TH0L08. — TIERS-POINT
Par le fragment de cette lettre, peut-être un peu emphatique, de l'antiquaire Winckelmann, on peut voir combien a été regrettable la destruction des thermes de Nîmes.
THEfiMEB DE PoiTiERS. — Ccs thermes occupent une surface de près de 8 hectares. Malheureusement les fouilles entreprises ne permettent pas de dire encore comment était disposé ce vaste édifice. Il a été construit très^certainement à une époque de décadence, si nous en jugeons par les détails de sculpture^ ainsi que par les profils des bases des colonnes et des chapiteaux. Les fouilles assez récentes ont mis à jour deux vastes salles et une grande partie des hypocaustes. — Sur l'emplacement de ces thermes se trouvent de nombreuses maisons (60 environ), une église et trois ou quatre rues.
Thermes du palais de Julien. — Ce qu'on nomme à Paris les thermes de Julieriy le palais des Thermes^ n'a sans doute jamais fait partie des thermes publics. Nous pensons que ces restes de bains n'étaient qu'une dépendance du palais d'un empereur^ probablement de Constance Chlore, qui aurait fiût bâtir son palais au commencement du iv** siècle. C'est donc d'après une opinion erronée qu'on a dénommé ces ruines palais des ther- MBS de Julien. Il subsiste de ces ruines deux pièces quadrangulaires qui mesurent, l'une 20 mètres de longueur sur 11 mètres de largeur, Tautre 9"',75 sur 6",75. Elles sont voûtées en maçonnerie ; la voûte en arête est plein cintre ; elle repose sur des massifii de maçonnerie construits par assises de moellons et de briques alternées. La retombée des voûtes porte sur des corbeaux qui représentent des proues de navire» — Voy. Romaine (Archifecture).
ÏH0L08 ou THOLUS. — Coupole ou dôine servant de couverture à un édifice circulaire. (Vitr., IV, 8, 7; Ovide, FasL, VI, 282 et 296; Martial, 1, 59.) Sur une médaille de Néron représentant le macellum moffnum (la gi*ande boucherie), nous voyons un th^olos couvrant le bâtiment central.
ÏHUYA, 8. m. — Arbre des pays chauds, de la famille des conifères, quiest très*em-
ployé comme bois de placage. Le thuya et surtout les loupes de thuya sont très-mouchetées et couvertes de fines veines extrêmement colorées.
THTMÉLÉ, 8. m. — Ce terme, dérivé du grec OujasXt), désigne un lieu de sacrifice, tel qu'un autel, un temple ; mais il désigne surtout le petit autel de forme carrée qui était dédié à Bacchus, lequel autel était placé en avant du théâtre grec. Le théâtre romain n'avait pas de thymélé. (Voy. Théâtre.)
THYRSE, 8. m. — Long bâton, sorte de javelot ou de lance (Macrob., Sat, 1, 19 ; Senec.^ ffer.fur., 904) dont la pointe était cachée ou entourée d'une touffe de lierre ou de feoilles de vigne; mais la pomme de pin formait surtout le principal ornement du thyrse, qui était aussi entouré d'une tige de lierre ou d'un pampre de vigne. Les prêtres de Bacchus portaient le thyrse dans leurs processions et dans les diverses cérémonies du culte en l'honneur de ce dieu. (Horace, Od., II, 19, 8.) Le prêtre qui portait cet instrument sacré ee nommait thyrsiger ou (hyrsitenens (porte-thyrse); du reste, le même titre était commun à Bacchus, à ses compagnons et à ses prêtres. (Senec, Med.^ 110.)
Quelques peintures de Pompéi montrent des ihyrses et des (hyrsiger.
TIERCEFEUILLE, s.m. — Synonyme de Trèfle. (Voy. ce mot.)
TIERCERON, s. m. — Nervure d'une voûte d'arête, qui, partant des angles de la voûte, va se réunir à une lierne en passant entre les croisées d'ogive et les arcs-doubleaux. (Voy. NerVïtre.)
TIERCINE, «./. — Tuîle réduite sur sa largeur suivant l'exigence de la place qu'elle doit occuper. On l'utilise pour compléter le rang d'ardoises ou pureau, près d'un solin ou d'une ruellée.
TIERS-POINT, «. m. — Lime fine à section triangulaire> qui sert aux serruriers^