VELARIUM
Ces données vraisemblables admises, voici comment le système devait fonctionner. — On fixait à l'extrémité de chaque poteau intérieur un câble d'une longueur suffisante pour atteindre l'extrémité du mât extérieur placé de l'autre côté de l'amphithéâtre. Les cent vingt cordes , tendues au moyen de poulies mouflées placées au sommet des mâts, servaient à porter les rc/aria, qui ne couvraient que la cavea ; car, par un système de poulies de renvoi, à l'aide d'un tirage des cordes, on ramenait les bandes des velaria de l'intérieur sur les bords du monument. Nous supposons que, pour l'amphi-
théâtre de Nîmes, la partie mobile des rehtn'a était divisée en 40 parties égales ayant la forme d'un trapèze, c'est-à-dire que chaque velarium embrassait la distance comprise entre trois poteaux, ce qui donnait à la bande de toile trapézoïdale 6"', 90 environ de largeur à la base du trapèze, c'està-dire à la partie la plus large du velarium. La toile, ainsi fractionnée, pouvait être facilement manœuvrée par zones ; quatre ou cinq marins, dassiarii (Tacite, Ann., XIV, 4) suffisaient pour tirer sur les cordages, afin de tendre ou retirer les velaria. Cette subdivision du velariuni en 40 parties permettait
Fig. 4. — Disposition d'un velarium sur nn tliéàtre.
de découvi'ir partiellement les divers points de l'amphithéâtre sur lesquels ne frappaient plus les rayons du soleil, ce qui permettait encore à l'air d'arriver plus abondamment auprès des spectateurs.
Ce dispositif fournissait au centre de l'édifice une partie non couverte, égale à peu près ou, du moins, un peu inférieure à la superficie de l'arène : cette partie était couverte à l'aide d'une banne fixe, dont les anneaux étaient arrêtés par une corde décrivant une courbe de même grandeur que l'ellipse formée par les bords intérieurs des 40 relaria tendus. C'est cette banne fixe qui était décorée si richement, car elle restait toujours tendue pendant le spectacle, ne participant en rien aux autres manœuvres du velarium. Enfin, pour empêcher des coups de vent
d'emporter ou de secouer trop fortement les velaria, des cordages fixés sur la corde décrivant l'ellipse centrale venaient s'amarrer sur les bords du podium. Suivant la force du vent, le nombre de ces câbles d'arrêt était plus ou moins considérable. On conçoit, du reste, que la petite surface que formait la réunion de tous les cordages vers le centre de l'ellipse présentait une très-grande résistance, ce qui aidait à maintenir le velarium. Il est même probable que les anciens se servaient de ce point pour enlever dans les airs des enfants, des hommes et jusqu'à des éléphants , comme le rapportent certains auteurs. Du reste , la forme elliptique de l'amphithéâtre empêchait les 120 cordes de se croiser sur un même point, comme elles l'auraient fait sur un monument circulaire ;
VELOrTFi. — VENTILATEUR.
elles se coupaient, au contraire, sur plusieurs points tous voisins du centre de l'ellipse.
VELOUTÉ, ÉE, mij. — Qui a l'aspect du velours. On donne ce nom au papier de tenture dont les dessins et le fond imitent le velours fi-appé. On fait également des 2)apiers rebutés unis et à rayures. On obtient ces papiers en les saupoudrant avec de la poudre provenant de la tonte des draps. Aujourd'hui même, la fabrication de ces papiers a pris une si grande extension, que des tondeuses rasent des laines en lils. Pour la pose de ces papiers, il est accordé une plus-value au colleur, à cause d'une plus grande difficulté dans l'exécution du travail.
VELTAGE, s. m. — Mesurage fait au moyen de la velte. (Voy. le terme suivant.)
VELTE, s./. — Ancienne unité de mesure valant sept litres. — On désigne sous le même terme un instrument servant à jauger les tonneaux. — C'est aussi le nom d'un cordage de sparte ; il en est de diverses grosseurs.
VELTER, V. a. — Mesurer à la velte. — En termes de marine, c'est faire une rrliure, ou une i-aJIurc, c'est-à-dire faire une ligature pour réunir deux pièces de bois.
VELUE (Pierre). — Pierre brute, telle qu'elle sort de la carrière.
VELUM. — Terme d'antiquités. En général, toute toile servant de voile à des navires. Dans un sens plus restreint, il sert à désigner la toile ou rideau de théâtre. (Ovid., A. Am., I, 103;, Prop., IV, 1, 15.) (Voy. Rideau de théâtre.) — Ce terme est également synonyme de velarnnn. (Pline, H. A'., XIX, g"; Lucret., IV, 73.) (Voy. Velarifm.)
VENTAIL, .«. m. — Terme de blason.