SAS
cueils, quand on enterrait des cadan-es, au lieu de les incinérer. Les sarcophages sont généralement de forme quadrangulaire et le dessus est bombé , angulaire ou droit; dans ce dernier cas, ils affectent la forme d'un parallélépipède. On en faisait en terre cuite, eu plomb, en maçonnerie et même en verre (1). Notre figure I montre un sarcophage, celui de Cnéus Scipion Barbatus, trouvé dans le tombeau de la famille des Scipions, et qu'on voit aujourd'hui
au musée du Vatican à Rome. Ce sarcophage est assez simple. Plus tard on en fit de trèsornés; l'un des plus beaux et des plus connus est celui de Cécilia Métella, que montre notre figure 2 : nous avons dessiné ce monument d'après les restaurations de MM. Leveil et Ancelet.
Quand les sarcophages ne contiennent pas le corps du défunt, que ce sont simplement des monuments élevés en leur honneur, on
Fig. 2. — Sarcophage de Cécilia Métella.
les nomme Céxotaphes. (Voy. ce mot et Tombeau.)
SARDE ou SARDOIXE, s.f. — Variété d'agate d'un beau jaune strié de veines orangées et jaunâtres foncées. Une variété mélangée avec de l'onj-x fournit le sardonijx, qui possède alternativement des teintes mates et brillantes et d'autres transparentes.
(1) D'après Bàtissier {Hisl. du l'art monum., p. 635), qui dit, d'après les historiens, que les Phéniciens fabriquaient des sarcophages de verre. Malheureusement, cet auteur n'indique pas les sources où il a puisé ce renseifrnement.
SARRANCOLIN, s. m. — Variété de marbre très-estimée, d'un ton rouge foncé avec de fortes veines blanches et grises; on le tire des carrières de Sarrancolin, petite localité du département des Hautes-Pyi'énées. (Voy.
Marbre.)
SARRASINE (Architecture).
Arabe {Architecture).
Vov.
SAS, s. m. — Dans l'architecture hydrauUque, on nomme sas un bassin bordé de quais et fermé par deux écluses. On pratique des sas sitr la longueur d'un fleuve, d'une rivière ou d'un canal , afin de faire passer, au moyen