‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 4)Chapitre 132 sur 239 · STRIE · texte numérisé non relu

STRIE

tronquée, un obélisque^ un terme ^ enfin un monument quelconque en pierre, en marbre, sur lequel on gravait des inscriptions, surtout des inscriptions funéraires. ( Pline, H. N,, VI, 32.) (Voy. CiPPB, Obélisque, Teeme.)

STEMMA. — Terme d'antiquités, dérivé du grec (jreVfxa, et qui signifiait, guirlande décorée de bandelettes de laine, telles qu'on en portait sur la tête en guise de couronne. Les bœufs destinés aux sacrifices portaient aussi le stemma,

STÈRE, 8. m. — Mesure de capacité qui est employée pour mesurer les bois de construction et ceux de chauffage; c'est un mètre Cube.

STÉRÉOBATE, s. m. — Ce terme, employé par Vitruve (IV, 3, 1) comme synonyme de styïobate, sert à désigner un soubassement sans moulures qui affecte la forme d'un . vaste socle. Dans notre langue, ce terme ne serait donc pas tout à lait synonyme de stylobaie, car celui-ci porte des moidures haut et bas, c'est-à-dire une corniche et une base. (Voy. Stylobate.)

STÉRÉOMÉTRIE, s. f. — Science qui s'occupe de la mesure des solides.

STÉRÉOTOMIE, «./.— Science qui s'occupe de la coupe des solides, tels que pierres, bois de charpente, etc.; c'est une application de la géométrie descriptive. Ce terme est dérivé du grec ateped^, solide, et tojx^ coupe. Plus un architecte est versé dans cette science,

stéréotomie.

plus il a de la facilité à résoudre des problèmes très-difficiles qui se présentent dans la construction des trompes, des voûtes biaises, des berceaux rampants, des voussures et arrière-voussures. — Une fois les pierres taillées,

on les marque des deux signes que montre notre figure ; le n® 1 indique le dessus de la pierre, et le n° 2 le dessous.

STIL DE GRAIN. — Voy. Graine d'Avignon.

STOA. — Terme d'antiquités, dérivé du grec, et qui signifie Portique. (Voy. ce mot)

STORE, s. m. — Rideau en coutil monté sur un cylindre de bois autour duquel il s'enroule par divers mécanismes. On fait des stores en calicot peint, en bois taillé, en jonc ou en lamelles de 0",003 de largeur. On les utilise pour diminuer le jour ou les rayons solaires aux devantures de boutiques, dans les serres, etc. On fait également des stores en fer; ils sont formés de lames de tôle qui s'enroulent sur un cylindre et qui servent à fermer de petites baies. — Voici les éléments qui entrent dans la composition d'un store pour devantures de boutiques : le rouleau, ou tube en fer creux, qui porte, d'un bout, une joue servant à arrêter la toile, et, de l'autre bout, une roue dentée en cuivre qui forme le côté d'une boîte renfermant le pignon, le cliquet et le rocJier. — Les petits stores de croisées ont leurs cylindres en bois, garnis de viroles et de poulies en cuivre; on les manœuvre au moyen de cordelettes et de fils de tension : en tirant sur la cordelette, elle se déroule, et le store monte; en la lâchant, au contraire, la tringle de fer fixée au bas du store entraîne l'étoffe, la corde s'enroule sur l'extrémité du cylindre disposée à cet effet, et le store s'abaisse.

STRAPONTIN, s. m. — Petit siège qui peut s'abattre comme un abatant ; de là l'origine de son nom (stratus, couché, étendu, et pons, pont , qui peut s'abaisser et s'élever comme un pont-levis). Dans les théâtres, on en dispose entre les banquettes, afin de gagner des places pour les spectateurs.

STRIE ou STRIURE, s. /. — Cannelure avec 'son listel de la colonne cannelée. (Voy. Cannelure.)

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