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POLUBRUM. — Ce terme sert à désigner uu vase pour laver les mains (yEpvi]/, /EpoviTt-cpov); on le nomme également aquirnimile, triiUmn maUtwium. — Ou écrit aussi, poUubrum.
Préféricule. — Le préféricule {prœferi-
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Fig. 72. — Pithos h large orilÎL. .
culum) est un vase sacré, ordinairement en métal, qui servait à contenir des objets du culte portés en grande pompe dans certaines fêtes religieuses. Il ressemblait beaucoup à la Pelvis. (Voy. ci-dessus.)
Proaron. — Yase qui a la forme d'une sj^hère aplatie et qui est muni de deux anses ou poignées.
Fig. 73. — Rhvton à tête de porc.
pROCHOUS. — Vase d'origine grecque, comme son nom l'indique (Trpô/ou;, irpo/ÛTy,!;). Il a la forme d'une petite cruche servant à entonner, avec un col étroit, une embouchure pointue et une anse assez large.
Ehyton, rhytium, ritiiox. — Vase à boire en terre cuite, qui afl'ecte la forme d'une corne ou cornet et qui porte souvent une anse. L'origine du rhyton a été sans aucun doute la corne qui servait à boire ù
la régalade. On remplissait la corne par la partie évasée, et on débouchait la pointe pour boire. Plus tard, quand on fit des rhytons en terre, ils ne comportèrent qu'une
Fig. 74. — Rbyton à tOte humaine.
ouverture supérieure évasée, une anse, et l'extrémité se termina en tête de bœuf, de cheval, de chien, de porc (fig. 73), de lion, de bélier, de panthère, d'aigle, etc., car ce genre de vases nous offre une suite remarquable de modèles plus variés et plus artistiques les uns que les autres. La faune ne contribue pas seule à leur décoration ; beaucoup de rhytons, en effet, sont terminés en pomme de pin, par une grappe de raisin ou d'autres fruits; d'aut res représentent une tète humaine (fig. 74). Des peintures de Pompéi nous montrent des rhytons en forme de corne : c'est la véritable corne à hoire (puTÔ;, fuioû, coulant, qui coule). Les fouilles d'Herculanura et de Pompéi ont fourni des quantités de rhytons dans presque tous les types.
ScAPHiUM. — Vase d'origine grecque (axa^îov). Il était de petite dimension et appartenait au gen r e ^;a/ero. Il était également employé pour le culte (Cic, Verr., IV, 17) et pour la toilette des femmes (Ulp., Diff., 34, 2, 28 ; Juv., VI, 2C3). Ce vase était souvent en métal, en bronze, et surtout en argent; il était très-richement travaillé.
ScYPHUS. — Coupe employée dans les festins pour boire du vin. (Hor., Oïl., 1, 27, 1.) Elle était en bois, en terre cuite, en argent ; elle avait la forme de nos grandes tasses modernes coniques et profondes.
VASE
SiMPUi.E. — Vase servant à faire des libations en l'honneur des dieux. (Apulée, Ajwl.) CV'tait une sorte de cuillère avec un lonjî manche. Une variété de ces vases se noninuiit gimpuriion. ( .Juvénal, VI, 343; Pline, y/. A", XXXV, 40.)
SiNUM OU sixus. — Vase de petite dimension, assez large et assez profond, qui servait à contenir du vin ou du lait.
■ Stamnos.
SiTELi.A. — Diminutif de Situla. ( Voy. le mot suivant.)
SiTULA. — Vase servant à tirer au sort. Jlais ce terme s'apjjlique surtout au seau à tirer de l'eau d'un puits. (Isidor., Orii/., XX, 15; Plaut., ,-lm;;/;., II, 2,47.) Il était ordinairement en bronze, et le fond, au lieu d'être plat, était terminé en pointe.
SiTULUS. — Synonyme de Situla. (Vitruv., X, 4; Cato, B. B., 10.)
Fig. 76. — Stamnos.
Stamxos. — Vase en forme d'hydrie ou d'amphore panathénéenne, mais avec un col plus large. Le stamnos ne porte pas d'anses comme les deux vases ijrécédents, mais simplement des oreilles de chaque côté de sa panse ; elles sont situées à peu près au tiers supérieur du vase. Nus figures 7.') et 7G montrent deux stamnos des plus élégants.
Tuii'OiTS. — Vase ayant trois pieds, vase dont le corps porte sur trois pieds. Il existe un grand nombre de ces vases ; nolri' fignre 77 montre uti tripous étrusque.
