TA SE
Il affecte une forme ovoïde toute particulière qui ne se rapproche d'aucune autre ; le bas du vase rappelle rampliore élégante, et le haut, l'hydrie avec une sorte de larmier sur lequel s'insère la partie supérieure des anses. Notre figure 37 montre un type d'une élé-
Fig. 38. — Culèbé ou kélcbé.
gance parfaite ; les deux anses, qui se dédoublent en s' appuyant sur la panse, sont d'un effet très-heureux. Notre figure 37 lis montre un Jcékhc très-orné ; tandis que notre figure 38 est un kélebé de forme archaïque, qui, bien qu'empreint d'une certaine lourdeur, ne manque pas d'élégance.
Chous. — Amphore de capacité exacte, mesure de capacité qu'on nomme également
coiiffp; elle contenait douze cotyles. Ne pas confondre ce terme avec celui de Peociious. (Voy. plus loin.)
CiiYTRA. — Poterie commune des Grecs,
qui la nonimaient(/ÛTpoi), et qui servait à faire
bouillir la viande ou apprêter d'autres mets.
Ces vases (fig. 30) étaient en argile rouge.
Aristoph., /"«r., 923; Atliéu., IX, 73; Cato,
R. R., l.')7, 119.) (Cf. Panoflva, i?ef//. sur les vérit., etc., I, p. 2îi.)
Chytropus. — Chytra avec trois ou quatre pieds (/uTpdTrou;) (Hésiode, 746.)
CiBORiusi. — Vase à boire d'origine grecque (xiêiipiov), ainsi nommé à cause de sa forme qui ressemblait à la gousse de la fève égyptienne. (Horace, Od., II, 7, 22; Athén., XI, 54.)
CoETiNA. — Vase circulaire profond, ayant la forme d'une marmite, et qui servait à de nombreux usages. Pline nous dit qu'on y faisait fondre de la poix (//. X., XVI, 22), qu'on y fabriquait de la couleur (XXXV, 42), et qu'on le plaçait sur le feu sur un trépied ou sur de grosses pierres {Ihid., XXXVI, G."»). Le musée de Naples en possède plusieurs provenant de Pompéi; l'un d'eux porte à son fond trois pattes de lion qui lui servent de pied.
COTILE ou COTILOS, COTYLE OU COÏYLOS.
— Voy. KoïYLE (dans l'article Vase.)
Cratère. — Grand et beau vase, largement ouvert, dans lequel on mélangeait l'eau et le vin qu'on servait dans les repas et dans les sacrifices. C'est dans ce vase que des esclaves plongeaient une sorte de cuillère
Fig. 40. — Crater.
{njalhns) pour remplir les coupes {pocula , calices, etc.), les cornes, les rhytons et autres vases à boire, pour les passer ensuite à chaque convive ; en effet, comme le disent un grand nombre d'auteurs, les anciens ne buvaient que très-rarement du vin pur. (Ovid., />«/., V, 522 ;Mri:., yEneid.,J, 7-2S.) Dès la plus haute antiquité, on estimait beaucoup
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les cratères en terre de Colias, qui était fort bonne non-seulement pour la poterie, mais encore pour les briques. (Suidas, s. v. Kw),!aoo,itîpaar,ic.) On fabriquait des cratères en argile à Argos (Hérodote, IV, 152), à Lesbos (Id., IV, 61 ), en Laconie et à Corintlie
(Athénée, V, 109). — En général, les cratères portaient sur un seul pied, comme celui que montre notre figure 40, et de sa base se dressait comme deux cornes; mais il existait également des cratères avec deux anses aux côtés, )>!xÇai à|jiï.î(;Toaoi (Soph., Œcl. CoL,
Fig. -11. — Vase do plomb eu forme de cratère, à Versailles.
