POTICHE. — POUILLEUX
quand les poternes sont placées auprès des grandes portes, le grand pont-levis de celles-ci donne également acoès aux poternes. — Ce terme est aussi quelquefois synonyme de Bab- BACANE. (Voy ce mot.)
POTICHE, «./. — Les ouvriers charpentiers désignent sous ce terme TentaîUe pratiquée sur des nœuds, dans les pièces de bois, pour reconnaître l'état de ces nœuds et s'ils ne sont point préjudiciables à la pièce à employer.
POTIN, 8. m. — Laiton de mauvaise qualité obtenu par l'alliage des lavures de cuivre , de plomb et d'étain.
POUCE, 8. m. — Ancienne mesure de longueur, qui valait la douzième partie du pied de roi, soit 0"», 0027.
Pouce d'eau. — Ancienne mesure servant à mesurer la quantité d'eau fournie par une source, une fontaine. C'est avec le pouce d'eau que l'on mesure encore aujourd'hui ce débit ; on le nomme pouce fontainier. L'orifice du pouce fontainier est circulaire et mesure 0",02 de diamètre. (Voy. Jauge et Jaugeage.)
POUCIER, 8. m. — Petite pièce de fer ou de laiton qui sert à supporter le pouce de la main. On emploie les pouciers pour faire mouvoir divers ouvrages de quincaillerie ; il existe des coulisseaux à poucier, des loquets, des verrous, des tiges de cordon à sonnette, etc.
POUDINGUE, 8, m. — Espèce de pierre formée par l'agglomération de petits cailloux agglutinés par un ciment naturel siliceux ; on appelle aussi cette pierre potidmg et Gbéson. (Voy. ce mot.) Elle est souvent extrêmement dure, d'une très-grande consistance ; les nombreuses aspérités de sa surface font qu'elle facilite beaucoup l'adhérence du mortier. On trouve le poudingue par petits blocs en bancs isolés et très-souvent à fleur de terre. Il n'est pas employé dans les constructions de Paris, parce qu'il n'existe pas de cette variété de pierre autour de cette capitale. On donne le nom de marbres potidingues à des sortes de
hrèôhê8 formées d'nn agglomérat de cailloux cassés et réunis toujours à l'aide d'im ciment sUiceux naturel.
POUF, adj. înv. — Se dit d'une pierre, d'un marbre, d'un grès qui, n'ayant pas une grande cohésion, s'égrène sous les coups de l'outil employé à sa taille. Les pierres pouf doivent être rejetées des constructions.
POULAILLER, s. m. — Petite construction basse qu'on nomme aussi poulerie et qui sert de logement pour les poules, coqs, etc. Dans la villa rustica des anciens, on nommait ce local galUnarium (de gallus^ coq). — De nos jours, dans les grandes exploitations agricoles, le poulailler a une grande importance, et on le nomme Basse-ooub (Voy. ce mot); dans les petites exploitations , au contraire, le poulailler est une petite construction séparée, ou adossée à la ferme, surtout contre le fournil, parce que les gallinacés aiment non-seulement la chaleur, mais redoutent l'humidité, qui leur cause des maladies mortelles. Quand on ne peut placer ce local contre le fournil ou la cuisine de la ferme, on l'adosse contre une écurie ou une vacherie ; en tous cas, il doit être exposé au midi ou tout au moins au sud-est. Les poulaillers doivent posséder une courette dont le sol doit être graveleux; cette cour doit avoir dans un de ses angles un bassin très-plat alimenté sinon par une eau courante , au moins par un robinet qui permette de renouveler fréquemment l'eau du bassin. Enfin, le poulailler proprement dit, c'est-à-dire la pièce servant d'abri à la gent volatile, doit être pourvu de juchoirs ou perchoirs, de nids, d'anges ou mangeoires, et d'augettes pour le grain, enfin d'Epi- NETTES. (Voy. ce mot.) Souvent les poulaillers sont surmontés de pigeonniers, car les pigeons redoutent encore plus l'humidité que les volailles. (Voy. Pigeonnieb.)
POUILLEUX, SE, adj. — On désigne sous le terme de lois pouilleux^ de planches pouilleuses, des bois et des planches qui se piquent de petits points noirs ou rougeâtres, ce qui indique un commencement de pourriture.