PYRAMIDE
parce que leur face latérale présente la figure d'un cylindre ressemblant à un traversin; aussi le balustre formé par la rolute se nommet-il pulvinvs. (Voy. notre figure, p. 73.)
PUPITRE, 8. m. — Meuble en bois, en fer, en bronze, en marbre, ou fait avec toute autre matière, qui sert à supporter des livres, des papiers, des parties de musique, etc. Il existe des pupitres fixes et des pupitres mobiles. Dans les églises, on leur donne aussi le nom de Lutrin, d* Aigle, parce qu'ils sont décorés de cet oiseau. (Voy. ces mots.)
PUR EAU, 8, m. — Dans les couvertures en tuiles plates, mais surtout en ardoises, on nomme pureau la partie visible de l'ardoise.
PURGEOIR, 8. m, — On donne ce nom à des bassins ou réservoirs dans lesquels amvent les eaux de pluie ou de source avant d'être envoyées dans des tuyaux de distribution. Les eaux se purgent des parties lourdes et terreuses, se clarifient dans les purgeoirs, qui sont remplis aux trois quarts de cailloux et de sable fin mélangé quelquefois de charbon.
PUTÉAL. — Ce terme, dérivé du latin, servait chez les Romains à désigner un lieu qui avait été frappé par la foudre, et qui, après avoir été purifié par les prêtres , était entouré d'une margelle de puits, afin que personne ne pût fouler ce sol devenu sacré, puisqu'il avait reçu le feu du ciel. A Rome, sur le forum, il y avait deux putéals : celui de Naviu8y sur le comitium, et celui de Libon,
PYCNOSTYLE. — Le plus étroit des entre-colonnements employés par les architectes de l'antiquité ; il ne comportait qu'un diamètre et demi de la colonne de l'ordre.
PYLONE, s. m, — Grand massif de maçonnerie en talus, de forme pyramidale, au milieu duquel se trouvait une porte, et qu'on plaçait devant les temples égyptiens. On montait au sommet des pylônes par des escaliers pratiqués à l'intérieur de ces masses de maçonnerie ; souvent ils renfermaient des chambres
à petites fenêtres carrées ; leurs parois étaient, comme celles des temples, couvertes de peintures et d'hiéroglyphes. Ordinairement une allée de sphinx reliait les pylônes aux temples; comme la porte des pylônes était plus basse que les massife latéraux de maçonnerie, ceuxci la flanquaient comme l'auraient fait deux tours.
PYRAMIDAL, ALE, adj. — En fonne de pyramide, qui affecte la forme d'une pyramide. (Voy. le terme suivant.)
PYRAMIDE, 8. f, — En géométrie, la pyramide est un solide ayant pour base une figure rectiligne, et dont les faces sont formées par des triangles qui aboutissent tous à un seul point nommé 8ommet de la pyramide.
Fig. 1. — Flan de la pyramide d'Assonr.
On donne le même nom à de grands monuments qui affectent cette même forme, dont les Égyptiens ont fait un large emploi pour des tombeaux.
Fig. 2. — Coupe de la pyramide d'Assonr.
Les trois grandes pyramides de Gizèh auraient été construites pour les tombeaux de Chéops, Chephren et Mycérinus, et les plus petites auraient servi de sépulture pour les membres de ces familles royales. La plus haute de ces pyramides avait, dit-on, primitivement près de 146 mètres de haut; au jour-