Vases -peints. — Les vases jjcints sont
Fit,'.
en terre cuite ; la couleur de celle-ci est tantôt jaune plus ou moins foncée, tantôt rouge, gi'ise, blanchâtre, quelquefois noire. Mais quelle que soit la couleur de la terre, sa
teinte sert généralement comme fond, ou bien elle est utilisée comme ton pour dessiner des personnages ou autres représentations, lesquels personnages sont alors détachés de la tonalité générale p.ar des filets de couleur, bruns, noirs, rouges, jaunes ou blancs ; du reste, ce sont là les couleurs les ]ilus usuellement employées dans la décoration
VASE
des vases. L'origine des vases peints remonte à une haute antiquité, il serait même bien difiBcile de préciser une époque à ce sujet ; mais ce qu'il est permis d'affirmer, c'est que les inscriptions n'ont fait leur apparition sur les vases que sept siècles avant l'ère vulgaire. Les sujets représentés sur les vases sont tantôt des scènes mythologiques, tantôt des zones d'animaux (fig. 78). Ces dernières scènes ont tout à fait le caractère oriental. On prétend que le Corinthien Thériclès aurait été le premier potier qui aurait appliqué à la décoration des vases des zones d'animaux (ûr.pôç). (Cf. AVelcker, Kleine Schriften, t. III, p. 499 et suiv.) Du reste, la fabrique de poterie de Corinthe était très-célèbre, même dans l'antiquité, et Strabon {Gmjr., VIII) nous informe qu'à Rome les poteries que les anciens soldats de César avaient trouvées dans la nécropole de Corinthe étaient payées un très-grand prix. — Nous ne parlerons pas plus longuement sur les vases peints, nos lecteurs ont pu en admirer d'énormes quantités dans les divers musées de l'Europe ; nous dirons seulement que le? vases les plus anciens enrichis d'inscriptions sont d'une terre blan-
chàti'e, d'un ton jaune pâle, et que les peintures qui les décorent sont noires ou couleur marron très-foncée, et d'une teinte terne et inégale.
On a longuement discuté sur le mode employé dans l'antiquité pour peindre les vases. Voici la version la plus accréditée à ce sujet. On donnait une première couche d'une couleur brune sur des vases déjà légèrement cuits au feu ; quelquefois, sur la pièce crue , le peintre traçait à la pointe, puis au pinceau, les sujets et les ornements destinés à sa décoration. Le vase, ainsi couché, était de nouveau placé dans un four légèrement chauffé. La couleur brune noirâtre était obtenue au moyen d'un oxyde de fer, les autres tons avec des compositions qui ne sont pas entièrement connues; mais il parait que les couleurs qui servaient à tracer les ornements, les vêtements, etc., n'étaient posées qu'après l'achèvement complet de la cuisson.
Nous terminerons cet article en donnant une nomenclature des artistes potiers dont les noms figurent le plus fréquemment sur les vases ; nous ferons suivre les noms des qualités, quand nous les connaîtrons.
^nades , peiutre.
Alkeion, potier.
Alsimo3, peintre.
Amasis, peintre et potier.
Anaclès, potier.
Andocidès, potier.
Ai-achion , fils d'Hermoclés, potier.
Archeclès, potier.
Arclionidas, potier.
Aristophanon , peintre.
Caohrylius , potier.
Calchos, potier.
Céphalos, potier.
Ctiserestrates , potier.
Cliarés, artiste corintliien, potier.
Chariteus , potier.
Chiilis, potier.
Cléophrades, potier.
Clitias , peintre de l'ampliore connue sous le nom de vast François (v° siècle avant l'ère vulgaire).
Deniiudcs, potier.
Doris, peintre.
Epictète, potier.
Epitimus, potier.
Ergatimès, potier.
Erginus, potier.
Eucérus, fils d'Ergatimès, peintre.
Euchir, peintre ou potier (1).
Eumélus , potier contemporain d'Ar-
chias , fondateur de Corinthe.
Euonymos, peiutre.
Euphronius, potier et peintre.
Euthymidès , peintre.
Euxithcus , potier et peintre.
Exekias, potier et peintre.
Glaucytès, peintre.
Hégias, peintre.
Hcrmacus, potier.
Hermogènes, potier, lîiéron, potier.
Hilinas, potier.
Hipsis, peintre.
Hischilas, potier.
Lasimos, peintre.
(1) Nous pensons que ce mot n'est pas un nom propre, qu'il vient de eOxeip, qui eignitie habile de sa main, comme eOYp3|j;p.O{ voulait dire habile écrivain.
Linus, potier, ou, d'après quelques auteurs, le fils d'Apollon et de Calliopc. Midias, potier.
Jlikades, potier.
Naucydès, potier.
Néarque, potier.
Xicosthènes, potier.
Ouèsimus, peintre et potier.
Pamaphios, potier.
Panthaios, peintre.
Pantbccus, potier.
Phedippès, peintre.
Philtias, peintre.
Phithinos, peintre.
Phrinus, potier.
Pistoxènes, potier.
Praxias, peintre. Psiax, peintre.
Python, potier.
Silanion, peintre et potier.
Simon do Velia, fils du potier .Xenus.
Socles, peintre.
Sosias, peintre.
Tacleidès, potier.
Taconidès, peintre.
Thèoxotos, potier.