RUE
hautes et sombres forment les bordures des mes, dont la pente est tellement rapide qu'il a fallu placer de distance en distance des marches. Les façades des maisons qui se font vis-àyis sont reliées entre elles par de hautes arcadesy placées là, dit-on, pour parer aux inconvé-
nients que pourraient amener les suites de tremblements de terre, assez fréquents dans ce pays. Nos figures 1 et 2 donnent une idée de la configuration de ces rues bien mieux que ne le ferait une longue description. Nous ayons dessiné nos figures d'après nature en 1878 ; ces
Fig. 1. — Une rue de Sui-Beoio.
deux rues font partie de la vieille ville, elles conduisent au plateau sur lequel s'élève la modeste église, pourtant à coupole, de la Madona délia Costa. De la place qui précède cet édifice, le spectateur jouit d'une magnifique vue sur la mer et les montagnes voisines.
Suivant leur largeur, les rues portent le nom à!avenvs8y de boulevards et de rues propre-
ment dites; les rues très-étroites se nomment ruelles.
Les avenues sont de larges voies, souvent plantées d'arbres, qui conduisent à un monument, à une gare, à une placé et qui n'ont pas la longueur, le développement d'un boulevard, qui, lui aussi, est planté d'arbres, mais qui a de plus grandes proportions que l'avenue