POTERNE
nne pondre impalpable; dans cet état, la potée d'étain est employée pour le polissage des verres et des glaces, ainsi que pour obtenir le lustré des marbres. (Voy. Lustré, Polissage et Makbre.)
PoTÉB d'émeri. — On pulvérise Témeri, qui est un composé naturel d*alumine, de silice et d'oxyde de fer ; puis on tamise cette poudre, et, détrempée dans l'huile, elle sert à polir les marbres et le fer.
Potée rouge. — Mélange de sulfate de fer avec son sixième en poids de nitrate de potasse, qu'on pulvérise et qu'on tamise. On s'en sert pour le piqué des marbres.
Potée d'os. — Cette potée est faite au moyen d'os calcinés qu'on réduit en poudre et qu'on tamise. Les marbriers utilisent la potée d'os pour polir les marbres avec le bouchon.
POTELET, 8. m. — Petit poteau, poteau de remplissage qu'on utilise dans les pans de bois et dans les cloisons, sous les appuis de croisée, au-dessus des linteaux de porte, etc. On nomme poieUis de chambrée de petits poteaux qui n'ont guère que la hauteur des solives et qui sont placés entre deux sablières au droit de l'épaisseur des planchers. On nomme également potelet ou jamhette une pièce de bois verticale qu'on place au-dessous de l'extrémité inférieure d'un limon d'escalier pour soutenir et soulager cette extrémité du limon.
POTENCE, «./. — Ce terme sert en général à désigner un support en forme d'équerre ; maison donne aussi ce nom :
1® A un châssis en fer, composé d'une traverse et d'un montant droit ou décoré d'enroulements, qui sert de support : de grandes potences peuvent supporter les dalles d'un balcon, des lanternes, des enseignes, etc. ; de petites potences peuvent supporter des tablettes de bois, etc.;
2* A un assemblage de pièces de bois composé d'un poteau, de liens ou contre-fiches, d'une semelle : on emploie ce genre de potence pour soulager une poutre d'une grande portée ou des solives. Dans les écuries surmontées de greniers à foin, qui ont des charges considé-
rables de fourrages à porter, on soutient les poutres au moyen de potences de ce genre.
POTERIES, 8. f.pl. — Sous ce terme générique, on désigne tous les objets enterre cuite, tels que tuyaux de cheminée de diverses formes, tuyaux de chute, boisseaux, wagonnets, etc. ; mais ce terme s'applique plus spécialement aux pots ou vases en terre cuite qu'on emploie à différents travaux, mais surtout pour le remplissage des planchers, ainsi que pour les voûtes légères et le garnissage de leurs reins. L'usage des poteries, nous dit Rondelet (TVat/^ de Vart de dâtir, t. II, p. 293), « pour élégir les massifs de maçonnerie et principalement les voûtes, ne remonte guère au delà des premiers temps de la décadence de l'art en Italie. La voûte du tombeau de sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, qui se voit à Rome sur la voie Labicana, était construite de cette manière. — On voit aussi des vases disposés sur deux rangs dans la cime d'une calotte qui couvrait un édifice antique dont les restes se voient près de Torre de Schtavi, non loin de Rome, hors la porte Majeure, sur la voie Pre^ nestina. 7> Les théâtres et quelques amphithéâtres antiques fournissent aussi quelques exemples de ce même procédé employé pour alléger la construction des voûtes. La grande coupole centrale de Saint-Vital de Ravenne est formée également avec des poteries qui s'emmanchent les unes dans les autres et forment une spirale, au lieu d'être établies par des rangs concentriques. Cette voûte, qui est en plein cintre, a ses reins garnis d'une maçonnerie faite également avec des poteries. — Par extension, on donne aussi le nom de poteries à des carreaux de plâtre creux, analogues aux poteries en terre cuite, qu'on emploie pour le hourdis des planchers en fer.
POTERNE, 8. /. — Porte de peu d'importance placée ordinairement auprès d'une porte principale et pratiquée dans l'enceinte fortifiée d'une ville , d'une forteresse ou d'un château. Les poternes peuvent ouvrir dans les fossés ou sur la campagne : les premières possèdent donc un petit pont-levis pour leur unique usage; quelquefois cependant,