‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 102 sur 325 · ASSEMBLER. — ASSISE · texte numérisé non relu

ASSEMBLER. — ASSISE

ou par prisonniers ; ce dernier assemljla^e peut être obtenu par deux moyens, (|ue les deux pièces soient réunies par le taraudage, ou qu'elles soient serties au mattoir. Les assemblables les plus usuels sont ensuite (fig. S) VemjM/cment boulonné (fig. 9), le boulon à deux tiges taraudées (a) en sens inverse et pénétrant dans les renflements qui existent sur les tiges à réunir ; V assemblage avec boude et écrou (b, même fig.) : celui-ci permet de serrer ou de desserrer à volonté les tiges réunies. On asseml)Ie aussi très souvent le fer, la fonte et la tôle par des boulons, àes goujons et des rivets; notre figure 10 montre ce dernier assemblage, qui

lOlIlil'HIlMIllIlilllIill Fig. 10. — Assemblage eu fer, par boulons, rivets, etc.

est le plus employé dans la charpente en fer. (Voy. Charpente et Chaînage.)

ASSEMBLER, v. a. — Réunir deux ou plusieurs pièces de bois, de fer, à l'aide d'un assemblage ; faire un assemblage.

ASSEOIR, V. a. — Mettre dans une situation ferme, stable et de niveau une assise de pierres , de briques ou de moellons. On dit asseoir un fût de colonne sur sa base, asseoir une maçonnerie de brique sur sa fondation , etc.

ASSETTE, s.f. — Hachette de couvreur, ayant d'un côté un tranchant large et recourbé à l'intérieur, et de l'autre un marteau. Cet outil sert à dresser, couper et clouer les lattes et les ardoises ; on nomme aussi cet ins-

trument asscau et assiette; anciennement on

Assette.

disait aussi assiette et hachette. (Félibien, Principes de V architecture , p. 112.)

ASSIETTE, s.f. — Ce terme a plusieurs significations ; c'est d'abord une surface solide et stable : on dit V assiette d'un bâtiment, d'une poutre, pour désigner l'emplacement occupé par ce bâtiment ou par cette poutre ; que les fondations d'un mur doivent avoir plus d'assiette que ce mur.

Les paveurs noimnent assiette la face du pavé qui le supporte.

Les doreurs désignent, par ce mot une teiTe bolaire, rouge, ocreuse. Cette substance était connue des anciens, qui la nommaient leuco- 2)horu7n. (Pline, I, 85, G.) Les doreurs couchent cV assiette les parties à brunir, ils effectuent cette opération après le Dégraissage (voy. ce mot).

ASSISE, s. f. — Rangée horizontale de pierres, de moellons, de briques, ou autres matériaux analogues formant les murs ou les points d'appui d'un édifice. Ce mot est dérivé du verbe Asseoir (voy. ce mot). Chaque assise doit être posée de niveau ; chacun de ses joints doit tomber sur le plein des pierres de l'assise inférieure, de manière à ce que d'une assise à l'autre les joints soient croisés et ne se correspondent pas. C'est ce qu'on appelle poser en liaison. Dans la construction en pierre de taille ou en briques, chaque assise doit être arasée. Dans la maçonnerie de petits matériaux, dite limousinerie , on observe moins l'arasement, la solidité de ce genre de construction ne consistant pas uniquement dans le poids et V assiette des matériaux, mais plutôt dans leur Haison.

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