473), et qui reposaient sur trois pieds (Athénée, II, 37). L'argile n'était pas la seule matière employée ponr cette fabrication, on employait également le bronze, l'argent et l'or. Le cratère dit thericleios avait une forme plus lourde que le type ordinaire de ces vases. On les plaçait sur le sol au devant des tables; beaucoup de vases représentant des scènes de festin nous montrent toujours le
cratère sur le sol et des esclaves y puisant le breuvage. On voit aussi des Faunes remplissant le cratère lui-même au moyen du contenu d'une outre (uter). — Un vase célèbre en forme de cratère est celui dit de Médias que montre notre planche XCVIII et que nous avons donné plus haut (voir en regard de la page 394). — Notre figure 41 montre également un autre vase eu forme de cratère ;
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il est en plomb, et décore le bassin de Neptune dans les jardins du château de Versailles.
CuPA. — Ce terme, qui ne devrait pas figurer dans cette nomenclature, puisqu'il signifie Imrriqiie ou ppc faite de douves en bois, cerclées de fer, y a été placé pour mettre le lecteur en garde contre une erreur
Fig. 42. — (.'.valthes.
assez répandue qui consiste à considérer comme synonymes les termes de c'U'jm et de dolium, et c'est ainsi que des personnes même instruites ont cru que Diogène habitait un tonneau de bois, cupa, tandis qu'en réalité ce philosophe logeait dans un dolium, c'està-dire dans une grande urne , un grand pilos en argile. (Voy.plus loin, Dolium.)
Cyalthes ou CYATHUS. — Coupe munie d'une anse, qui servait comme de cuillère pour pnisci- dans le cratère la boisson destinée à remplir les verres (pocula, calicps) de chaque convive. Ce vase est d'origine grecque, comme son étymolngic l'indique (xûaOoc); les Kcimains l'adoptèrent plus tard. Dans une antiquité assez reculée, les Romains n'employaient que le simpulum comme vase de table et comme vase de sacrifices ; mais qnand
le luxe devint excessif, le simpulum servit seul à faire des libations en l'honneur des dieux et le cyalthes ne servit que dans les banquets et dans les festins. (Varro, V, 125.) Nos figures 42 et 43 montrent deux cyalthes, l'un de face et l'autre de profil ; notre figure -14, un cyalthes infundibuliforme, c'est-àdire en forme d'entonnoir; on le posait sur une pièce circulaire en terre cuite représentée par notre figure 4.5. On a trouvé des cval-
Fig. 44. — CyaltUoà infuiidibuliforme.
thes et des pièces de support dans les tombeaux de Nola, de Vulci, de Tarquinia, de Chiusi ; le support que montre notre figure 4.') a le style archaïque de l'école de Corinthe. — On donne le même nom de ajalhus à une mesure pour les liquides et les matières sèches ; elle contient le douzième d'un sextarius. (Rhemn, Fann., de Pond, et mens., 80.)
Cylix. — Voy. ci-dessus Calix.
Cymbium. — Vase inventé par les Grecs, qui le nommaient xuy.Sîov. C'était un verre
Fig. 45. — Pièce d'appui pour cyalthes.
à boire sans anses. On le nommait ainsi parce que sa forme ressemblait à celle d'une barque appelée cijmha. { Fcstus, s. r.; llacrob. Satnrn., V, 21 ; cf. Apulée, Met., XI.) Il existait des cymhia en argile (Martial, Ep., VIII, fi); mais on en faisait aussi en bronze et avec d'autres métaux précieux.
Deinos. — Vase à grand orifice et à panse demi-sphériqne, ressemblant beaucou]) au Cacabus. (Voy. ci-dessus.)
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Depas. — Vase dont la forme se rapproche beaucoup du carchesium , mais qui, au lieu d'un pied, n'est supporté que par une moulure basse et plate, comme le réglet dorique. (Vov. notre fig. 47.)
DiATRKTA. — Coupe à boire en cristal, taillée de telle sorte que les dessins ou les ornements qui la décorent sont complètement détachés du fond et forment une sorte
Fi^. 4C. — Cymbium.
de réseau qui ne tient au vase lui-même que par des points conservés lors de la taille comme soutien de l'enveloppe écoratire. — Ce vase est d'origine grecque, comme l'indique son nom (îiarprixa). Dans un vase de ce genre trouvé à Novare, les lettres de l'inscription qu'il por^e, bibe, vivas Multos ANXOS, ne tiennent également au vase que par des points d'attache en réserve. (Martial, Epigmm., XII, 70 ; Ulp., T)ig., 9, 2, 27.)
