POUTRE
uon-espondre sensiblement au cœur de l'arbre. Quand les poutres sont trop faibles pour soutenir un plancher à grande portée, on les fortifie par divers moyens que nous allons énumérer, surtout par des pièces d'assemblage nommées armatures. On peut accoler deux pièces par leurs longues faces et les boulonner ;
Fig. 1. — Poutre en bois formée de trois pièces.
on peut aussi superposer une troisième pièce au-dessus de deux autres , c'est ce que montre notre figure 1. Dans le premier cas que nous venons de décrire, la poutre présente l'aspect de la partie inférieure de la même figure. On peut également assembler les poutres à crémaillère : dans ce cas, les pièces sont superposées, les crans pratiqués dans la pièce inférieure emboîtent ceux de la poutre supérieure; de plus, chaque extrémité des joints porte un trou carré dans lequel on fait
Poutre feiiillée.
entrer de force une clef en bois. Cet assemblage maintient rigides les pièces et les rend solidaires; le tout est, du reste, réconforté au moyen d'étriers en fer ou de boulons. On fait encore des poutres armées à l'aide d'arbalétriers placés entre deux poutres méplates posées sur champ, ou bien ou emploie deux arbalétriers qu'on assemble dans un entrait et
mi poinçon ; mais on ne peut employer ce genre de poutre que dans certains cas particuliers et lorsqu'on peut sans inconvénient employer des poutres très-hautes, comme dans la construction d'un pont en charpente, par exemple. Dans les mêmes conditions, on peut également employer deux poutres réunies à l'aide de pièces verticales et obliques, et tout l'ensemble est relié par des étriers
■ Poutre refendue.
OU des boulons : c'est ce principe qui a prévalu dans la construction des ponts en treillis et des ponts américains. (Voy. Pont.) — Il existe, du reste, de nombreux 'moyens pour obtenir des poutres très-solides ; nous ne pouvons nous étendre plus longuement sur ce sujet, et nous parlerons des poutresfeuillées, c'està-dire des poutres sur lesquelles on pousse une feuillure ou des entailles destinées à recevoir les abouts des solives. Notre figure 2 montre une poutre de ce genre. Mais on comprend que ces entailles affaiblissent considérablement la force de la poutre ; aussi se contente-t-on souvent d'adosser de chaque côté de la poutre des lambourdes sur lesquelles portent les abouts des solive s, de cette manière on n'affaiblit pas la pièce de bois. Un système de poutre qui est aussi très-solide et économique est celui que représente notre figure 3. On a scié un peu en biais un tronc d'arbre dont on a ensuite adossé les deux parties P, qu'on a reliées avec des boulons ; puis on a fixé sur le bas de la poutre des lambourdes L, L, qui reçoivent les abouts des solives C, C.
Poutres en fer. — Depuis quarante ou cinquante ans, on utilise pour les constructions des poutres en fer qui affectent des formes très-diverses : nous en avons déjà parlé au mot Poitrail ; les plus simples se composent de deux ou trois fers à double T reliés par des brides en fer ; généralement, les fers sont étrésillonnés par des croisillons. Suivant la force des poutres, on emploie des fers la-
■Ifi