SAFRE
SAILLIE
SAFRE, s. m. — Oxydo vitreux de cobalt, qui sert à préparer diverses couleurs bleues. (Voy. Azuii, Bleu, Smalt, etc.)
SAIGNÉE, s./.— Petite rigole que l'on pratique dans un terrain marécageux pour l'égoutter ; prise d'eau pratiquée sur un cours d'eau.
SAIGNER DU NEZ, v. a. — Quand un vantail de croisée, de porte ou de châssis baisse sur le devant, ou dit qu'il saiijnc du nez.
SAILLANCOURT (Roche de).— Roche qu'on tire des environs de Pontoise, près de Paris, et dont le mètre cube pèse en moyenne 2,300 kilogrammes. Il en existe quatre variétés principales ; le hanc vert et le gros grain sont les plus employés.
SAILLANT, TE, adj. — Qui avance, qui sort en dehors. Angle saillant d'un édifice, par opposition à angle rentrant ; angle saillant ou arête que forment à leur point de rencontre les faces d'un bastion. Ce terme est pris substantivement dans ce cas ; on dit : h saillant d'un bastion.
SAILLIE, s. /. — Proéminence d'un corps sur un champ, sur un fond, sur un nu. Vu balcon fait saillie sur une façade; un bandeau, une corniche, sur le nu d'un mur. — Ou nonnne sailIir-massc l'épannelage d'une moulure, d'un profil quelconque. Dans les corniches en plâtre, les saillies sont faites, suivant la nature de la construction, en moellons plats d(:nomvaés2)laqi/ettes,ou eu bi'iques, en plâtras, posés en encorbellement. Les saillies-masses en plâtre ne doivent pas être trop considérables, sans quoi la charge de plâtre pourrait entraîner la ruine de la saillie. — Quand, sur les pans de bois, on a très-peu de charge à mettre, pour un simple bandeau par exemple, on se contente de larder la sablière de clous à bateau ou de Rai'pointis (Voy. ce mot); la charge de plâtre adhère ainsi suffisamment.
JURISPRUDENCK. — Tuut ce qui conccrue
la jurisprudence administrative relative aux saillies se trouve consigné dans les ordonnances et instructions en date des 22 sept. KiOO, déc. 1 607, 4 fév. 1683, 24 déc. 1823, 9 et 18 juin 1824, S août 1829, 14 sept. 1833, 15 fév. 1850 et 31 mars 1S62. De tous ces documents, nous ne donnerons que les ordonnances du 24 déc. 1823 et du 9 juin 1824, qui résument tout ce qui concerne notre sujet, qui a une importance capitale et un intérêt si puissant pour les constructeurs. Pour éviter les répétitions, nous aurons soin de renvoyer le lecteur aux articles de ce dictionnaire à propos desquels nous avons déjà donné une partie de ces ordonnances.
ORDONNAKCE DU 24 DÉCEMBRE 1823 TORT.tKT RÈGLEMENT SUR LES SAILLIES A PERMET- TRE DANS LA VILLE DE PARIS.
Vu l'ordonnance du bureau des finances de Paris du 14 déc. 1725, les lettres patentes du 22 oet. 1733 ; celles du 31 déc. 1781, vu le décret du 27 oct. 1808, etc.
TmtK 1"^''. — DISPOSITIONS GÉNÉRALES.
Art. 1"^^'. — Il ne pourra, à l'avenir, être établi sur les murs de face des maisons do la ville de Paris aucune saillie autre que celles déterminées par la présente ordonnance.
Art. 2. — Toute saillie sera comptée à partir dn nu du mur au-dessus do la retraite.