Fig. 47. - Dti):i3.
DiOTA. — Ce terme, dérivé du grec oîwr-/;, signifie, à deux oreilles; on l'apijlique en général à tous les vases munis de deux anses, tels que les lagenœ, les amphores, les canthares, etc. — Dans un sens restreint, on donne plus particulièrement ce nom à un vase de forme ovoïde portant un col assez court et deux anses, lequel vase servait à conserver le vin qu'on voulait laisser vieillir. (Horace, Od., I, 9, 8.)
DoLiOLUîi. — Diminutif de DoLirir. (Yoy. le terme suivant. )
DOLitJM. — Grand vaisseau de poterie à large ouverture, de forme ronde comme une sphère ; il servait à contenir le vin en sortant du pressoir, le vin nouveau qu'on ne mettait dans les amphores que plus tard. (Senec, Eji., 36 ; Procul, Dig., .33, 6, 15.) Les proportions du dolium étaient considérables, puisque Diogène avait établi sa demeure dans un vieux dolnim raccommodé. (Juv., t'^'af., XIV, 308.) Du reste, le choix de ce grand vaisseau pour logis n'était pas une bizarrerie, un caprice du philosophe; tous les i>auvres d'Athènes utilisaient pour le même usage les dolia hors d'usage. Nous n'avons jamais vu de grands dolia bien conservés ou même raccommodés, nous n'avons vu que des doliola ; seulement, dans diverses localités, à Nîmes, à Lyon, à Eome, nous avons trouvé des débris de poteries qui ne mesuraient pas moins de 0"',06 à'0",065 d'épaisseur, qui ne pouvaient avoir appartenu qu'à des dolia. Nous avons même remarqué dans ces débris de vases de petits fi-agments de marbre de 0'",003 à CjOOô de grosseur, qui étaient, dit-on, mélangés à l'argile afin de l'empêcher de s'affaisser pendant la dessiccation. Diverses inscriptions trouvées sur des dolia fixent leur contenance
Fig. 48. — Epichyâia.
à 1.") ou 18 amphores. — On nommait dolium demersum, depresmm, defossum, le dolium enfoncé en partie dans le sol des caves. On les mettait dans cette position soit afin de pouvoir y puiser plus facilement, soit pour assurer d'une manière plus efficace la conservation des vins légers ; car les gros vins se conservaient parfaitement dans les didia ]ilacés seulement sur le sol, comme nous l'apprennent Pline {H. N., XIV, 27) et Columelle (XII, 18, 5),
Epichysis. — Vase grec (iTrî/usiç) avec un
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long col et une anse qui servait à verser le vin dans la coupe : tel est le type représenté par notre figure 48 , tirée d'une peinture de Stabies; il est recouvert d'un vase de veiTe. Il existait un autre type beaucoup plus élancé avec un col beaucoup plus court et un Lee très-effilé.
Futile. — Yase en forme de cône renversé, la partie large formant l'orifice du vase. Le ftil/le (fig. 49), qui à l'origine servait au culte de Vesta, avait cette forme pour empêcher les prêtres de la déesse de le déposer à terre quand il contenait l'eau destinée aux cérémonies du culte, les rites religieux s'y opposant. (Serv., ad Vin/. yEneiiL, XI, Sail; Donat., ad Tcrent. Andr., III, 5, 3.)
GuTTURNiuM. — Ce terme, dérivé de guttiis et d'uniium, signifie cruche à eau, aiguière. Ce vase servait presque uniquement à verser de l'eau lustrale sur les mains des convives qui allaient prendre leur repas ou qui sortaient de table. (Festus, s.v.) La forme du gvUurnium était très-élégante, il avait une anse droite se soudant admirablement à la panse et au col du vase ; du côté opposé à l'anse se trouvait une lèvre, dont le contour se relevait à droite et à gauche, ce qui donnait au gullurnium un orifice accidenté. Les musées, surtout celui de Naples, possèdent des échantillons remarquables de ces vases.
