‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 4)Chapitre 224 sur 239 · VOLET. — VOLIÈRE · texte numérisé non relu

VOLET. — VOLIÈRE

cet escalier. Ce mot se prend aussi comme synonyme de révolution. (Voy, Escalier.)

VOLET, 8. m, — Fermeture intérieure ou extérieure des croisées ou des portes-croisées. Dans les deyantures de boutiques, les volets sont extérieurs ; ils sont, au contraire, intérieurs pour les croisées d'appartements. — Il existe des volets d'une seule feuille, et des volets à deux et trois feuilles. Ces derniers sont dits volets Irisés; ils sont simplement emboîtés, ou faits d'assemblages et à petits cadres; ils se plient ordinairement sur les dosserets des baies et se rabattent et se doublent sur l'embrasure desdites baies. — L'usage des volets était très-répandu pendant le moyen âge ; les petites baies étaient fermées par des volets à une seule feuille, à un seul vantail posé en Abatant. (Voy. ce mot.) Quand les croisées atteignaient une certaine dimension, elles étaient fermées par deux volets superposés, toujours placés en abatant; c'étaient des volets doubles. Le vantail supérieur était suspendu à l'aide de pentures qui étaient traversées par des tiges de gonds posés horizontalement; le vantail inférieur, par une tige de fer rond qui était maintenue dans deux tourillons; enfin des barres de fer méplat terminées par un crochet maintenaient le vantail plus ou moins soulevé. Beaucoup de meurtrières et de créneaux de fortifications étaient fermés par des abatants de ce genre.

On nomme également volet une espèce de pigeonnier dont l'ouverture se ferme par un petit ais en abatant. On donne le même nom aux ailerons ou petites planches qui font tourner la roue d'un moulin à eau.

VOLICE, 8,f, — On nomme plamhe volice, sapin frisé y ou simplement volice, une planche mince qu'on emploie au lieu et place de lat-

VOLIÈRE, «./. — Construction légère fermée de toutes parts au moyen de grillages en fil de fer à mailles plus ou moins fines , et dans laquelle on tient captifs des oiseaux, soit pour l'agrément d'un amateur ou d'un

collectionneur, soit pour les élever et les engraisser, telles sont les volières des bassescours. — Les Romains ont construit des volières sur une grande échelle et avec beaucoup de luxe. (Columell., VIII, 1 ; Varro, i?. R.y III, 3.) Les plus remarquables se trouvaient dans les environs de Rome, dans le Latium et la Sabine. Primitivement on les nommait oiselleries (aviaria). (Varro, ut supra; Cic, ad Quint frat., III, 1.) En grec on les nommait omithon (ôpviOwv), ce qui correspond à notre terme de volière. — Les Romains n'élevaient des oiseaux que dans un but de spéculation ; c'est vers le vu* siècle de Rome, à l'époque de la guen-e des pirates (Pline, X, 20; Varro, K /?., III, 6), qu'on éleva des paons et des grives; il paraît même que certaines volières rapportaient annuellement à leurs propriétaires plus de soixante mille sesterces. (Varro, ib., 3 ; Pline, il.) On élevait surtout des pigeons. Les pigeons sauvages {saxatilés), qui vivaient sur des tours élevées ou sur les combles des édifices (columina) , sont à cause de cela nommés colombes (columbœ). Les pigeons domestiques vivaient dans les cours des maisons. En général, les pi^ geons vivaient dans le péristere oMpéristérofrophe, espèce de bâtiment circulaire couvert en coupole. -— Les volières à paons étaient formées d'une grande cour ombragée close par de hautes murailles ; sur trois des côtés se trouvaient des portiques, et sur le quatrième deux chambres (cellœ), dont l'une servait an gardien et l'autre à abriter les volatiles. Les volières d'agrément ou de plaisance furent imaginées par un chevalier romain, Lsenius Strabon, qui- construisit la première dans le péristyle d'une maison qu'il possédait à Brindes. (Varro, ib., 5.) Lucius Lucullus, qui avait de si beaux viviers, possédait aussi de superbes volières. Térentius Varro, l'auteur du Traité d'agriculture (de Rerusticâ), en avait une superbe au pied de la ville de Casinum, dont il nous a conservé une longue description. Son plan formait un grand parallélogramme de 21™,35 de longueur sur 14",25 de largeur, lequel était terminé par un hémicycle de près de 8 mètres de diamètre. VatTo décrit ensuite la

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