‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 4)Chapitre 12 sur 239 · PORTE-A-FAUX. — PORTE-SELLE · texte numérisé non relu

PORTE-A-FAUX. — PORTE-SELLE

Porte vitrée^ celle qui est partagée partiellement on entièrement par des petits bois qui servent à retenir des carreaux de vitres ou des glaces (fig. 88).

PORTE- A-FAUX, s. m. — Construction ou partie de construction qui, pour un motif quelconque, est hors d'aplomb. Les porte-àfaux peuvent provenir de diverses causes ; ils sont occasionnés soit par la vétusté, soit par un tassement ou un affaissement dans le sol des fondations, soit par un vice de construction ou une malfaçon, etc. Un des porte-àfaux célèbres est celui de la tour penchée de Pise, le campanile. En dehors des porte-àfaux que nous venons de signaler et qui sont indépendants de la volonté des constructeurs, les architectes en commettent souvent à dessein. Beaucoup de balcons de maisons, des galeries de théâtres, des pans de bois, sont en porte-à-faux; ils n'en sont pas moins solides : mais enfin les architectes et les constructeurs ne doivent pas en abuser, d'autant que si divers genres de porte-à-faux présentent des garanties de durée, de solidité et de stabilité, ils n'en choquent pas moins la vue ; aussi on ne doit employer des bascules et des porte-à-faux qne dans des cas extrêmes.

Fig. 1. — Porte^herille (profil).

PORTE-CHEVILLE, s. m. — Supports en fer qui, dans les échaudoirs, servent à recc-

Flg. 3. — Porte-cherUle (plan de l'armature xccevant les porte-cheyffleB).

voir les quartiers de viande ou les animaux abattus. Comme on suspend ceux-ci par les

nerfs ou tendons du bas des jambes, des c?^villes, on a nommé ces supports porte-chevilles. (Voy. nos fig. 1 et 2.)

PORTE-CLAPET, s. m.— Pièce de cuivre circulaire d'une pompe qui porte des oreilles servant à la fixer sur la bride d'un corps de pompe ; c'est sur cette pièce qu'est monté le clapet, de là son nom.

PORTECRAYON, s. m. — Petit instrument en cuivre, en maillechort, en bois, en corne, etc., qui sert à porter les crayons ; ce qui permet au dessinateur de les maniét avec plus de facilité, d'être davantage maître de son crayon, quand il dessine.

PORTEFEUILLE, s. m. — Dans la langue des artistes, ce terme est synonyme de carton, c'est-à-dire d'une enveloppe formée à l'aide de deux feuilles de carton fort, réunies par un dos en cuir ou en toile forte. Ce genre de portefeuille sert à contenir des dessins, des estampes, des feuilles à dessiner; de là son nom.

PORTE-LANTERNE. — Voy. Lampa-

DAIBB.

PORTEMANTEAU, s. m. — Tige en fer recourbée, terminée à l'une de ses extrémités par une partie plate circulaire en forme de champignon, et de l'autre par une pointe qui sert à fixer cet ustensile dans un mur. On fait de^ portemanteaux en bois, en bambou, en fer, en cuivre, etc. Beaucoup sont montés sur platine et plus ou moins espacés. On nomme aussi les portemanteaux champignons.

Fig. 1. — Forte-bride en fer.

PORTE-SELLE, s. m. — Sous ce titre générique on comprend tous les genres de

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