GuTTUS. — Cruche à long col étroit, à petit orifice, munie d'une anse dépassant cet orifice, de forme ovoïde et portée sur un pied peu élevé. Le liquide ne s'écoulait de
ce vase que goutte à goutte, ce qui lui a valu son nom de yufhis. (Varro, V, 124.) Il servait pour verser le vin dans la patère avec laquelle on faisait des libations en l'honneur des dieux. (Pline, If. I\^., XVI, 38, 73.) Dès une antiquité assez reculée, chez les Romains peu fortunés, ce vase était placé sur les stalles comme pot à vin; il
Fig. 50. — Ualmos.
remplaçait notre bouteille moderne. Plus tard, il fut remplacé par le vase grec nommé Epichysis. (Voy. ce mot ci-dessus.) (Hor., Saf., I. G, 118.); — Dans les établissements de bains, un modèle plus petit (ijuttuJus) servait à distiller goutte à goutte l'huile sur le strigiJe, afin d'en adoucir le frottement, quand les esclaves, ou les baigneurs cux-
Fig. 51. — Halinos.
mêmes, grattaient la peau de celui qui sortait du bain. L'huile rendait la surface de la peau plus glissante et erapêcluiit le strigile de la blesser. On employait également le gutlus comme vase de sacrifices, pour réjiandre des essences ou des parfiims sur les victimes.
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Halmos. — Vase de forme ronde porté sur un pied élevé, mais entièrement séparé du vase lui-même : tel est le type que montre notre figure 50. Il servait de coupe à boire. Bien des archéologues désignent aussi sous ce
même terme des vases dont la coupe, le calice, est également montée sur des pieds élevés mais qui ne font qu'un avec la coupe (fig. 51 et 52) ; l'un de ces vases porte même une anse.
HoLKEiox. — Une des formes du cratère.
Hydrie. — Dans un sens général, ce terme sert à désigner toute espèce de vase servant à contenir de l'eau, d'où son nom CiSpîo (de uàiop, eau). Dans une acception plus restreinte, ce mot est synonyme de seau
Fi;;. i3. — llydrie.
à eau, mais il ne sert qu'à désigner les vases de ce genre d'un beau travail ; ce n'étaient plus alors de simples liydries en terre cuite, comme celle que montre notre figure 53, qui est en terre noire, mais c'étaient des vases de bronze et d'argent richement déco-
rés, commecelui de notre figure 54. Du reste, l.i forme de ces vases est assez variable, mais le type est celui que représentent nos figures ;
Fig. 54. — Hydrie-décorce de figures.
ils possèdent une anse et deux poignées latérales plus ou moins fortes.
Kalathos. — Littéralement, fait en osier. Coupe à boire, ainsi nommée parce qu'elle
Pig. 55. — Calatbos ou kalathos.
ressemblait à la corbeille à ouvrage en osier des femmes grecques (xotXaOoç). Elle portait ordinairement un anneau qui permettait
Fig. 56. — Kotyle ii pui^iiées (terre ronge).
d'y passer le doigt : tel est le kalal/ios que montre notre figure 55 ; il ressemble beaucoup à celui qu'on voit entre les mains d'un échansondans une des miniatures du Virgile du Vatican.Tels étaient les petits Icalathi, mais il en existait de grands, qui à l'époque des ven-
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danges servaient au transport du raisin de la vigne au pressoir.
KoTYLE ou KOTYLOS. — Vase qui a la forme du mortier à pilon et qui servait à la consécration du vin (fig. 56). Une fois celui-ci consacré, chacun des assistants buvait à même au kotyle, que certains auteurs nomment à tort Icuttahé; mais ce terme s'écrit aussi cotijh et cotilc, cotijlos et co/ZZo*'. Certains kotylès sont à poignées, d'autres à anses (fig. 57). Un spécimen plus petit
Fig, 57. — Kdtylc ;'i iiiiseà (terre noire),
du même vase, qu'on nommait alors xoiuXia/oç, était, suivant Athénée, employé dans les mystères.
