QUILLE. - QUITTANCE
ble à la qneue d'un gros rat ; giieue-de-cochon, un ornement en fer forgé et contourné en Trille : cet ornement est utilisé dans Tomementation des rampes d'escalier, des grilles, des panneaux de balcon, etc.; il était très-employé au XVII* et au xviii® siècle.
QuBUE-DB-MORUB. — Planche plus large d'un bout que de l'autre, et qu'on doit éviter de mettre dans des panneaux ou autres ouvrages apparents, parce que l'obliquité des joints et des fibres des bois produit un effet désagréable à l'œil. — Les peintres donnent ce nom à une brosse plate. (Voy. Bbosse.)
QuEUE-DB-EENARD. — Lcs plombiers donnent ce nom aux longues traînes de racines de plantes aquatiques qui poussent dans un tuyau de conduite d'eau et qui les engorgent ; on les arrache avec la sonde dite Hre-botirre.
QUILLE, 8. f. — Grand coin de fer employé dans les ardoisières pour détacher les blocs d'ardoises.
QUINCAILLERIE, «./. — Menus ouvrages de serrurerie qui servent surtout pour la fermeture desportes et des croisées, vis, clous, pattes, croches et crochets, etc. Tous ces ouvrages sont exécutés en fabrique et non sur la demande ; on les trouve chez les quincailliers, c'est pourquoi on les comprend sous le titre générique de quincaillerie.
QUINCONCE, 8. m. — Disposition particulière de placer des colonnes, des supports, de planter des arbres, de manière que, de quelque côté que l'on se place au milieu d'un quinconce, on voit toujours devant soi des allées égales et parallèles. Dans les grands parcs et dans les vastes jardins, on plante les arbres en quinconce, parce que cette disposition produit un bon effet et qu'elle permet en outre de faire entrer un plus grand nombre d'arbres dans un emplacement déterminé, tout en leur donnant un écartement nécessaire pour leur boune végétation. — Beaucoup de fondations sont établies sur des piles de sable ou de béton ou sur des pilotis disposés en quinconce.
QUINTAL, 8. m. — Poids de l'ancien sys-
tème des poids et mesures, qui pesait 50 kilogrammes, tandis que le quintal métrique vaut 100 kilogrammes.
QUJNTEFEUILLE, 5. /. — Figure à cinq lobes. Son emploi dans l'architecture ogivale ne remonte pas aussi haut que celui des autres figures dites trifolié, quadrifolié ou trèfle, et quadrifeitilU, (Voy. Lobe.)
QUIPUS ou QUIPPUS. — Voy. Péruvien {Art), § Quipus.
QUITTANCE, s. /. — Écrit par lequel un créancier déclare un débiteur quitte, c'està-dire libéré d'une partie ou de la totalité d'une dette, d'une obligation. La quittance peut être donnée sous seing privé ou devant notaire; dans ce cas les frais incombent au débiteur, s'il a réclamé l'intervention de l'officier ministériel {Gode civil, art. 1248), mais il est libre de prendre un notaire de son choix. Depuis la promulgation de la loi du 23-25 août 1871, c'est-àdire depuis le !•' décembre 1871, les quittances ou acquits donnés au pied des factures et des mémoires, les quittances pures et simples, reçus ou décharges de sonmies, titres, valeurs ou objets, etc., au-dessus de 10 fr., sont soumis à un droit de timbre de 10 centimes. — Quand une quittance énonce la somme payée , sans exprimer la cause de la dette, le débiteur peut l'imputer sur la dette qu'il lui importe le plus d'acquitter. Si elle énonce la cause de la dette sans préciser la somme payée, ellefitit foi du payement de tout ce qui était dû pour la cause énoncée ; enfin, si la quittance n'énonce ni la somme payée, ni la cause de la dette, elle s'étend à tout ce que pouvait exiger le créancier au moment où il l'a délivrée ; c'est comme s'il avait donné quittance des sommes dues à ce jour; il peut donc requérir et exiger ultérieurement les dettes qui n'étaient pas encore exigibles à l'époque de la quittance précédemment donnée. — Pour ce qui concerne les quittances données par des personnes solidaires, voir le Code civil, articles 1211 et suivants, ainsi que les articles 1248 et 1382. — La quittance du capital, donnée sans réserve des intérêts, fait présumer le payement de ceux-ci.
R. — Quatorzième consonne et dix-huitième lettre de l'alphabet. Dans les inscriptions romaines E peut signifier, Rex, Régulas, RufuSy etc. ; Z7. JB., Urls Roma ou Urhis Romœ; R. P., Respublica; R. (7., Romana Givitas; R. S., Rêsponâum.
Gomme sigûe de numération, B valait chez les Romains 80, et surmonté d'un tiret (R) 80,000 ; chez les Grecs, le f avec l'accent au-dessus valait 100, et avec l'accent audessous (.p) 100,000.
Plusieurs auteurs latins anciens employaient quelquefois l'S à la place de l'R; c'est ainsi qu'ils écrivaient aaena pour arena, lasibus pour laribus; quelquefois aussi ils employaient l'R à la place de L ; ils écrivaient, par exemple, remtirea pour lémures.
RA ou PHRÉ. — Divinité des Égyptiens qui avait organisé et créé le monde avec la matière que lui avait fournie Ptah. Ra était un des noms du Soleil, adoré dans toute l'Egypte comme une divinité; on le représentait avec une tête d'épervier, l'oiseau consacré à Horus.
