‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 3)Chapitre 94 sur 252 · SCIE · texte numérisé non relu

SCIE

l'antiquité non-seulement ce qui chez nous compose la plate-forme sur laquelle se tiennent les acteurs, mais encore le mur qui formait le fond permanent du théâtre, le Proscenium. (Voy. ce mot.) Ce mur était percé de trois portes : celle du milieu, d'où sortait le premier rôle (protagoniste) et qu'on nommait {valvœ rcgiœ); les deux portes de chaque côté {hospifalcs) (Vitruve, V, G, 8), d'où sortaient à droite le deuxième rôle (deutéragoniste), et à gauche le troisième rôle (tritagoniste). On voit encore au grand théâtre de Pompéi, d'une manière distincte, la partie inférieure de ces trois portes sur le mur du prûsccin'um. — Dans nos théâtres modernes, la scène comprend non-seulement le plancher sur lequel se passe l'action, mais la toile de fond, les coulisses côté cour et dilè jardin, l'avant-scène et la partie en élévation où sont placés en suspension les décors, bandes de ciel, etc. (Voy. Théâtre.)

SCHISTE, s. m. — Sous ce terme générique, on comprend des matériaux, des pierres qui la plupart se laissent diviser assez facilement en lamelles minces et unies ; il y a des schistes falquciiT, chlorités, etc. L'ardoise est un srhis/e ardoi.iier (Yoy. Ardoise.)

SCHOLA. — Terme d'antiquités, qui sert il désigner les gradins qui dans des bains ou dans des thermes occupaient le soubassement de l'hémicycle au centre duquel se trouvait le bassin circulaire nommé If/brmn. Ou le désignait sous les termes de schola alvei, schola lahri; c'est dans ce passage que les baigneurs s'asseyaient ou restaient debout, en attendant leur tour. (Vitruve, V, 10, 4.) Les personnes qui accompagnaient les visiteurs se reposaient dans la schola et s'entretenaient avec les personnes qu'ils venaient voir.

SCIAGE, s. m. — Opération qui consiste à débiter à la scie des blocs de pierre ou do marbre, des pièces de bois, etc. La surface obtenue par cette opération se nomme également sciage. — Pour les matières dures, telles que les roches, les marbres, le sciage se fait à la scie sans dents avec de l'eau et du grès pilé; pour les pierres tendres, au contraire.

on emploie une scie à dents qu'on nomme Passe-partout. (Voy. ce mot et Scie.) — Suivant leur plus ou moins de densité, les pieiTcs demandent plus ou moins de temps pour leur sciage ; ainsi, par exemple, il faut emiron 4 heures pour scier un mètre superficiel de lambourde ou de vergelet tendre, tandis qu'il faut 12, 14 et 10 heures pour un mètre superficiel de certaines roches.

Sciage (Bois de). — On désigne sous ce terme des pièces de bois qui proviennent de jjIus fortes pièces refendues sur leur longueur, ce qu'on nomme sciage de long. Quand le sciage est opéré sur le travers de la pièce, on emploie une scie ordinaire, qui est manœuvrée l)ar un ou deux hommes. Le sciage en clianlournement se fait presque toujours transversalement, sur le plat des pièces et suivant des lignes courbes, avec les scies dites à chantourner. (Voy. Scie.)

SCIE, s.f. — Instrument qui sert à couper et à débiter les pierres et le bois, et qui se compose d'une lame en acier unie, mais plus souvent dentelée, laquelle lame est montée, dans une armature en bois. On manœuvre cet instrument en lui imprimant un mouvement de va-et-vient dans le sens de sa longueur et dans une direction donnée ; le résultat de l'opération, qu'on aperçoit sur les parements ou faces des matériaux sciés, se nomme trait de scie. — Il existe une grande variété de scies ; les unes servent à débiter la pierre, d'autres le bois. Voici les principales ; on nomme :

Scie du menuisier, celle qui est composée (l'une lame dentelée montée dans un châssis

Fig. 1. — Scie ordinaire iV tonons.

destiné à tenir la lame tendue, et qu'on nomme monture ou armature. La lame est tenue tendue à l'aide d'une corde enroulée qui agit sur les montants du châssis. Il existe des scies ordi-

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