Krossos. — Vase né chez les Grecs, qui le nommaient xpouao'ç. Il était large et ventru, un peu rétréci à son orifice, qui portait souvent un couvercle ; il avait un pied, deux anses (owitoç) (tel est celui que montre notre figure 58), et quelquefois (juatre. Ce vase servait à con-
Fig. 68, — Krossos,
tenir de l'eau et quelquefois les cendi-es funéraires, comme, du reste, l'hydrie et Vurna feralis.
Kymbium. — Voy. Cymuium.
Lagena ou lagynos. — Ce terme, dérivé de Xà-frivoç, sert à désigner d'une manière générale tous les vaisseaux de terre pouvant contenir du vin. Dans sa signification restreinte, il désigne une poterie large qui ressemble beaucoup à l'amphore ou à l'amphoridion, ou au chous, mais qui est moins élégante que ce dernier. (Voy. notre fig. 59.)
Lebès, — Marmite ou chaudron d'airain (pelvis, ahenum). C'était un vaisseau profond à flancs rebondis, curvi kbetcs. (Ovide, Met., XII, 243.) On enfabriquait également avec des métaux précieux. Le principal emjiloi de ce vase était de recevoir l'eau lustrale qu'un esclave versait, avant ou après le repas, sur ks pieds ou les mains des convives ou de sou
Fig. 59, — Lagena,
maître. Le vase qui servait à verser l'eau lustrale était le Guttuenium. (Voy. ce mot cidessus.) Le lehès était souvent donné comme prix dans difi'érents jeux (Virg,, ^■Eneid., V, 266); on le voit aussi représenté sur des médailles et sur des monnaies avec des branches de palmier, emblème de la victoire. On nommait lehès tripous (Xé6t|<; xpiTtou^) le cbaudi-on à trois pieds, ce chef-d'œuvre si vanté des chaudronniers de l'antiquité. — Un genre de hhes
Fig, 60. — Lùkythos sans anses.
servait à la cuisson des viandes et d'autres aliments, ce klès ne différait de I'Olla (Voy. ci-dessous) que par ses proportions, qui étaient moindres, et parce qu'il était en métal, au lieu d'être en argile.
Lékytuos ou LÉCYTHUS. — Ce vase de forme cylindrique, élancé, à col étroit, est d'une grande élégance ; il est muni d'une anse, mais quelquefois les petits modèles n'en ont pas (fig. 60). Ce récipient, destiné à contenir des jiarfums (huiles ou essences), les laisse tomber goutte à sroutte. Nos fitrures montrent
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trois types de lékijthos. Le plus petit (fig. 60) a la forme d'un aJabaster; il n'a ni oreillons ni anses; le second (fig. 61) est très-élégant de forme ; quant au troisième, il est le véritable type du genre (fig. 62). Il existe des lèkijthu-s
Fig. 61. ^ Lëkytlios très-éJancé.
en terre rouge, noire, blonde; beaucoup sont peints et représentent souvent des personnages et des scènes très-remarquables. Beaucoup de ces vases, principalement le lékythos athénien (ÀrixuOoç), ont des peintures sur engobe.
LePASTE, LEPASTA, LEPOSTA ou LEPISTA
(XtTtixdTrî). — Cette grande poterie servait,
Fig. ll-J. — Lt-kïU
tyi«.
dès la plus haute antiquité, à contenir le vin pur. ( Varro, de Vita Pop. Rom., ap. Non. s. v. Sinum vel Lepisfa.) Le lepaste avait la forme d'un grand cylic, mais peu profond (fig. 63) ; c'est même à cette forme qu'il doit son nom, car il ressemble à une poêle {kpasia), terme dérivé de palella (ÀsTtoéç), coquille univalve fort plate qui aurait donné l'idée aux potiers grecs de façonner ce genre de vases.