RABAIS, 8. m. — Diminution de prix imposée sur un travail, sur un ouvrage quelconque. — Adjudication au rabais, mode d'adjudication suivant lequel les travaux sont soumissionnés au-desBous d'un tarif généralement adopté ou d'une série de prix convenus. Dans ce genre d'adjudication, le soumissionnaire faisant le plus fort rabais est déclaré adjudicataire. (Voy. Adjudication.)
RABAT, s. m. — Morceau de terre cuite, d'une cuisson incomplète, qui sert à frotter, à rabattre les aspérités du marbre avant de pratiquer l'opération dite Adouoissagb. (Voy.
ce mot et Adoucib.) — Il existe aussi des rabats en fer doux et plat. (Yoy. le terme suivant.)
RABATTRE, v. a. — En marbrerie, rabattre un marbre, c'est pratiquer la deuxième opération de son polissage. Le rabat, qui se pratique après l'égrisage, consiste à frotter les surfaces, à polir avec du sable doux, au moyen du rabat, ou bien avec la pierre de Oothland et de la poudre fine de pierre ponce. — Les porphyres, les granits et les marbres très-durs sont rabattus avec de la poudre d'émeri et une molette de plomb.
En serrurerie, rabattre un fer, c'est le rogner, le rendre plus court ; c'est aussi l'aplatir, le parer, c'est-à-dire &ire disparaître par de petits coups de marteau les larges fisu^ettes laissées par la frappe du gros marteau.
En charpenterie, rabattre une ligne, c'est, lors de l'établissement des bois de charpente, tracer à la rencontre de cette ligne avec les faces de côté de la pièce de bois sur laquelle elle est tracée des traits d'aplomb situés dans le même plan que cette ligne. Ces traits servent à rembarrer cette ligne sur la face de dessous, c'est-à-dire à en tracer une semblable et parallèle. (Yoy. Rembabbeb).
RABLE, s. m. — Petite pièce de bois à l'aide de laquelle les plombiers font couler et étendent leur plomb sur le moule posé sur le Madrier. (Voy. ce mot, § Plomberie.)
Rable de bateaux, s. /. — Pièce de bois de petit échantillon, dont une face est plate et l'autre convexe, et qui provient du déchirage de bateaux nommés tories, dans lesquels ces pièces sont employées comme semelles de fond ou traverses de bordage pour maintenir la coque des bateaux. Les râbles sont faites avec
RABLEE. — RABOT.
du bois de sapin ; on les utilise dans les constructions économiques pour faire des faux planchers, pour des cloisons de refend dans les combles et les étages supérieurs des maisons de peu d'importance. Aussi dit-on en termes de mépris, en parlant d'une maison pauvrement construite et dont la charpente est mauvaise, mal assemblée, trop légère ou faite avec des vieux bois, que cette construction est en râbles de bateau.
RABLEE, V. a. — Séparer du plâtre gris le charbon qui peut s'y trouver mélangé; d'où le plâtre ainsi purgé prend le nom de pîâlre râblé. (Voy. Plâtre.)
RABOT, 8. m. — Outil à fût, dont la lame en acier, en forme de ciseau, est ajustée dans le fût de bois. Cet outil sert à dresser et blanchir les bois de menuiserie, à dresser seulement ceux de charpente dits bais refaits; il en existe
Fig. 1. — Babot dit varlope.
de divers modèles et dimensions, suivant l'usage auquel ils sont employés. Les plus grands, qui servent à blanchir les planches, se nomment Varlopes, et ont une poignée (fig. 1). On distingue ensuite le Bouvbt, la Galère et
Fig. 3. — Babot dntré oonyexe (!«' type).
le Guillaume. (Voy. ces mots.) Parmi les rabots proprement dits, il y a lieu de distinguer : le rabot ordinaire, qui sert à planer et blanchir le bois, à le corroyer même quand ce travail est à pratiquer sur une pièce de peu d'importance ; le rabot cintré convexe (fig. 2
DICT. d'architecture. — T. IV.
et 3), qui sert à raboter les surfaces concaves dont la courbure se trouve dans le sens du fil du bois ; le rabot cintré concave, qui sert à faire le travail inverse; le rabot debout, qui est employé pour' travailler les bois debout; le
Fig. 8. — Rabot cintré oonrexe (2* type, face et profil).
rabot à dents, dont le fer est bretté; le rabot à mettre d'épaisseur, qui a deux joues réglant l'épaisseur à donner au bois; le rabot rond, dont le fer aff'ûté en rond sert à creuser des gorges, des moulures creuses, etc.; le rabot du
Fig. 4. — Rabot du parqueteur (face et profil).
parqueteur (fig. 4) ou rabot-racloir, employé par les raboteui-s de parquet pour terminer leur travail; le rabot à èlégir, dont le fer est profilé de manière à produire un élégissement. Enfin il existe une variété de rabots avec ou
Fig. 5. — Rabot à contre-fèr.
sans semelle d'acier, des rabots à deux fers, des rabots à contre-fer (fig. 5), à vis (fig. 6) et sans vis; des rabots avec lumière dessus ou de côté, etc., etc. Mais, quelles que soient la forme et la variété des rabots, ils se composent toujours à peu près des mêmes élé-