SASSER. — SAVON MÉTALLIQUE
des écluses, des bateaux d'aval en amont et réciproquement. (Voy. Écluse.)
On désigne sous le même terme un tamis de crin ou de soie, aux mailles fines, qui sert dans les chantiers de construction à passer, à tamiser le plâtre destiné à faire les enduits des plafonds, des murs et des cloisons. On désigne ce plâtre sous le nom de plâtre au sas, pour le distinguer des autres plâtres, plâtre ordinaire, gros plâtre, mouchette, etc.
Fig. 1. — Sauterelle en bois,
SASSER, V. a. — Passer le plâtre au sas. (Yoy. l'art précédent.)
SAULE, s. m. — Arbre de petite taille qui a donné son nom à la famille des salicinées (sa- Ut, saule), et qui fournit un très-mauvais bois, mais qui est cependant employé pour les constructions Rurales. (Voy. ce mot.) Il entre dans la composition de la poudre à canon, quand, transformé en charbon, il a été réduit en poussière. Une variété de saule sert aux vanniers pour faire des corbeilles et autres travaux de vannerie.
SAUMAKI, s. m. — Variété de marbre oriental dont les plus connues sont d'un ton rouge veiné jaune, ou i'ond blanc veiné également jaune.
SAUMON, s. m. — Lingot de plomb, tel qu'il sort des usines et qu'on le trouve dans
le commerce. Suivant leur provenance, les saumons pèsent de 65 à 70 kilogrammes.
SAUTERELLE ou FAUSSE ÉQUERRE.
(Voy. Équerre et Biveau.)
Sauterelle d'écurie. — Appareil qui permet d'abattre promptcment les barres de séparation ou les hat-flancs des écuries, afin de dégager la jambe du cheval qui aurait enjambé ces séparations. Nos figures 1 et 2 mon-
Fig. 2. — Sauterelle en fer poli.
trent deux types de sauterelles : dans notre Traité des constructions rurales, nous en avons dessiné d'autres modèles. — En serrurerie, on nomme sauterelle la branche de bascule droite d'un mouvement de sonnette, qui sert à faire un ressaut au fil de fer ou cordon de tirage.
SAUTON, s. m. — Ardoise réduite sur sa largeur afin de pouvoir compléter un rang d'ardoises. Souvent, pour remployer de la vieille ardoise, on la transforme en sitiilon.
SAVON MÉTALLIQUE. — Savon obtenu en versant une dissolution saturée de couperose verte (sulfiite de fer) dans une dissolution concentrée de savon ordinaire. 11 se forme, par suite, un précipité grumeleux qu'on nomme saron métallique; on le lave alors à grande eau jusqu'à ce qu'il devienne insapide. Ce savon est employé dans la i)einture à Fresque. (Voy. ce mot.)
SAYONNIÈRE. — SCÈNE.
. SAVONNIÈRE, .<!. /. — Usine dans laquelle on fabrique du savon. Les savonnières renferment des réservoirs à huile, à soude et à potasse, des bassins à ehaux et des fourneaux, ainsi que des formes à mouler le savon en pain, enfin des séchoirs.
SCABELLOISr, s. m. — Ce terme, dérivé du latin scabellum, diminutif de scammum, tabouret, escabeau (A^arro, V, 1G8; Isidor, Oriij., XX, 2, 8), signifie, dans notre langue, une sorte de gaine pouvant servir de support à des bustes, à des statuettes, à des candélabres, etc.
SCAPHE, s. m. — Ce terme, dérivé du latin scaiildum (Yitruve, IX, 8), signifie, cadran solaire formé par une surface creuse sphérique, dans laquelle sont tracées les
Scaphe.
lignes marquant les heures. Notre figure montre un scaphe porté par une figure représentant un athlète ; nous l'avons dessiné d'après une statue qui se trouvait dans la cour d'honneur de l'ancien hôtel de ^ille de Paris.
SCELLEMENT, s. m. — Opération qui consiste à fixer dans la pierre ou dans la maçonnerie par des moyens divers une pièce de bois, de métal, etc. Ce terme s'applique en même temps au résultat de l'opération et à la partie d'une pièce cjui sert à la sceller ; ainsi on dit qu'une patte a (rjOS de scellement.
que son scellement est à queue de carpe, liarbelé ou denté, etc. — On pratique le scellement des solives, des enchevêtrures et autres pièces de bois horizontales, en faisant dans le mur un percement suffisant pour y placer l'about de la pièce, qu'on a soin de faire porter sur une cale en bois ; puis on comble le vide qui entoure l'about de la pièce avec des garnis bien durs ou du tuileau, qu'on pose à bain de plâtre ou de mortier. — Les scellements de IJoteaiLx d'huisserie et autres s'exécutent de même, seulement le trou de percement se fait dans l'aire du plancher et dans l'auget du plafond. — Le scellement des sapines et autres pièces verticales se l'ait en creusant un trou profond dans le sol, dans lequel on pose un libage sur lequel i^orte le pied de la pièce, puis on exécute un bon massif en moellons hourdés à bain de plâtre. — Le scellement des lambourdes sur lesquelles on établit les parquets se fiiit à rez-de-chaussée sur bitume ou sur des aires en plâtre; un solin, fait de chaque côté de la solive, sert à la fixer. — On nomme scellements les augets qu'on fait pom- fixer les mêmes lambourdes.
On scelle le fer dans la pierre à l'aide de la grenaille de fer et de plomb, ou bien au soufre et à la limaille de fer. Les petits scellements, tels que décrottoirs, colliers, crochets d'arrêt, etc., se font soit au plâtre, soit au ciment, avec des bouts de tuileau qu'on enfonce de force dans le trou de scellement.
SCELLER, V. a. — Faire, pratiquer un scellement, c'est-à-dire fixer une pièce de bois ou de métal avec du mortier, du plâtre, du ciment, du plomb, du soufre, etc. — On scelle des grilles au plomb, qu'on doit matter fortement pour remplir les vides du trou de scellement, parce que le plomb fondu, en passant de l'état liquide à l'état solide, éprouve un retrait assez considérable. — On scelle les pavés d'une cour en les noyant dans du mortier ; on raffermit de cette manière les pavés et le sol, et on s'oppose à l'infiltration des eaux entre les joints de ceux-ià. (Voy. l'art, précédent.)
SCÈNE, s./. — Ce terme, dérivé du latin scena, servait à désigner dans les théâtres de