‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 4)Chapitre 94 sur 239 · SANCTUAIRE, - SANGUINE · texte numérisé non relu

SANCTUAIRE, - SANGUINE

relati& anx villes et ans commanes, tandis que les administrations municipales s'occupent des mesures particulières^ telles que d'assainir l'air, de fournir le plus d'eau potable possible, de prévenir et d'arrêter les épidémies, les maladies contagieuses, de réglementer la prostitution, de tenir la main à la bonne interprétation et à l'observation rigoureuse des règlements concernant le balayage et le lavage des voies publiques, de l'arrosement, de l'enlèvement des boues, des immondices, des neiges et glaces, de la vidange des fosses d'aisances, du curage des puits, puisards, canaux, rivières, de l'enfouissement des animaux morts, ainsi que des viandes et autres comestibles gâtés et corrompus. L'administration municipale s'occupe également du classement des établissements insalubres ou dangereux. (Voy. Établissements dangereux.) Le Code pénal (art. 471 et suiv.) punit d'amende, et d'emprisonnement en cas de récidive, toutes les infractions aux règlements locaux.

Pour ce qui concerne les logements insalubres, qu'il ne faut pas confondre avec les établissements industriels insalubres que nous venons de mentionner, les causes d'insalubrité sur lesquelles l'autorité est appelée à se prononcer le plus fréquemment, ces causes sont : insuffisance de jour et d'aération, mauvaise installation des fosses d'aisances et des conduites d'eaux ménagères, humidité des logements, etc.

Quant aux établissements insalubres, ils ne peuvent être autorisés qu'après une enquête de commodo et incommodo; du reste, nul établissement, quelle que soit la classe à laquelle il appartient, ne peut être fondé sans une autorisation préalable. (Voy. Établissements DANGEREUX, etC.)

Pour ce qui est des eaux, une ville ne peut être salubre qu'à la condition d'en posséder une quantité suffisante pour répondre à tous les besoins domestiques ou industriels. (Voy. Eau.) Les eaux une fois utilisées sont rejetées , il est donc indispensable que l'absorption ou la disparition des eaux ait lieu le plus rapidement possible; car leur stagnation donne naissance à de nombreux inconvénients; c'est pour obvier à ceux-ci que

sont construits les égouts des villes. (Voy, Égout.)

Enfin les voies publiques et les promenades doivent être par&itement tenues, nettoyées et lavées, débarrassées des boues, immondices, neiges, glaces, etc., et fréquemment arrosées en été.

Tels sont les principaux points sur lesquels se porte l'attention municipale, en ce qui concerne la salubrité et l'hygiène publiques; ajoutons que, dans les grandes villes, il existe des conmiissions, dites cP hygiène et de salubrité, qui s'occupent exclusivement de tout ce qui touche de près ou de loin aux questions de salubrité.

SANCTUAIRE, s. m. — Partie des temples anciens dans laquelle se trouvait placée la représentation de la divinité, et qui correspond au chœur des églises catholiques. (Voy. Chœur.)

SANDARAQUE, s, /. — Substance employée dans la fabrication des vernis ; c'est une sorte de gomme résineuse qui découle en larmes claires et luisantes d'une variété particulière de genévrier des pays chauds. C'est la meilleure des résines à employer pour la fabrication des vernis blancs, et c'est grâce à la sandaraque que ceux-ci ont une solidité considérable. — Il n'entre pas de la sandaraque dans les vernis à la gomme laque.

SANG-DE-DRAGON, s. m. — Couleur d'une grande intensité de ton, rougeàtre, qui est surtout employée par les aquarellistes. Cette couleur est tirée d'une résine provenant du draconnier, laquelle résine est sèche, friable, de couleur rouge analogue au ton d'un sang foncé et caillé ; elle entre dans la composition de certains vernis bruns.

SANGUINE, 8./. — Fer oxydé rouge, ou minerai de fer, qui a l'aspect d'une pierre rougeàtre onctueuse au toucher. Cette pierre se présente sous forme de longues lamelles; elle est dure et assez lourde; elle sert à de nombreux usages : à faire des brunissoirs pour polir les métaux et brunir l'or (Voy. Brunis-

Page 1