LouTER. — Vase en forme de calix, qu'on peut considérer comme une variété de ce genre de vases. (Voy. notre fig. 64.)
Matula. — Ce terme latin a la même signification que le terme grec àoiî;, que notre Jardin des racines grecques définit ainsi : « 'Auti'i;, pot qu'en chambre on demande. » La matula, dans un sens restreint, sert en effet il désigner cette poterie. (Flaut., Most., II, 1, 39 ; Ulp., Dkj., 34, 2, 25, § 10.) Dans im sens général, ce même terme, ainsi que ses diminutifs matella (Varro, ap. Nuv. s. v.;
Fig. 63. — Lepaste.
Martial, XII, 32, 13) et matellio (Varro, V, 119 ; Id. ap. Non., v. TrulUum), sert à désigner toute espèce de vase contenant de l'eau.
MURRHINA, MURRHEA OU IIYRRHINA. —
Les vases murrhins, dont parle Pline (ff. X., XXXVII, 7), ont donné heu à des commentaires et à des discussions interminables, et de tout ce débat il ne résulte qu'un seul fait, c'est qu'on ignore positivement ce qu'était ce genre de vases. Cependant bien des industriels prétendent avoir retrouvé la fabrication de ces vases; nous nousrappelonsmêmeen avoir vu à l'Expositionuniverseïle de 1878; danslasection
i|ll[|llll|1IIIIN):l|iMI1'l||(|l{[li;!lllll|l|||.UIII]U|]llllllll|lljWll^WUl|
Fig, 64. — Loater.
italienne, la compagnie de Venise et Murano exposait des vases de ven-e comme étant des reproductions des fameux murrhins , que personne ne connaît. Certains archéologues prétendent qu'ils étaient en porcelaine légère avec de belles couleurs; d'autres, que c'étaient des vaisseaux de verre colorés ou émaillés. Obba. — Espèce de vase ou de coupe en argile ou en bois, dont la forme n'est pas entièrement déterminée. (Pers., V, 148.) D'après Athénée (XI, 8), ce serait une coupe infundibuliforme semblable au cyalthes représenté
VASE
par notre figure 44. Dioscoride, au contraire (V, 110), applique ce terme au couverele d'un vase, tandis que Pline (XXXIII, 8, 41) nomme ce même objet calir.-
Fig. 65. — Œnochoé.
Œnochoé. — Vase grec servant à puiser le vin dans le cratère pour le distribuer dans
Œnochoc.
les coupes. Il existe de nombreuses formes de ce vase, qui est toujours d'une grande élégance. Le corps de Vœnochoé est ovoïde ; son col est
mince, évasé , souvent découpé d'un trèfle élégant; l'anse est tantôt droite et ne se contourne qu'à son sommet; tantôt elle décrit une
gracieuse courbe en forme d"S. Nos figures de 65 à 69 montrent plusieurs types à'œnoclwé : les deux premiers sont effilés comme des/é-
Fii;. ti^. — Ojlnoohoc.
kijthos; le troisième est ovoïde ; le quatrième a une forme très-élégante, bien qu'elle ait plus de lourdeur que les types précédents ; enfin le cinquième est décoré par des zones d'animaux (fig. 69).
Olla. — Vase en terre d'une fabrication assez grossière. (Columelle, VIII, 8, 7; XII, 4.3, 12.) C'était une poterie semblable à nos pots à fleurs, mais dont les flancs étaient bombés ; elle avait un couvercle. On y faisait cuire des viandes et des légumes, mais on s'en servait aussi pour conserver des fruits, des raisins ; on la nommait alors nva ollaris. (Columelle, «i/f/. ; Martial, VII, 20.)
Fig. 69.
(Mnochui: dùcoré.
