‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 4)Chapitre 93 sur 239 · SALUBRITÉ · texte numérisé non relu

SALUBRITÉ

pièces ordinaires plus ou moins longues sont très-suffisantes pour permettre au professeur de se faire entendre de tous les points de la salle ; mais quand celle-ci est destinée à recevoir une nombreuse assemblée, il faut prendre des dispositions particulières pour permettre à 3 et 400 personnes d'entendre parfaitement l'orateur, sans que celui-ci soit obligé de s'époumoner. Il est donc nécessaire de construire ces salles en hémicycle et de disposer les places sur des gradins en amphithéâtre; ensuite, il ne faut pas donner à ces salles une trop grande élévation. Les cloisons doivent être faites en matériaux sonores, la brique est excellente pour cet emploi; ensuite, un couloir circulaire entourant les amphithéâtres augmente aussi la sonorité des salles, dont le plafond ne doit pas être tout en verre, car ce mode de couverture apporte une grande perturbation dans les ondes sonores. Telles sont les meilleures dispositions à donner aux salles de cours; quant à leur décoration, elle doit être en rapport avec les matières du cours qu'on professe. Du reste, un habile architecte saura tirer un excellent parti des peintures décoratives pour l'ornementation de sa salle. La peinture, en effet, se prête merveilleusement à tous les genres, sciences, lettres, beauxarts, théologie, commerce et industrie.

Salle de verdueb. — Dans l'art des jardins, on nomme salle de verdure^ un espace circulaire, ovale ou rectangulaire, délimité par des arbres taillés en berceau, et qui forme une sorte de salle dans laquelle les rayons . du soleil ne pénètrent point. On ménage des ouvertures cintrées à ces salles , lesquelles ouvertures se trouvent en face des allées. Dans le Nord, le tilleul et le marronnier se prêtent admirablement à la taille pour former des salles de verdure. Dans les pays chauds, on emploie pour les mêmes salles des oliviere, des lauriers et des sycomores. — Voy. Jardins {Art des).

Salle de treillage. — Espace que l'on entoure et que l'on dispose avec des treillages, afin de les couvrir de plantes grimpantes pour obtenir rapidement une salle de verdure.

SALON > s. m* — Pièce qui dans nos habi-

tations modernes sei-t à recevoir les visiteurs; c'est donc la pièce qui doit être la plus grande, la plus richement décorée et meublée. Dans les hôtels et dans les habitations luxueuses, il y a plusieurs grands salons pour les réceptions et les fêtes ; aussi se trouve-t-il de plus petits locaux, nommés petits salons, dans lesquels les maîtres du logis reçoivent peu de visiteurs ou quelques intimes; ces petites pièces servent même d'anti-^lons ou petits salons d* attente.

En France, on nomme salon l'exposition annuelle des œuvres d'art exécutées par les artistes vivants, et qui comprennent la peinture, la sculpture, l'architecture, la gravure et la lithographie.

On nomme sahn à Titalienne un salon trèsélevé, qui même comporte souvent deux étages dans sa hauteur et reçoit le jour par de grands œils-de-bœuf pratiqués au sonmiet d'une grande arcade ou par des fenêtres pratiquées dans l'étage supérieur,

SALPÊTRE, s. m. — Matière ayant l'aspect d'un sel blanchâtre, qui se produit sur la surface des vieux murs, surtout quand ils sont imprégnés d'humidité. Les sédiments provenant du lavage des gravois et des plâtras fournit, après diverses manipulations, du nitrate ou azotate de potasse plus ou moins pur, nommé salpêtre, qui sert à divers usages industriels ainsi qu'à la fabrication de la poudre à canon. — Les murs qui renferment du salpêtre sont dits murs salpêtres; ils ne peuvent plus recevoir de couches de peinture , celles-ci s'effritent et tombent en poussière sur de pareils murs. Il est bien difficile de remédier au salpêtrage des murs. (Voy. Humidité et Silicatisation.)

SALUBRITÉ, s.f. — Qualité de ce qui est salubre. Dans le présent article nous ne dirons que quelques mots de la salubrité publique, c'est-à-dire de la partie de l'hygiène publique qui comprend la propreté des villes, logements insalubres, surveillance des halles et des marchés, des. canaux, des égouts, des prisons, des hôpitaux, de la voie publique, des plantations, etc. Le gouvernement prescrit les mesures et les travaux généraux de salubrité

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