‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 4)Chapitre 38 sur 239 · PYRAMIDE · texte numérisé non relu

PYRAMIDE

d'hui elle n'en a plus que 137. Son cube est de 2,562^570 mètres. On a longuement discuté sur la destination de ces monuments ; certains savants ont même avancé que les pyramides ont été primitivement construites pour arrêter l'invasion des sables, ou bien encore pour servir de refuge à un grand nombre de personnes en cas d'une inondation soudaine. Tout

Fîg. 8. — Pyramide cTAmout (élération).

ce qu'on a dit au sujet des pyramides est faux ; il est aujourd'hui parfaitement reconnu et affirmé par les archéologues les plus compétents que les pyramides n'ont jamais été élevées que pour servir à des tombeaux. Voici, du reste, ce que dit à ce sujet un savant auteur dont personne ne niera la compétence, M. Mariette, de l'Institut {Itinéraire des invités du Khédive) :

Les pyramides, quelles qu'elles soient, sont des tombeaux, massifs, pleins, bouchés partout, même dans leurs couloirs les plus soignés, sans fenêtres, sans portes, sans ouvertures extérieures. Elles sont l'enveloppe extérieure et à jamais impénétrable d'une momie, et une seule d'entre elles aurait montré

Fig. 4. — Pjramide formée par des degrés.

àPintérieurun chemin accessible, d'où, par exemple, des observations astronomiques auraient pu être faites comme du fond d'un puits, que la pyramide aurait été ainsi contre sa propre destination. En vain dira-t-on que les quatre faces orientées dénotent une intention astronomique ; les quatre faces sont orientées parce qu'elles sont dédiées, par des raisons mythologiques, aux quatre points

cardinaux, et que, dans un monument aussi soigné comme Test une pyramide, une face dédiée au Nord, par exemple, ne peut pas être tournée vers un autre point que le nord. Les pyramides ne sont donc que des tombeaux, et leur masse immense ne saurait être un argument contre cette destination, puisqu'on en trouve qui n'ont que 6 mètres de hau-

Fig. ô. — Plan du tombeaa de Caîos Cestios.

teur. Notons, d'ailleurs, qu'il n'est pas en Egypte une pyramide qui ne soit le centre d'une nécropole, et que le caractère de ces monuments est par là amplement certifié.... Les pyramides étaient donc des tombeaux hermétiquement clos ; chacune d'en-

Fig. 6. — Coupe de la pyramide de Oaios Cestios.

tre elles (au moins celle qui avait servi à la sépulture d'un roi) avait un temple extérieur qui s'élevait à quelques mètres en avant de la façade orientale.

Nos figures 1, 2, 3 montrent en plan, coupe et élévation, l'une des grandes pyramides d'Assour, qui feit partie de la nécropole de Méroé,

PYIIAMIDION.

qui ne possédait pas moins de quatre-yingt-dix pyramides irrégulièrement distribuées sur le

Fig. 7. — Conpe de la chambre sépulcrale de la pyramide de Caios Gestias.

plateau d'une colline de grès. Cette pyramide est construite en grès, elle possède sur sa face principale un petit temple composé d*un

sanctuaire précédé d'un naos et d'une cour avec Pylonk (Voy. ce mot.) Notre figure 4 montre une pyramide formée par des assises de pierres posées en degrés. Il en existe de ce type à Aboussir. Beaucoup de peuples ont utilisé plus tard la forme de la pyramide ponr des tombeaux, mais ces édifices sont toujours dans des proportions beaucoup plus modestes : tel est, par exemple, le tombeau de Caïus Cestius, à Rome, que nos figures 5 et 6 montrent en plan et en coupe , et dont un détail à plus grande échelle, montrant l'intérieur de la chambre sépulcrale, est représenté par notre figure 7.

PYRAMIDION, 8. m. — Petite pyramide qui termine les obélisques égyptiens et en forme l'amortissement ; c'est une petite pyramide quadrangulaire.

Q. — Treizième consonne et dix-septième lettre de l'alphabet. — Cette lettre ne fat employée que fort tard dans les inscriptions latines ; elle peut signifier Quinius, Quintilius, Quirtnusy Quintes, Quirinalis et Quœstor. QQ signifie Quinquennaîis ; Q. R., quœstar reipubîicœ ; Q. V., Q^i vixii; S. P. Q. R, smatus populusque romanus; Q. B. V., Qui hene vixit, on bien Quod hens vertat — Dans la numération romaine, Q Tant 500 ; surmonté d'un tiret (Q), 500,000.

, QUADEATAIEE ( Aet). — A l'époque du moyen âge, on nommait ainsi l'art delà Mar- QUETEBiE (Voy.ce mot), c'est-à-dire d'incruster avec des marbres précieux, parce que les morceaux de marbre employés pour ces travaux étaient carrés (quadrati).

QUADEATUS. — Ce terme latin, qui signifie carré, était un surnom domié au dieu Terme, parce que sa statue étant portée par une gaine carrée, présentait souvent quatre côtés. — On surnommait de même Mercure, soit parce que le nombre 4 lui était consacré, soit parce qu'il était aussi représenté sur une gaîne comme le dieu Terme.

QUADEIFRONS. — Ce terme latin signifie à quatre vidages, à quatre fronts; c'était un des surnoms de Janns, qui présidait aux quatre saisons. On l'applique également aux édifices à quatre façades, surtout aux arcs de triomphe ; ces derniers sont nécessairement au moins tétrapyles ou à quatre portes. (Voy. Arc de

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