‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 105 sur 325 · ATRIUM · texte numérisé non relu

ATRIUM

ATRE, s. m. — Partie de la cheminée dans laquelle on fait le feu. L'àtre est généralement au ras du sol, entre les jambages, le contrecœur et la plaque du foyer.

Conformément aux anciennes ordonnances et coutumes, confirmées par l'ordonnance de police du 28 avril 1719 et du 24 novembre 1843, les âtres doivent être établis sur une bande de trémie construite en matériaux incombustibles. La longueur de ces trémies sera au moins égale à la largeur de la cheminée, y compris la moitié de l'épaisseur des jambages , et leur profondeur d'un mètre au moins à partir du fond de l'àtre jusqu'au chevêtre en charpente. (Voy. Trémie.)

Les âtres de fourneaux de cuisine sont relevés et construits à la manière des bandes de trémie sur des tringles de fer. On les nomme paillasses.

Les âtres sont faits en brique ou simplement en carreaux de terre cuite de 0"',025 à C^jOS d'épaisseur. Dans les pièces parquetées , le pavement de l'àtre doit s'étendre jusqu'à 0™,35 à 0™,40 en avant de la partie antérieure des jambages de la cheminée. Cette partie avancée, qu'on nomme à tort foyer, se fait généralement en marbre doublé de liais. (Yoy. Cheminée.)

Atre relevé ou faux ATRE. -^ Atre construit au-dessus du sol, soit en lu'iques, soit à l'aide d'une plaque de fonte portée par des briques; les cheminées de cuisine ont souvent des âtres relevés.

Atre d'un four. — Partie sur laquelle on pose le pain pour le faire cuire. (Voy. Four.)

ATRIUM, s. m. — Vitruve (vi, 5, 3) définit Vatrium la salle près des portes {proxima januis). C'était la principale pièce de la maison romaine; il est même probable que dans les temps primitifs elle composa à elle seule le logement de la famille. Notre figure 1 montre une maison de Pompéi, qui ne se compose guère que d'un a'trimn, d'une boutique, d'une petite pièce et d'un escalier conduisant à l'étage. Plus tard , quelques chambres furent ajoutées à l'atrimn, soit à sa droite, soit à sa gauche (fig. 2), et, le luxe et la ci\ilisation grandissant, l'atrium ne fut plus que la cour centrale,

en partie couverte et en partie -découverte, de la maison. C'était là que l'on recevait les

Fig. 1. — Atrium primitif d'une maison de Pompéi.

hôtes, les clients et les \isitenrs. Au centre, il y avait un bassin, imphwium, qui était de

Fig. 2. — Atrium d'une maison Je Pompéi.

môme forme que l'atrium, c'est-à-dire qu'il était carré, rond ou oblong, et quelquefois même demi-circulaire. Dans les atria décou-

Fig. 3. — Atrium tétrastyle.

verts, l'impluvium recevait les eaux des toitures des portiques ou colonnades qui l'entouraient ; souvent un jet d'eau placé au centre du bassin ou une fontaine située sur l'un de ses

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ATRIUi^ PO^\PEIEN.

imp Fin:

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