‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 4)Chapitre 145 sur 239 · TENAILLE. — TENON · texte numérisé non relu

TENAILLE. — TENON

Virg., ^neid,, IV, 56.) — De même que les Grecs, les Bomahis avaient le iemplum in anlis composé du pronaos (vesHbulum anticum\ d'un sanctuaire {cella ou naos). Ils avaient également des temples prosfyîes, amphiprostyles ; ces derniers étaient composés du pronaos, de la cella ou naos et de Yopisthonaos OTxposticum ; enfin des t&m^\e& périptères, dtptères et pseudo-péripières. Comment ces temples étaient-ils éclairés ? C'est là un grand problème longtemps discuté et que nous croyons résolu par les diverses hypothèses que nous avons présentées au mot Hypèthbe. — Voy. ce mot et Rouaike {Archihcture),

Temple, s, m. — Outil de charron, employé aussi parfois par les charpentiers.

TENAILLE, s. /. — Outil en fer composé de deux branches mobiles réunies un peu au-dessous de leur mors ou extrémités supérieures par un fort clou à tête rivé du côté

Fig. 1. — Tenailla ordinaire.

Opposé. Les tenailles s'ouvrent et se resserrent pour retenir ou arracher au moyen de leur mors, La tenaille ordinaire (fig. 1), employée également par le serrurier, le vitrier, et le menui-

Fig. 2. — Tenaille à chanfrein.

sier, sert à arracher des goupilles, des clous, des crochets, etc. On la nommait autrefois tricoise. Les serruriers emploient des tenailles pour tenir le fer à la forge ou sur l'enclume; ils en possèdent de droites, de crochues, et d'autres qui tiennent lieu d'étampes. On nomme tenaille à chanfrein (fig. 2) une sorte de morda-

chsy qui se place dans Tétau; elle porte d'un bout une charnière et de l'autre bout des mors renversés ou inclinés qui permettent de pouvoir chanfreiner les pièces saisies par ces mors. On donne également le nom de tenaille à vis à un petit étau à main, qui sert à maintenir fixes de petits ouvrages, tels que clefe, charnières, etc. (Voy. Étau, fig. 3.) — Les treillageurs emploient des tenailles qui diffèrent de la tenaille ordinaire en ce que leurs têtes sont plus petites et aplaties en dessus. Les mors de ces tenailles sont acérés et tranchants, afin de pouvoir couper le fil de fer, les pointes, les fils de ssinc, etc.

TENAILLON, s. m. — Ouvrage de fortification qui se trouve placé sur chacune des faces d'une demi-lune, dont il laisse le saillant découvert.

TENETTES, s. f. pi. — Petites tenailles qui servent à tenir des objets qu'on étame.

TÉNIA, s. m. — Petite bande ou filet, placé sous les triglyphes, qui sépare la frise dorique de l'architrave. (Vitruve, IV, 3, 4.) On écrit aussi tœnia; il existe aussi le diminutif tœuiola, qu'on donne à toute petite bande. (Columelle, XI, 3, 23.)

TENON, s. m. — En maçonnerie, c'est une saillie ronde ou carrée, pratiquée sur la rive d'une dalle pour entrer par encastrement dans une entaille faite sur la rive de la dalle voisine. On nomme aussi tenon une forte saillie ménagée à chaque extrémité d'une colonne; de ces saillies, l'une pénètre dans un trou ménagé sur la base, et l'autre dans le chapiteau de la colonne. — Ce terme est surtout employé en menuiserie, où il existe, du reste, de nombreux genres de tenons; c'est l'extrémité élégie d'une pièce de bois qui doit s'assembler dans une autre qui est creuse : par exemple, dans l'assemblage à tenon et mortaise. Suivant la forme de cet élégissement, on nomme :

Tenon en about, le tenon coupé parallèlement à l'entaille du joint dans un assemblage k onglet ou en fausse coupe ;

Tenon a peigne, un tenon rapporté et

TENONNER. - TÉRÉBENTHINE.

