‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 4)Chapitre 17 sur 239 · POSER · texte numérisé non relu

POSER

on voit parix)nt des colonnes, des niches, des statnes, des bas-reliefe, des peintures, de la dorure, des mosaïques, etc. — Les bâtiments du couvent ne renferment pas. moins de 875 pièces, environ 300 cellules et plus de 5,000 portes ou fenêtres. L'ensemble du palais de Mafra forme un carré régulier de 248 mètres de côté. La façade principale est divisée en trois corps de bâtiment distincts ; au centre se trouve l'église, dans l'aile nord la résidence du roi, dans Taile sud celle de la reine. Dans le palais du roi, on peut voir deux salles magnifiques : l'une sert de galerie pour les tableaux des peintres portugais de l'école moderne ; l'autre est la salle du baise-main, décorée de magnifiques fresques.

Bibliographie. — J. Murphy, Traveh in Portugal, 1 vol. in-4° , Londres, 1795 ; — J. Taylor, Voyage pittoresque en Espagne et en Portugal, 2 vol. in-8o, Paris, 1827 ; — C. F. de Wiebekiog, Architecture civile théorique, etc., 4 vol. in-4®, Munich, 1829 ; — Ferd. Denis, V Univers pittoresque, Portugal, 1 vol. in-8°, Paris, 1846 ; — A. Raczinski, les Arts en Portugal, 1 vol. in-8<», Paris, 1846 ; du même. Dictionnaire historico-artistique du Portugal, 1 vol. in-8°, Paris, 1847 ; — E. Bégin, Voyage en Espagne et en Portugal, 1 vol. gr. in-8*', Paris, 1853 ; — Aug. Bouchot, Histoire du Portugal, 1 vol. in-12, Paris, 1854 ; — Catalogue de la section portugaise, Exposition universelle de 1867 , 1 vol. in-8°, Paris, 1867; — Société centrale des architectes, Conférences internationales, broch. in-8*', Paris, 1867 ; — J. da Silva, Mémoire descriptif sur V Église monumentale de Belem, 1 vol. in-8°, Lisbonne, 1867; du même, Mémoire archéologique sur les anciens monuments du Portugal, 1 vol. in-4'>, Lisbonne, 1868; — Congrès international d*anthropologîe et d'archéologie préhistoriques, Compte rendu, 2« session, 1 vol. in-8®, Paris, 1868.

POSE, 8.f. — Mise en place de divers objets, de matériaux, etc. Ainsi on dit : la pose des pierres, la pose des sonnettes, des grilles, des serrures, etc.

Pose des pierees. — On commence par présenter la pierre dans l'emplacement qu'elle doit occuper, en ayant soin de la faire poser sur des cales en bois d'une épaisseur égale à celle qu'on désire donner au joint de mortier; les cales sont ordinairement posées aux quatre coins de la pierre; on soulève alors la

pierre au moyen de la louve, on lui fait faire quartier, on brosse et on nettoie le lit de dessous de cette pierre ainsi que le lit de dessus de la pierre qui doit la porter. Si les pierres sont tetidres et spongieuses, on les arrose, puis on étale une couche de mortier fin sur la pierre déjà en place qui doit porter celle qu'il s'agit de poser ; cette dernière est mise en place ; alors le poseur frappe dessus avec un pilon ou un maillet de bois, jusqu'à ce que le mortier souffle sur tous les joints laissés libres. Les maçons ont souvent l'habitude de laisser les cales sous les pierres ; il vaut beaucoup mieux les retirer, quand on le peut. — Pendant la pose , l'ouvrier doit éviter d'épaufrer les pierres ou d'y faire des balèvres, car ces accidents obligent à faire des ravalements dispendieux. La pierre une fois posée sur son lit de mortier, il ne reste plus qu'à faire pénétrer le mortier dans les joints verticaux, ce qui se fait avec la fiche en fer, à moins qu'on ne remplisse ces joints avec un coulis en plâtre, ce qui est ordinairement une mauvaise opération. (Voy. Fiche, Coulis et AUGET.)

Pose des Briques. — Voy. Briqubtage et Bbiqueteub.

POSEE, V. a. — Ce terme est fréquemment employé en construction, soit seul, soit avec d'autres termes. Il sert à indiquer diverses opérations ; ainsi, faire la pose d'un ohjet^ poser un objet, signifie le mettre à la place définitive qu'il doit occuper. Poser une pierre, une charpente, c'est les mettre en place et les y assujettir ; d'où les expressions dépose et déposer, qui signifient tout le contraire, c'est-à-dire enlever d'une place.

Poser a sec, signifie en général construire sans mortier : les murs à pierres sèches sont construits sans mortier. Dans l'antiquité, un grand nombre de monuments possédaient de grandes assises de pierres qui étaient posées à sec les unes sur les autres.

Poser a cru, c'est construire un mur sur le sol même, c'est-à-dire sans fondations : on peut poser à cru des poteaux, des étais, des murs et des cloisons, enfin des constructions de peu d'importance.

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