‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 4)Chapitre 19 sur 239 · POSTES. — POT · texte numérisé non relu

POSTES. — POT

POSTES, *./. pi. — Ornement courant qni consiste en nne sorte d'enroulement qui se reproduit sans cesse et qui figure des volutes qui ont Tair de se courir les unes après les autres, ce qui lui a valu ce nom de postes.

Postes.

On exécute cet ornement en peinture, en sculpture, en gravure sur métaux. Les serru- 'riers Tutilisent largement pour la décoration de panneaux de grilles, de balcons, de rampes d'escalier, etc.; ils s'en servent surtout comme décoration des frises.

POSTICHE, adj. — Ce terme, dérivé de V[ta\ienjH)8ticio, qui signifie ajouté, fait après coup, sert à désigner des ouvrages qu'on rapporte à des bâtiments, à des décorations, pour simuler des pendants, des objets qui sont placés pour faire symétrie. Ce terme a beaucoup vieilli; ainsi aujourd'hui, en parlant d'une porte rapportée dans un intérieur comme simple motif de décoration, on ne dit pas Txnt porte postiche, mais une porte feinte, une fausse porte.

POSTICUM. — Ce terme sert à désigner la face des temples amphiprostyles opposée à la face antérieure, qu'on nommait pronaos ; c'était rôTTiffôdoofxcK, l'^iriaxiov des Grecs.

POSTSCENIUM. — Terme latin qui désignait dans le théâtre romain la partie située derrière la scène {post, scena), et dans laquelle se retiraient les acteurs, soit pour attendre leur entrée en scène, soit pour se costumer. Dans Lucrèce (IV, 1179), ce terme est employé au propre et au figuré dans le sens que nous donnons au mot coulisses dans notre langue. (Voy. Théatrb.)

POT, s. m. — Vaisseau en terre cuite af-

fectant des formes très-diverses et qu'on emploie pour les hourdis des planchers, surtout pour les planchers en fer. (Voy. Poteries.) —

Flg. 1.— Pot àooUe.

On désigne aussi soiis ce terme une cuvette en forme de tronc de cône qu'on pose dans les garde-robes demi-anglaises. Pot a colle. — Vase en cuivre rouge qui

Flg. 8. — Pot h colle.

sert à faire fondre au bain-marie la colle forte employée par les menuisiers. Nos figures montrent trois modèles ordinaires : ceux en forme de marmite, représentés par' nos figu-

Fig. 8, — Pot à oolle au pétrole.

res r et 2, sont chauffés au feu ; celui représenté par notre figure 3 est chauffé au pétrole. Ces trois modèles sont à double enveloppe; l'une d'elles est le pot à colle proprement dit, la seconde forme le récipient qui contient l'eau et que lèchent les flammes quand on fait chauffer la colle.

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