collé dans les trayerses droites, surtout dans les trarerses cintrées : on dénomme ainsi ce tenon parce que des gonjons de son épaisseur entrent dans la trayerse, ce qui lui donne Taspect d'un grand peigne;

Tenon a queue d'arondb ou d'hieondb, celui taillé en queue d'hirondelle, c'est-à-dire dont l'about est plus large que le décollement ;

Tenon a benfobt^ le tenon auquel on a conseryé un épaulement à son collet : on ne le.pratique guère que sur les grosses pièces;

Tenon flotté, un tenon qui assemble deux pièces de bois superposées, mais qui ne doiyent fisdre qu'une : l'épaisseur des deux pièces réunies est égale à celle à laquelle on l'assemble; la mortaise pratiquée dans celleci est donc de même épaisseur que le tenon foumi*par les deux pièces jointes ;

Tenon a touenissb, le tenon qui correspond à un grand joint et qu'on coupe d'équerre à la pièce, a£n de lui faciliter son entrée dans la mortaise : on utilise des tenons à toumisse pour réunir les aisseliers ou jambettes à d'autres pièces.

TENONNER, v. a. — Placer des tenons; assembler des pièces de bois ou de charpente à l'aide de tenons.

TENTURE, 8./. — Reyêtement des surfaces intérieures des habitations ayec des étoffes d'ameublements ou des papiers peints, dits aussi papiers de tenture. — Nous n'ayons à nous occuper que de ces dernières tentures. On pose les papiers peints directement surles murs, après ayoir égrainé les parois; ou bien encore on les pose sur du papier bulle ou gris, ou enfin sur une toile grossière, une sorte de gros caneyas. On passe souyent la ponce sur le papier gris pour lui ôter les grains ou impei^ections qui pourraient paraître méme^ sur le papier de tenture, surtout si celui-ci est uni et glacé. Dans les appartements où il existe déjà de yieilles tentures, on doit les arracher; ou bien, si elles tiennent parfaitement sur le mur, on doit les poncer, ce qu'on nomme égrainer. (Voy. Collage.) —

Les papiers yeloutés imitant le yelours et le drap sont souyent dénommés tenture de velours, tenture de drap; toujours ces papiers de luxe, qui yalent 10 et 15 francs le rouleau, sont tendus sur des toiles clouées sur des tringles formant châssis, ou tout au moins sur des papiers gris. — On a cherché de nombreux moyens d'empêcher l'humidité des murs, surtout dans les rez-de-chaussée, d'attaquer les papiers de tenture; on a employé diyers hydrofuges : celui qui, sans contredit, rend d'excellents seryices, c'est l'enduit Oandelot, qu'on applique sur les surfaces humides. On obtient aussi, dans certains cas, de bons résultats en couchant le mur humide ayec une peinture de minium. Enfin, un excellent moyen, très-économique, moyen que nous ayons souyent employé et qui nous a donné des résultats très-satisfaisants, consiste à coller sur les murs humides du papier goudronné, celui que les emballeurs emploient pour &ire les paquets; on pose le côté noir, c'est-à-dire la face goudronnée contre le mur, puis on pose dessus les papiers de tenture. On a également préconisé des papiers de plomb ou d'étain; mais ils ne sont d'aucune efficacité; bien plus, dans certains cas, nous les croyons nuisibles, car ils amassent quelquefois sur leur surface une buée qui provoque souvent de l'humidité.

TEOCALLI. — Voy. Mexicaine {Architecture),

TEPIDARIUM. — Terme d'antiquités romaines qui désignait une pièce dépendant d'un établissement de bains. Le tepidarium était souvent chauffé par un hypocauste; il y régnait une température moyenne, parce que le baigneur séjournait quelques instants dans le tepidarium avant de passer dans le bain de vapeur ou sudatorium. (Voy. Bain, Hypooaustb et Theemes.)

TÉRÉBENTHINE, s. /. — Résine, plus ou moins transparente, que l'on extrait par incision de différents arbres, notamment des conifères, tels que le pin, le sapin, le mélèze, etc. Cette substance entre dans la composi-

TERME

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