BAIL
cettes, dont l;i succession forme un chapeîd; aussi (lcsif>'ne-t-on souvent par ce mot la baguette décorée. (Voy. Chapelet.) Quand les baguettes sont décorées de feuilles de laurier ou rul)années, on les nomma dcif/ueties à rubans.
En menuiserie, on appelle haguettes de petites tringles de bois qui , suivant leur forme et leur position, prennent différents noms. On nomme Mguctte cVangle celle qu'on place sur les arêtes des eml)rasures des portes ou des fenêtres ; demi-lagiietic , celle qui, placée au droit d'une arête , sert à l'encadrer ; baguette d'encoignure, celle qu'on pose dans un angle rentrant. On les fixe en place avec des clous sans tête. Notre figure montre ces différentes baguettes.
BAHUT, s. m. — Du celte lalm, coffi-e; grand coffre du moyen âge et de la renaissance, dont le dessus était bombé. C'est ce meul)le qui a donné son nom au profil bombé d'une pierre formant le chaperon d'un nuir, le dessus
Bahut.
d'un parapet. Par suite, le bahut est l'assise de pierres couronnant un mur ; un appui de gardefou. (Voy. Chaperon.) On désigne de même un mur bas , derrière lequel passe un chéneau , ou qui supporte une grille, une balustrade. (Voy. Bahut, dans notre Dictionn. de la curiosité.)
BAIE, s.f. — Ouverture d'une porte, d'une fenêtre, d'une boutique pratiquée dans un mur, une cloison, un pan de bois. Les côtés d'une baie sont nommés jambages, pieds-droits ; les côtés extérieurs, tableaux; ceux de l'intérieur, ébrasement ; le haut, linteau, sommet, plafond, voussure; le bas, seuil pour une porte, appui pour une croisée.
Dans l'architecture navale, on désigne ainsi les ouvertures des sabords et des écoutilles.
ainsi que celles qui donnent passage aux mâts.
BAIGNOIRE, s. /. — Vaisseau de fonne allongée dans lequel on prend des bains. Les anciens en taillaient dans le marbre et le granit. Au Louvre, il y a une baignoire en marbre Ijlanc d'une seule pièce, provenant des thermes de Nîmes, qui mesure près de l^jHO de longueur ; mais il en existe de bien plus considérables ; nous en avons vu une à Rome , en granit oriental, qui mesure jusqu'à '>"','.)(). Ces baignoires étaient placées dans les themies publics et servaient à plusieurs personnes à la fois, cormne on le sait par des peintures anciennes.
Baignoires. — Loge du rez-de-chaussée dans les théâtres modernes. (Voy. Loge.)
BAIL , s. m. — Contrat par lequel une personne, nommée bailleur ou locateur, donne à une autre personne, dite preneur ou locataire, la jouissance d'mie chose mobilière ou immobilière, moyennant un prix convenu et pour un certain temps. Si le bail a pour ol)jet un appartement ou une maison , on le nomnie bail (( loger ou contrat de location ; si c'est' une propriété rurale, c'est un bail à ferme. Tout ce qui concerne les baux relatifs aux bâtiments est réglé par le Code ci'^'il , li'STe 3 , titre 8 , articles 1714 à 1762, auquel nous reuA'oyons le lecteur ; nous ne pouvons ici que résumer très succinctement les principales dispositions indispensables aux architectes.
Pour faire valablement mi bail, il faut avoir la capacité de contracter : ainsi le minem* émancipé, la femme séparée de biens, les envoyés en possession provisoire, les tutem's, de même que toutes les personnes privées de la faculté d'aliéner, peuvent cependant louer et affermer, parce que le législateur a considéré le bail comme un acte d'administration pur et simple.
Il y a deux manières de contracter un bail, soit verbalement, soit par écrit. Le bail verbal, qui n'a pas reçu encore un commencement d'exécution, ne peut être prouvé que par témoin, car celui qui le nie n'est tenu qu'au serment. Quand il y a contestation sur le prix du bail qui a reçu un coinmencement d'exécution, mais qu'il n'existe pas encore de quit-