PRÉSENTER. — PRESSE
grosBiers, maçons ^ charpentiers , conyrenz^ barbiers, serviteurs, laboureurs et autres mercenaires, ne peuvent faire action ne demander sallaires et service après un an passé à compter du jour de la livrance de leur marchandise ou vacation. » Aujourd'hui, pour ^tous les corps d'état en général, l'usage et la coutume admettent un an et un jour avant qu'on puisse invoquer la prescription. Cependant Taction des avoués pour le paiement de leurs frais et salaires se prescrit par deux ans seulement à compter du jour du jugement du procès ou de la conciliation des parties, ou depuis la révocation desdits avoués. (Art. 2273 du Codedv.)
— Les architectes les entrepreneurs ne sont déchargés de la garantie des gros ouvrages qulls ont dirigés ou exécutés qu'au bout de dix ans.
Celui qui invoque la prescription est tenu de justifier que la possession a été de nature à pouvoir faire acquérir la prescription; les actes de pure faculté et de simple tolérance ne sauraient servir de base à la prescription. (Art. 2232, Cod. civ.) — Les servitudes continues et apparentes s'acquièrent ou par titre ou par la possession trentenaire. (Voy. Servitude.)
— Pour d'autres renseignements sur la prescription, voyez Possession et Possessoibe {Action).
PRÉSENTER, v. a. — C'est vérifier, avant la pose définitive, si deux pièces ou deux objets faits pour se réunir, pour s'emboîter, etc., s'assemblent bien l'un sur l'autre, ou l'un avec l'autre, ou l'un dans l'autre. On présente, avant leur pose définitive, une porte ou une fenêtre sur l'ouverture qui doit les recevoir ; une pierre, une serrure, une gâche, une charnière, etc., aux lieux et places qu'elles doivent occuper. On présente les pièces , afin de les ajuster parfaitement et de les réformer, s'il y a lieu, avant de les fixer définitivement à demeure.
PRESSE, «. /. — Machine qui sert à serrer, à presser. On nomme presse d'établi une sorte d'étau composé d'une vis en bois et d'une jumelle, ou d'un mors ou mâchoire, qui sert à •saisir, à presser l'objet qu'il s'agit de tra-
vailler. Les presses sont fixées au pied de devant d'un établi; la tête de la vis est tra-
Flg. 1. — Fxeese ordinaire.
versée d'une barre de fer ronde au moyen de laquelle on serre et on desserre cette vis suivant le besoin. — On nomme presse à coller
Fig. 3. — Pxeaw renforcée.
un outil que les menuisiers et les ébénistes utilisent pour seiTer des assemblages réunis à l'aide de la colle forte. Nos figures 1 et 2
Fig. 8. — Châflito à xneBBer, on preaee longue.
montrent deux presses : l'une dite presse ordinaire, et l'autre, presse renforcée; notre figure 3, un chdseis à presser, on presse langue.