PORTE-SOUDURE. — PORTER
supports, fixes ou mobiles, qui dans les selleries serrent à porter les brides, les harnais ,
Fig. 2. — Fortc-harnois fixe en fer.
les selles, etc. L'industrie a créé un grand nombre de modèles spéciaux qu'on nomme
Fig. 3. — Porte-hiumais mobile en fer.
porte-hamaiSy porte-lrideSy porte-fouetSy porteselles, suivant que ces supports servent à
Fig. 4. — Porte-«elle mobile en fer.
porter des harnais, des brides, des fouets, des selles. On en fait en bois, en fonte et en fer poli. (Voy. nos fig. 1, 2, 3 et 4.)
PORTE-SOUDURE, s. m. — Les plombiers désignent sous ce terme un morceau de toile plié en quatre qui leur sert à relever leur soudure; ils emploient également un cuir souple et gras pour le môme usage.
PORTE-TAPISSERIE, s. m.— Fortes tringles en bois appliquées sur les murs, et sur lesquelles on cloue la toile devant recevoir les papiers de tenture ou les étoffes de tapisserie. — On applique aussi ce terme à la saillie de la corniche d'un appartement, soit que cette corniche fasse saillie sur les murs ou sur le nu d'un ouvrage.
PORTE-VITRE, s. m. — Paroi horizontale ou table du fléau de vitrier; c'est sur celle-ci que les vitres reposent sur une de leurs arêtes. (Voy. Fléau, infine.)
PORTÉE, s. /. — Ce terme a de nombreuses significations ; on l'emploie pour désigner : 1° la distance qui sépare deux points d'appui; dans ce sens, ce mot est synonyme aussi à'ouverture; ainsi on dit : la portée d'un arc, d'un pont, d'une travée, etc.; 2® c'est aussi la partie d'une plate-bande comprise entre deux colonnes ou deux pieds-di'oits; de même, la portée d'une poutre et la partie comprise entre ses deux points d'appui ; 3® le soromier d'une plate-bande ou l'arrachement d'une retombée ; 4° en charpenterie, c'est la partie d'une pièce de bois en porte-à-faux qui est engagée dans un mur en pierre ou en moellon, ou sur une pile ou colonne; 5® enfin, en plomberie, on uommQ portée la pièce de cuivre placée à l'une des extrémités d'un moule de tuyau et qui empêche le métal en fusion de s'échapper.
PORTER, V. a. — Ce terme est synonyme de soutenir : par exemple, une colonne, un pilier, portent le plancher ou la poutre d'un étage ; il est également synonyme de mesurer : par exemple, une pieiTC porte 4 mètres de longueur, 8 mètres de largeur et 2 mètres de hauteur ; on dit, dans le même sens, qu'une pièce de charpente porte 3 mètres de long et 0"',40 à^gros.
Porter de fond. — Appliquée à un mur.
POETEREAU. — POETIQUE.
à nue construction, cette expression signifie qae ce mur, cette constmction, etc., partent dn sol, des fondations, et s'élèvent à nn on plusieurs étages sans solution de continuité.
PoBTBB A CRU. — Tout corps qui s'élève directement du sol ou de tout autre point d'appui, sans avoir ni empâtement ni retraite, est dit porter à cru. Les colonnes qui possèdent des bases et des piédestaux, ou simplement des bases, ne portent pas à cru; mais les colonnes de l'ordre dorique grec dit ordre Pœslum portent à cru, puisqu'elles n'ont pas
Porter a faux. — C'est porter en saillie, en encorbellement. Les balcons en saillie portent à /aux. (Voy. Porte-a-faux.)
PORTEEEAU, s. m. — Construction en bois qu'on place dans certains cours d'eau pour élever leur niveau ; c'est une sorte de grande pale ou petite vanne. — En charpenterie, on désigne également sous ce même terme un bois ou fort bâton de brin qui sert à porter des pièces de bois du chantier dans un bâtiment ou ailleurs.
PORTIÈEE, s.f. — On nomme ainsi une double porte faite en étoffe tendue sur de grands châssis mobiles, ou bien de simples rideaux en étoffe lourde qui se placent devant des portes ou qui même les remplacent. Chez les Grecs et les Eomains, de même que chez les Orientaux, souvent les appartements, au lieu de posséder des portes intérieures en bois, avaient leurs baies fermées uniquement par des portières.
POETIQUE, 8.m. — Ce terme, dérivé du himportieus, sert à désigner une galerie couverte qui sert de promenoir ou de refuge en cas de pluie. La couverture de ces édifices est soutenue par des piliers, des colonnes ou des arcades. Les plafonds sont formés par des voûtes ou soutenus par des plates-bandes. — On désigne aussi sous ce terme toute disposition de colonnes seules ou accouplées et dégagées en forme Aq prostyle ou Aià péristyle. — Ces édifices sont souvent formés par deux rangs de colonnes, souvent aussi ils possèdent comme
fond un mur, et une colonnade comme façade. Beaucoup de monuments dans l'antiquité étaient entourés de portiques, principalement \<à% forum et les agora. C'est sous ces galeries que les personnes traitaient des affaires. Beaucoup de temples en possédaient également. On en rencontrait aussi aux abords des théâtres et des amphithéâtres, dans les gymnases, etc. A Athènes, il existait un grand nombre de portiques; l'un d'eux, qui était fort renommé, se nommait le Pœdle. On y voyait sur ses murs les chefis-d'œuvre de la peinture : c'étaient des ouvrages de Polygnote, de Micon, de Panœnus et de plusieurs autres peintres célèbres. Les murs étaient aussi décorés çà et là de trophées d'armes et surtout de boucliers enlevés aux Lacédémoniens et à d'autres peuples. (Pausanias, 1, 15.) Les principales peintures représentaient la prise de Troie, les batailles d'^noé, de Marathon^ et celle que les Athéniens livrèrent aux Amazones dans Athènes même. (Meurs., Athen. ait.,!, 5.) Le Pœcile était situé sur une place; vis-à-vis de ce portique, il s'en trouvait un second, celui d'Hermès (Mnésim., ap. Athen., 9, p. 404), parce qu'il renfermait trois hermès, c'est-àdire trois gaînes surmontées de la tête de Mercure. Sur ces gaînes on avait inscrit l'éloge que le peuple décernait non aux généraux, mais aux soldats qui avaient vaincu sous le commandement de ces capitaines. (-Sschin., m Ctésiphon.) On pouvait lire aussi en tête de ces gaînes des sentences de ce genre : a Ne violez jamais les droits de l'amitié i> (Plat., in El pp., t. II, p. 229; Suidas, in fferm.); ou bien encore : e: Prends toujours la justice pour guide. » — En Grèce, certaines sectes de philosophes se réunissaient sous les portiques : par exemple, les disciples de Zenon; aussi les nommait-on pour cela stoïciens, du terme grec atoa, qui signifie en effet portique. — A Eome, les portiques, tels que nous venons de les décrire, existaient non-seulement comme monuments publics, mais les maisons particulières luxueuses, les palais et les villas ellesmêmes en possédaient aussi, et parfois de très-remarquables. Les écrivains romains, Vitruve et Columelle (IX, 7, 4), nous fournissent des renseignements sur les dispositions