I. — Cheminées ordinaires
IL — Cheminées ventilatrices.
IIL — Cheminées d'appel.
a. — Appel par en haut (combustible brûlé dans le haut de la cheminée ou près de son extrémité).
&. — Appel à niveau.
f . — Appel par en bas ( combustible brûlé directement dans le bas de la cheminée).
d. — Appel par des appareik intermédiaires de transmission de la chaleur recevant leur chauffage d'un foyer placé à distance.
a. — Appel par la vapeur envoyée directement dans la cheminée.
Deuxième division.
Appel par un appareil mécanique aspirant, mis en mouvement par un moteur.
a. — Machines aspirantes à piston.
h. — Machines aspirantes à cloche plongeante.
c. — Vis pneumatique de Motte.
d, — Ventilateur à ailes planes, à ailes courbes, et en hélice. (Voy. Ventilateur.)
Troisième division.
Ventilation mécanique par refoulement, en employant les ventilateurs.
Quatrième division.
Ventilation par insufflation (air comprimé).
11 ne suffit pas d'étudier et d'appliquer
dans les locaux un bon système de venti-
lation, il faut encore pouvoir s'assurer de son bon fonctionnement et pouvoir aussi contrôler la régularité et l'efficacité de son service : c'est dans ce but qu'on a imaginé divers appareils ou instruments, dont l'un, l'anémomètre, rend ^de grands services. Voici comment on se sert de cet instrument. (Nous nous contentons de reproduire ici textuellement ce que nous avons dit page 201 de notre Traité de chavffage et de ventilation.)
L^ expérience a démontré qu'avec des anémomètres Ton peut déduire la vitesse de Tair du nombre de tours des ailettes au moyen de la relation de la formule suivante :
V étant la vitesse en une seconde;
a, un terme constant qui exprime la vitesse de Tair à laquelle commence à tourner le moulinet ;
h^ un nombre constant ;
Ty le nombre de tours des ailettes en une seconde.
Pour faire une observation anémométrique , on amène à zéro les deux roues en soufflant sur le moulinet ; on place ensuite Tanémomètre dans une partie des conduits parcourus par Tair, et, autant que possible, dans un milieu où la vitesse soit à peu près uniforme et constante. C*est pour obtenir ces conditions qu'il faut engager Tanémomètre à une certaine profondeur dans rorifice où Ton veut mesurer la vitesse du courant d'air. On met l'appareil en marche pendant quelques minutes, et du nombre de tours faits dans ce laps de temps l'on déduit celui qui correspond à une seconde, ce qui permet de déterminer la vitesse V ; on multiplie ensuite cette vitesse par l'aire de section de l'orifice où l'observation a été faite. L'aire de section est exprimée en mètres carrés. On obtient ainsi le volume d'air écoulé en une seconde ; on multiplie ce volume par 3,600 pour avoir la vitesse à l'heure. — Quand le conduit de la ventilation est très'large, il faut placer l'appareil en divers points et bien inscrire les résultats pour en tirer une moyenne. Quand l'orifice a une petite section, ou qu'il est grillagé, ce qui arrive assez souvent, il faut bien se garder de placer l'appareil au-dessus ou au devant de cet orifice et prendre la moyenne de ces deux observations ; en opérant ainsi on pourrait commettre de graves erreurs. Quand on se trouve dans ces cas, il faut faire préparer un tuyau de tôle en forme d'entonnoir dont la section épouse exacte-
VENTILEE.
VERANDA.
ment d*uii côté la section de Torifice, et à Tintérieur de cet entonnoir 'on place sur une platine Fanémomètre. On doit avoir soin de luter soigneusement, avec un mastic quelconque, le tuyau avec l'orifice, afin d*être certain que tout Tair de ventilation passe par Tentonnoir.
En mettant les anémomètres en rapport avec des compteurs électriques, on peut suivre d'heure en heure, ou matin et soir, la régularité et le bon fonctionnement d'un service de ventilation. Dans les grands établissements , on devrait établir les compteurs dans le cabinet dn directeur, qui pourrait ainsi se rendre compte à chaque instant de l'efficacité et des résultats de la ventilation. Ces dispositions sont indispensables dans les grands établissements publics , notamment dans les hôpitaux.
La ventilation est souvent combinée avec le chauffage, surtout pendant Thiver; aussi les autres instruments de contrôle sont : le thermomètre, qui sert à mesurer le degi'é de chaleur de Tair de ventilation, et l'hygromètre, qui sert à apprécier la quantité d'eau contenue dans l'air introduit pour la ventilation, et celui qui sort chauffé de la chambre de chaleur. — Comme complément de cet article, voyez Chauffage et divers articles du dictionnaire se rattachant au même sujet, notamment Théâtre, § Chauffage et ventilation.
Ventilation. — Terme de jurisprudence. Action de ventiler, c'est-à-dire d'évaluer une ou plusieurs portions d'un tout relativement au prix total, et non eu égard à la valeur réelle.
VENTILER, V. a. — Donner de l'air par un moyen quelconque ; renouveler l'air d'un local clos, dans lequel l'air est confiné. C'est aussi pratiquer des ouvertures pour faire arriver de l'air dans un local. — En termes de jurisprudence, c'est opérer une Ventilation. (Voy. ce mot, § Jurisprudence.)
