ZONE
signes du zodiaque, les travaux correspondants à chaque mois de l'année. Les cathédrales des xii" et xiii" sièyles possèdent presque toutes des zodiaques ; mais il arrive parfois que les signes, étant sculptés sur des claveaux ou Toussoirs, sur des pierres isolées, ne sont pas toujours posés dans leur ordre naturel.
A Notre-Dame] de Paris, il existe sur les jambages de la porte de la Vierge (façade occidentale) un fort beau zodiaque qui date de 1240 ou 1250 environ, à en juger du moins par la sculpture, qui est d'un beau stvle. — Sur l'un despieds-droitsd'uuedesportesde la façade
Fig. 12. •
• Les douze signes du zodiaque, d'après une monnaie égyptienne.
de l'église de Saint-Denis, près de Paris, on voit un médaillon faisant partie d'un zodiaque, lequel médaillon représente sans aucun doute le mois de janvier. C'est un homme bicéphale ; l'une de ces têtes est d'un jeune homme, l'autre d'un vieillard. Le bras de l'homme, du côté de cette dernière tête, pousse un vieux personnage dans une sorte d'édicule dont la porte va se fermer : c'est l'année qui vient de s'écouler. Le bras du côté de la jeune tête s'efforce, au contraire, de faire sortir un jeune homme hors de l'édicule, dont la porte semble s'entr'ouvrir : c'est la nouvelle année.
Pendant le moyen âge, les sculpteurs et les imagiers ne sont pas les seuls artistes qui ntili.seut les zodiaques dans leur décoration; on retrouve en effet assez fréquemment cette
représeùtation soit peinte sur les murs, soit sur les vitraux, principalement sur le vitrail des grandes roses des portails, surtout quand cellesci comportent douze compartiments. Dans ce cas, l'extrémité des lobes, qui fournit un panneau circulaire, renferme chacune un des signes du zodiaque. Quand les roses ont vingt-quatre compartiments, à côté des douze signes il y a des allégories correspondantes aux mois. On utiliseencoreles zodiaques concurremment avec les Labyrinthes (Yoy. ce mot) pour décorer les pavements des églises. Il y a quelques années à peine qu'on pouvait voir des zodiaques eu mosaïques dans diverses églises, notamment à Saint-Omer, à l'abbaye de Westminster ; ces pavements existent peut-être encore.
Dans quelques églises du xii° et du xiii° siècle, des suites de médaillons sculptés représentent les douze signes du zodiaque; on nomme donc ces suites, zodiaques. Ils décorent souvent les pieds-droits des portails. Cependant, dans d'autres églises, ils sont placés dans d'autres emplacements : par exemple, dans l'église d'Issoire, le zodiaque occupe une sorte de frise située au-dessous de la corniche à modillons des chapelles absidales.
ZONE, s./. — Ce terme, dérivé du grec !^wvri (bande), signifie, en effet, les bandes circulaires qui déterminent certaines portions annulaires du globe terrestre, qui comporte cinq zones : la :one torride ou interlropicale, la zone tempérée méridionale, la zone tempérée septentrionale, et les deux zones glaciaks, an pôle nord et au pôle sud.
Dans les édifices, on nomme zone une corniche qui règne tout autour d'un monument à quatre façades. Il existait à Kome des édifices de ce genre d'une grande magnificence; ils n'avaient pas moins de sept étages, obtenus au moyen de colonnes posées les unes au-dessus des autres, lesquelles colonnes supportaient un entablement distinct, et par conséquent une corniche ou zone {zona) qui régnait tout autour; aussi nommait-on cette espèce particulière d'édifice sejjtiinzvnium ou nqHizonium.
Vers le miheu du xvi° siècle il y avait à Rome deux sfplizonia, l'un dans la lu" région au pied du Palatin, près du Circus Majcimus, et