STÈLE
statnaireB français. Cela tient^ sans doute, aux immortels chefs-d'œuvre que nous ont légués Tantiquité et les temps antérieurs à Tépoque moderne. Et cependant nous pouvons bien dire que y de tous les arts français , c'est encore la sculpture^ surtout la statuaire, qui tient le premier rang. La célébrité de nos maîtres est universelle; tous ceux qui s'occupent d'aït connaissent les David d'Angers, les Pradier, les Duret, les Barry, les Carpeaux, les Guillaume, les Chapu, les Jouflfroy, les Millet, les Bartholdi, les Dubois, les Mercier, les Ottin, les Blanchard, et tant d'autres encore parmi la jeune pléiade qui s'élève de jour en jour plus haut et qui peuplera dans un prochain avenir le panthéon de la sculpture française.
Suivant ce que personnifient les statues, suivant leur destination, suivant la position qu'elles ont, on donne aux statues des noms divers; on nomme :
Statue allégorique, la statue qui personnifie un élément de la nature, un vice, une qualité, etc. Sont des statues allégoriques celles qui personnifient l'eau, l'air, le feu, le printemps, l'automne, un fleuve, une rivière : le Rhône, le Nil, par exemple ; la force, la justice, la guerre, la paix, etc.
Status colossale, une statue beaucoup plus grande que nature, comme le colosse de Bhodes dans l'antiquité ; la statue qui symbolise l'indépendance américaine, et qui sert de phare dans le port de New- York. Ce colosse en bronze est l'œuvre de notre compatriote Bartholdi; la tête a figuré à l'exposition universelle de 1878.
Status oardltide, pebsique, une statue employée en guise de support à la place de pilier ou de colonne. (Voy. Caeiatidb.) On les nomme aussi atlantes et téîanwns.
Statue gubule, une statue antique assise sur un siège nommé sella curulis (chaise enrôle). Les sénateurs romains sont souvent représentés assis sur cette chaise.
Statue équestre, une statue représentant un personnage à cheval. Deux statues équestres célèbres sont celles du Coleone, à Milan, et d'Henri IV, sur le Pont-Neuf, à Paris.
Statue pédestre, celle qui représente un personnage à pied. Ce sont les plus répandues.
Statue en gaine, celle qui n'a que le haut du corps et dont le bas est remplacé par une sorte de piédestal ou scabellon. (Voy. Gaine.)
Enfin, dans l'antiquité, on nommait : statua palvdata, la statue qui représentait un empereur vêtu d'un long manteau; statua tJhoracata, la statue d'un militaire ne portant pour tout vêtement que sa cotte d'armes ; statua loricatay celle d'un simple soldat; statua trabeata, la statue d'un sénateur ou d'un augure vêtu de la trabea ou toge de pourpre (Val. Max., II, 2, 9 ; Ov., Fast., I, 37 ) ; statua togâta, la statue vêtue d'une toge simple ; statua tunicata, la statue portant tunique; enfin, statua stolata, la statue représentant une femme vêtue de la stola, c'est-à-dire d'un vêtement qu'elle portait sur sa tunique (Petr., Sat., 81 ; Senec, de Vitâ heafâ , 13 ).
Fig. 1. — stèle antique.
STÈLE, s.f. — Ce terme, dérivé du grec
l^MMi^
^!:i^i;ii'i7ti'ii!i
Fig. 3. — stèle antiqne.
a-nîXy), sert à désigner un cippe, une colonne
STEMMA.