VENTOUSE, 8, f. ~ Sorte de soupirail qui prend l'air extérieur en un point quelconque et l'amène dans une cheminée afin d'en augmenter le tirage. Généralement, les ventouses de cheminée d'appartement puisent l'air par un orifice placé sur la façade de la maison; une canalisation en tôle ou
en poterie passe sons le parquet et débouche de chaque côté des montants de la cheminée. L'orifice extérieur de la ventouse doit être grillagé, afin d'empêcher les moineaux, les rats ou les souris d'éUre domicile dans cette canalisation. On nomme encore ventouse un petit tuyau d'échappement de l'air placé verticalement sur une conduite d'eau bien au-dessus du niveau auquel l'eau peut atteindre. — Les plombiers désignent sous ce terme une petite ouverture réservée au-dessus du moule à tuyau, afin de faciliter l'émission de l'air au fur et à mesure de l'introduction du plomb coulé dans le moule.
Enfin, on donne souvent le nom de tuyau de ventouse au Ventilateur. (Voy. ce mot.)
VENTRE, s, w. — Ce terme n'est usité en technologie qu'en parlant d'un mur ; on dit qu'il fait ventre, quand il houcle sur l'un de ses parements, c'est-à-dire quand une portion de ce mur est hors d'aplomb.
VENTRIÈRE, s. /. — Grosse pièce de bois grossièrement équalrie qu'on place devant un rang de palplanches, afin de préserver ou mieux couvrir un ouvrage de maçonnerie, soit contre la poussée des terres, soit contre un courant d'eau.
VENTS, s. m. pi — Personnages mythologiques qui avaient pour mission de souffler suivant la volonté et le commandement d'Éole, leur roi. — En termes de dorure, les vents sont de petites cloches qui se sont formées entre les couches de blanc de dorure. Le peintre étend ces cloches en les lissant avec une brosse un peu raide.
VÉRANDA, 8. /. — Ce terme, dérivé du mot indien verandah, vient du sanscrit véranda, qui signifie galerie, colonnade (de var, qui veut dire couvrir). Les vérandas sont des galeries légères qui régnent sur les façades ou autour des habitations dans les pays méridionaux. Sous notre climat, on désigne sous ce terme des galeries en fer vitrées que le luxe de nos habitations modernes transforme souvent en serre tempérée,
VERBOQUBT. — VEEMICULES.
qa'on peuple de plantes exotiques^ de pandanasy de phœniz, de dracénas^ de bananiers, etc.
VERBOQUET. — Voy. Vikebouquet et
ViBBOUQUET.
VERDET, 8. m. — Couleur verte dans la composition de laquelle il entre du vert-degris ; du reste, le terme de verdet est synonyme de ce dernier.
VERGE, 8.f. — Tige en métal. Dans une girouette, la verge est la tige sur laquelle elle tourne. — En serrurerie, on nomme fers en verge^ verges, des échantillons de fer nommés aussi carillons, qui ont depuis 0™,014 jusqu'à 0",006 d'épaisseur sur 0" 025 à 0°,005 de largeur.
VERGELÉ ou VERGELET, s. m., — Pierre tendre des environs de Paris qu'on extrait^ de même que le Saint-Leu, des carrières situées sur les bords de TOisç.
VÉRIFICATEUR, s. m. — Qui vérifie, qui &it des vérifications. Dans les travaux de construction, le vérificateur est celui qui fait* le métré des ouvrages, qui vérifie les attachements et les mémoires. C'est un collaborateur très-utile pour l'architecte, car ilexécute un travail considérable et qui demande beaucoup do soin. Du reste, beaucoup de vérificateurs et de métreurs sont aujourd'hui architectes.
VÉRIFICATION, 5. /. — Action de vérifier. La vérification des travaux d'architecture est faite par des spécialistes qui se nomment métreurs, vérificateurs. (Voy. VÉ-
HIPICATEUB.)
VÉRIFIER, V. a. — Faire une Vérification. (Voy. ce mot et Vérificateur.)
VÉRIN, VERRIN et VERRAIN, s. m.
-- Appareil employé pour soulever des fardeaux à une faible hauteur, mais surtout pour le décintrement des voûtes et des ar-
DICT. D'ABCHITKCTURB. — T. IV,
ches des ponts. (Voy. Décintrement.) Les vérins se composent de deux vis engagées dans un même écrou, mais fonctionnant en
Verrin.
sens opposé. On fait tourner la boite à écrou au moyen d'un levier. (Voy. notre figure.)
VERMEIL, «. m. — Composition employée dans la dorure, et qu'on applique dur l'or pour faire paraître le travail vermillonné, comme s'il avait été doré à Vor moulu.
Voici la composition de cette substance :
Boucou 75 grammes.
Gromme-gutte. . . .^ 82 i>
Sang-de-dragon 15 »
Vermillon 82 »
Cendres gravelées 70 »
On fait bouillir le mélange dans 350 à 400 grammes d'eau , jusqu'à ce qu'il arrive à la consistance sirupeuse ; puis on le passe au tamis de soie, et, avant de l'employer, on délaye une certaine quantité d'eau gommée dans la préparation.
VERMICULES et VERMICULURES, s.f. pi. — Sortes de sculptures exécutées sur la pierre ou sur le bois et qui imitent les déjections terreuses des vers de terre. On emploie surtout les vermiculures pour décorer des BossAaES. (A ce mot, le lecteur pourra trouver des bossages vermiculés.) C'est une ornementation simple et sévère qui produit un bel effet; on l'emploie pour décorer non-seulement des monuments, mais des grottes et des fontaines. — La fontaine du Luxembourg, à Paris, est décorée de stalactites que beaucoup de personnes prennent à tort pour des vermiculures; mais sur les façades du nouveau Louvre, à Paris,