Olpe. — Sorte (Vari/hallos portant une anse arrondie allant de la panse à l'ouverture du col. 11 servait à difl'érents usages. Les
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athlètes y renfermaient l'huile qu'ils employaient pour se préparer à la lutte. Un modèle de plus grande dimension était utilisé dans les temps primitifs pour verser le vin a, table ; mais, nous le répétons, ce vase est souvent confondu avec I'Aeyballos. (Voy. ci-dessus.) Oeca. — Vase de terre d'une assez grande dimension, qui servait à contenir diverses choses, telles que le vin, l'huile, des figues, et même du poisson salé. Il existait différentes formes d'oira; mais on ne peut affirmer avec certitude que celle qui est représentée au mot Orca. (Voy. ce mot dans le IIP vol., p. 338.)
— On nommait orcula une j^etite orca. (Caton, E. B., 117.)
OxYBAPHON et OXYBAPHUS. — Vaisseau creux, évasé eu forme de cloche, qui avait beaucoup d'analogie avec les cratères ouverts en campanule ; seulement il était beaucoup plus petit, et ses anses étaient placées beaucoup plus haut. Ce vase servait à contenir le vinaigre ou les sauces qu'on servait sur la table et dans lesquels les convives trempaient leur pain. Un auteur, Cratinus, poëte de la vieille comédie, range Voxyl>apIio>i parmi les vases à verser le dn. Il fait dire à un de ses personnages : « Comment donc faire cesser de boire cet animal ? Je le sais bien. Je vais briser ses congés et renverser toutes les coupes, il ne lui restera même plus un oxybaphon à verser le vin. ï On donnait aussi ce nom à une mesure grecque (o;ij6a'^ov) pour les liquides; sa capacité était de quinze drachmes. (Rhemn, Fann., (k Pond., 75; Isidor., Orig., XVI, 27.)
— Le nom latin d'oxybaphon est acetahdum. Patère. — Vase à libations ; écuelle plate
semblable à un bouclier. Il ne faut pas confondre ce récipient avec le bol ou bassin nommé patina et pafeUa. (Voy. le mot suivant.) La paiera des Latins correspond à la siotÀy; des Grecs. (Voy. Patère, IIP vol., p. 438.)
Patixa. — Sorte de bol plus profond que la patère et moins creux que I'Olla. (Voy. ci-dessus.) La patine servait à la fois de plat pour faire cuire les aliments, de vase pour les servir; elle était ordinairement en terre cuite, et rarement en métal, parce qu'on mettait dans \2, patina des nlets avec des sauces; quelquesunes portaient un couvercle [npercidum).
UICT. U'ARCIIITECTUIiE. — T. H'.
(Plante, Psntdo, \U,2, 51; Pline, H. N., XXIIL 33; Phœdr., XXVI, 3; Hor., Sat., II, 8, 43; Rich., v. Patina.)
Pelluvia ou PEi-LUViUM. — Bassin pour laver les pieds, qui avait la forme de nos grandes cuvettes de toilette modernes ; tandis que le matluvium était le bassin pour les mains. (Fest., s. V.)
Pelvis. — Terme générique sous lequel on
■'immz
désignait dans l'antiquité toute espèce de vaisseau de forme circulaire ; c'était le ite),;»/, des Grecs.
Phaskon. — Vase qui a beaucoup de ressemblance avec l'AsKOâ (Voy. ci-dessus) ; sa forme (fig. 70) est ovoïde, aplatie ; son bec est plus ou moins long et son anse unique est placée au-dessus du vase, comme dans Yaskos; mais il diffère cependant de ce dernier en ce que son
Fit'. îl- — l'iUi.i^ :i ,■.)! étroit.
anse, au lieu d'être placée longitudinalement au bec du vase, est posée transversalement.
PuiALE. — Terme grec (tpîaXï-,) qui a la même signification que patère (paiera).
PiTHOS. — Grand récipient en terre du genre amphore, sorte de Dolium (Voy. cidessus) à col rétréci (fig. 71). Cependant un modèle avait un large orifice (fig. 72).
Plemochoe. — Vase grec, comme l'indique son nom (ttXïiuio/ô/;). Il a la forme d'une toupie et a quelque analogie avec le cotyle.