‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 4)Chapitre 148 sur 239 · TERRE-PLEIN. — TÊTE · texte numérisé non relu

TERRE-PLEIN. — TÊTE

Tbbrb végétale, une terre douce, onctnense aa toucher, provenant de détritus de plantes et qui n'est pas mélangée avec du sable, du gravier et d'autres terres ;

Terre de Hollande, une sorte de terre des environs de Cologne, qui, cuite comme le plâtre et broyée sous des meules, fournit, mélangée avec de la chaux, un mortier hydraulique.

Enfin, certaines teiTes sont mélangées naturellement avec des oxydes métalliques; aussi les emploie-t-on en peinture. On nomme :

Terre d'Ombre ou terre de CoLOGKE,une terre argileuse brune, plus ou moins rouge suivant qu'elle contient plus ou moins d'oxyde de fer ; et même, quand elle est très-chargée de cette dernière substance, on la soumet à l'action du feu pour la calciner le plus possible; on obtient alors une nouvelle substance qu'on nonmie terre de Sienne brûlée, parce qu'en effet, c'est dans les environs de Sienne qu'on l'a obtenue pour la première fois : toutes ces terres s'emploient à l'eau, à la colle ou à l'huile;

Terre de Cassel, une argile très-brune, parce qu'elle est fortement chargée d'oxyde de fer, et qu'on utilise de la même manière que les terres de Sienne, d'Ombre ou d'Ombrie, etc.

Terre cuite. — Sous ce terme, on désigne un grand nombre de produits employés dans la construction, tels que Briques, Carreaux, Tuiles et Poteries. ( Voy. ces mots.) La terre cuite a toujours été un élément indispensable de la construction ; aussi a-t-elle été employée de toute antiquité, d'abord comme un matériau, ensuite comme élément décoratif. — Au mot Étrusque {Art)y nous avons donné des spécimens remarquables de terres cuites étrusques ; aux mots Palmette et Antéfixb, le lecteur pourra voir d'autres spécimens appartenant à l'art grec et à l'art romain; enfin notre planche LXXXIX donne dans toute leur valeur d'autres types d'antéfixes en terre cuite remarquables. A part les antéfixesjles chéneaux, les frises, les acrotère^, les statues, groupes et bas-reliefs, l'antiquité a surtout produit une énorme quantité de vases en teiTC cuite, vases qui servaient à

toutes sortes d'usages, mais principalement à la décoration; souvent même ces vases nous ont révélé des scènes historiques ou mythologiques d'un haut intérêt. (Voy. Vases.) Dans ces temps modernes, on n'a pas tiré assez parti de la terre cuite pour la décoration; au' XVI® siècle, on a surtout utilisé la terre cuite émaillée, c'est-à-dire la Faïence. (Voy. ce mot.)

TERRE-PLEIN, s. m. — Amas de terre rapportée entre des constructions, des murs solides, soit pour créer des chemins ou des routes sur de mauvais fonds, soit pour réjBonforter des parties de fortifications tout en ménageant les matériaux de prix. Bien des villes de l'antiquité avaient des murailles épaisses et solides dont l'intérieur était formé avec des terre-pleins. Au mot Miutairb (Architecture), nous avons donné (fig. 7 à 12) une partie des murs de Pompéi, ainsi construits.

TÊTE, 8./. — En architecture, ce terme s'applique à des objets très-divers; mais en

Fig. 1. — Têtes plates (ornement roman).

général on nomme tête tout ce qui forme la partie principale et placée en avant d'un

Fig. 2. — Tètes saillantes.

objet ; ainsi on dit : tête de voussoir, tête de claveau, tête de mur, pour désigner les faces

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