‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 4)Chapitre 129 sur 239 · STATION · texte numérisé non relu

STATION

ainsi dire, qu'on point d'appni servant às'appnyer, quand la personne se tient debout dans sa stalle. C'est une sorte de console en bois placée sous la sellette et qu'on nomme Misé- BICOBDE. (Voy. ce mot.) Ce n'est guère que vers le xi* siècle que la stalle porte sa miséricorde; antérieurement, souvent les stalles étaient en pierre et leur sellette ou siège ne se relevait pas; on les recourrait de coussins et de riches étoffes. Les stalles les plus anciennes que nous connaissions en France sont celles de la cathédrale de Poitiers, qui datent du milieu du XIII* siècle ; elles sont disposées sur deux rangs, les stalles hautes et les stalles basses, comme cela se pratique généralement dans les grandes églises. Parmi les plus belles stalles qui ezi£(tent en France, nous mentionnerons celles de la cathédrale d'Amiens, exécutées par Armand Boulin et A. Huet ; celles de l'église abbatiale de la Chaise-Dieu, en Auvergne, qui datent du xiv* siècle ; celles de la cathédrale de Rouen, qui datent du xv* siècle (1457), et dont PhiUbert Viart, maUre huchier de la ville, avait fait les dessins et commencé l'exécution; celles de Notre-Dame de Brou, près de Bourg en Bresse, dont quelques dét^ails du style de la renaissance, alliés à un style ogiTiJ fleuri ou flamboyant, liiontrent que ces stalles appartiennent bien à la dernière période du style ogival; enfin celles des églises de Saint- Mortain (Manche) et de Saint-Martin au Bois ( Oise ). On voit encore de belles stalles aux cathédrales d'Albi, d'Auch, de Rodez; aux églises de Pontigny, ii'Orbais, de Champeaux, de Salins, de Bue, de Pecquigny, etc. — En Suisse, on voit des stalles fort belles dans les cathédrales de Fribourg, de Lausanne et de Genève ( Saint-Pierre ). — Quant à l'Italie, nous n'essayerons pas môme de mentionner tons les modèles remarquables de stalles, dont la plupart sont en style de la renaissance ; citons seulement celles de la cathédrale de Milan, de Vérone, de Saint-Marc, à Venise, de Montréal, en Sicile, etc., etc. — La Belgique possède aussi de fort belles stalles d'une grande .richesse décorative; quelquefois même la surcharge de la sculpture alourdit les proportions heureuses qu'auraient ces mêmes stalles, si elles étaient simplement moulurées.

Les principaux éléments qui entrent dans la composition d'une stalle sont : le marchepied ou socIa; la sellette, ou siège sur lequel on s'assied; la miséricorde ou patience, petite console posée en dessous de la sellette; le dossier, sur lequel on s'adosse; la, parclose, espèce d'échàncrure qui circonscrit l'enceinte même des stalles et qui est terminée par deux extrémités nonunées accotoirs ou accoudoirs, parce qu'elles servent à appuyer les bras, les coudes, lorsque la miséricorde est levée. On donne aussi souvent aux accoudoirs le nom de museaux, parce que souvent ils représentent des têtes, des museaux d'animaux; du reste, on donne également le nom de museaux aux têtes des animaux fantastiques placées sur le rampant de la partie antérieure de la parclose, et qui servent conmie les précédents à appuyer les bras et par suite les coudes, mais quand la sellette est abaissée. Enfin les stalles d'une grande richesse portent un Aau/ dossier, placé au-dessus du dossier proprement dit, lequel haut dossier supporte lui-même un dais ou couronnement.

On donne le même nom, dans un théâtre, dans un omnibus ou une voiture publique, à une place séparée par des bras en fer recouverts de bois ou de velours.

Stalle d'ëcubie. — Séparation en bois qu'on établit dans les écuries pour marquer à chaque cheval sa place ; il en existe un grand nombre de types, depuis la barre, le bat-flancs, jusqu'au boxe. On nomme stalle volante celle qu'on peut déplacer, et stalUfixe, au contraire, celle qui est fixée à demeure. — Au mot Éoc- EIB, § des Séparations, le lecteur trouvera divers genres de stalles.

STATION, s.f. — Lieu dans lequel on s'arrête. Par cette définition, on peut voir qu'il existe une grande variété de stations, mais nous ne nous occuperons ici que de deux genres.

V Dans les opérations de nivellement, on nomme station le point sur lequel a été posé le niveau et qui a servi à prendre un repère, une cote, etc.

2*" Dans les voies ferrées, une station est un lieu dans lequel s'arrêtent les trains de voyageurs ou de marchandises ; de là divers gen-

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