les parcs, on pratique souvent des tranchées plus larges que de raison, afin d'enlever la mauvaise terre et en rapporter de la bonne, afin d'assurer la reprise des arbres que l'on mettra en place.

Dans un mur, on nomme en général tranchées des entailles pratiquées pour y foire un scellement en longueur ou pour y encastrer un objet : un tirant d'ancre, par exemple ; quand c'est pour y sceller un poteau, on se contente de hacher le mur de l'épaisseur du poteau et à une faible profondeur.

TRANCHE-MAÇONNE, ÉE, adj. — Tenne de blason, qui se dit d'un écu dont une division est en maçonnerie.

TRANCHET, s. m. — Outil tranchant dont se servent les plombiers pour couper leur plomb.

Les serruriers nomment frnnchef un petit outil sur lequel ils coupent le fer; il s'emtnanche dans le trou de l'enclume.

TRANCHIS, s. ;k.— Rang de tuiles ou d'ardoises tranchées dans leur longueur et obliquement sur un ou deux de leurs côtés. On place des tranchis le long d'un arêtier, d'une noue, dans le bas des joues de lucarne ou des souches de cheminée.

TRANSEPT. - Yoy. Tuaxssept.

TRANSITION (Stylf, de). — Voy.

Ogivale {Architecture).

TRANSMISSION DE FORCE, ou DE MOUVEMENT. — A l'aide de courroies dites sans fin, qui passent sur des roues et poulies à jantes plates légèrement convexes, on

Transmission de force ou de mouvement.

peut transmettre une force, un mouvement dans des locaux souvent fort éloignés de l'agent producteur, et grâce à un seul moteur à gaz ou à vapeur.

TRANSPORT , s. m. — Action de transporter. Dans les chantiers, on transporte toutes sortes de matériaux ; on emploie à cet effet divers genres de véhicules , des camions , des diables, des binards, des tombereaux, des brouettes, des bards, des fardiers, des charrettes, des triquebales, des wagons, etc.; on utilise aussi des hottes, des bourriquets et divers genres de corbeilles en osier.

Le transport des terres se fait à la pelle, à la brouette, au tombereau, au bourriquet et au wagon. (Voy. Relais, Pelleteur, Brouet- TEUR, etc.)

Le transport des pierres se fait à la brouette, au camion, au diable, au binard, à la charrette.

Le transport des briques, du sable, de la chaux, du plâtre, du ciment, se fait au tombereau pour les grandes quantités ; à la brouette pour des quantités peu considérables.

Le transport des bois dé charpente s'eft'ectue au moyen de charrettes et de fardiers ; les longues pièces, telles que poutres et sapines, avec des triquebales.

TRANSSEPT, s. m. — C'est dausune église

TRAPAN.

TRAPTLLON.

la nef secondaire qui coupe, qui traverse la principale et la sépare du chœur et des bascôtés. Le transsept forme les deux bras d'une croix dont le chœur et la nef sont le montant. On le nomme aussi, mais improprement, croisée, et ses deux extrémités ont reçu le nom de croisillons, d'ailes de la croix, de bras et branches (le croix. Uu reste, toutes ces diverses dénominations sont souvent employées à tort comme sj-nonymes, ce qui établit dans le langage et dans les écrits une confusion trèsregrettable. Il serait donc à désirer que les architectes et les archéologues adoptassent la classification suivante : on nommerait iranssept l'ensemble de la nef transversale ; croisillons, chacune des extrémités de cette nef; croisée, inlerlranssept, inlcrcroisillons, le centre du transsept, qui est parfaitement circonscrit par les croisillons d'une part, le chœur et la nef principale de l'autre. Comme on le voit, ces termes sont très-explicites. Disons aussi que souvent on écrit transept avec une seule s, ce qui est contraire à l'étymologie du mot, dérivé de trans (au delà) et septum (enceinte fermée par des baiTières),par allusion aux grilles du chœur. Il est donc mieux d'écrire ce mot comme nous le donnons en tête du présent article. — Les transsepts sont ordinairement fermés par un mur droit qui se termine en pignon décoré d'une grande rose ; mais on en voit parfois terminés en hémicycle ou en abside. Certaines églises ont un transsept double ; quelques auteurs ont même avancé, Berty entre autres, qu'il en existait quelquefois jusqu'<à trois. Nous ne connaissons pas d'église ayant un triple transsept. — Quelques chapelles de la Vierge, notamment celle de l'église de la Charité-sur-Loire, ont un transsept. Le transsept existait, mais sans faire de saillie extérieurement, dans beaucoup d'anciennes basiliques; il ne devint saillant qu'au IV' et même qu'au v'" siècle. Dans les basiliques chrétiennes de l'époque latine , le transsept passait entre les nefs et le tribunal ; le mur qui séparait la croisée de la nef était ]iercé d'un arc Iriomphal.

TRAPAN, s. m. — Haut d'un escalier où finit la rampe. (Pernot. )

TRAPEZE, s. m. — Quadrilatère dont doux côtés sont inégaux et parallèles. Le trapèze est rectangle, lorsqu'il a deux angles droits ; il est dit isocèle, quand les côtés opposés non parallèles sont égaux.

TRAPÉZOIDE, adj. — Quadrilatère plan dont tous les côtés sont obliques entre eux.

TRAPP, s. m. — Sous ce terme générique, on comprend : l'auiygdaloïde, le basalte, le porphyre. On nomme Irapp-tufxm tuf volcanique. — Le trapp, qui est une espèce de diorite, est employé aux constructions dans certaines contrées. On le nomme ainsi parce qu'en Suède il forme des masses de roche disposées en gradins (Iraji/i); en Allemagne on le nomme (jrunstein, et en France diorite.

TRAPPE, s.f. — Châssis plein ou volet qui se pose horizontalement à fleur d'un plafond pour donner accès à un grenier, ou dans un plancher pour permettre d'arriver à une cave. Les trappes sont fixées sur un de leurs côtés et s'abaissent soit dans un bâti en bois, soit dans des cadres en pierre. — On nomme également trappe, on plutôt fenêtre à trappe, à gnilloiine, une fenêtre qui glisse dans une coulisse. — Les fumistes nomment trappes en tùle les petites portes faites eu tôle de fer qu'ils placent dans des coffres de cheminée pour le service du ramonage. Ils font également des trappes pour boucher plus ou moins l'ouverture des cheminées et augmenter ou diminuer le tirage à volonté. Ce genre de trappe, qui devi'ait exister dans toutes les cheminées, permet de la fermer hermétiquement quand on ne fait ]ias de feu ; on les ouvre et on les ferme à l'aide d'une tringle à crochet qu'un arrête sur une bande de fer percée de sept ou huit trous, qui servent ainsi à régler l'ouverture.

TlîAPILLOX, s. m. — Longues feules, espèce de petites trappes , qui sont pratiquées sur le plancher d'un théâtre pour le jeu des décorationsi — Ou désigne aussi sous ce terme les ferrures qui tiennent une trappe fermée.

TRAPPON.

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