‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 127 sur 325 · BALDAQUIN. — BALLAST · texte numérisé non relu

BALDAQUIN. — BALLAST

S'il n'y a point d'opposition, les permissions sont délivrées. En cas d'opposition , il sera statué par le conseil de préfecture, sauf le recours au conseil d'État.

Dans aucun cas, les grands balcons ne pourront être établis à moins de six mètres du sol de la voie publique.

Le préfet de police sera toujours consulté sur l'établissement des grands et petits balcons.

Balcons. — Extrémités de la première galerie dans les théâtres modernes ; les balcons avoisinent les loges d'avant-scène.

Balcon. — En termes de marine, galerie couverte ou découverte située à l'arrière d'un grand na^^re. Le balcon sert d'ornement, tout en facilitant certaines manœu\Tes.

BALDAQUIN, s. m. — Dais ou couronnement d'autel , fait en riches étoffes et suijporté par des colonnes. Le dais a remplacé le ciborium ancien des basiliques chrétiennes. (Voy. CiBORiUM.) A l'origine, le baldaquin était de bois recouvert de tentures de haldecMnwn , étoffe qui venait, dit-on, de Bagdad, appelée autrefois Baldac ; d'où le mot haJdaquin. Plus tard, les dais dont il s'agit ont été faits en marbre et l'étoffe a été remplacée par des métaux, surtout par du bronze doré.

Le plus grand baldaquin connu est celui de Saint-Pierre de Eome. Il a été construit par le Bernin en 1G33. Il se composcde quatre colonnes torses d'ordre composite, hautes de 11'", 80, qui supportent un entablement surmonté de quatre anges, un au-dessus de chaque colonne. L'entablement est couronné d'une sorte de coupole ou d'amortissement terminé par un globe- portant une croix. Ce l)àldaquin est tout en bronze doré; il mesure 28'°,90 de hauteur et ne vaut pas moins d'un million. Le pape Barberini (Urbain VIII), qui avait dépouillé plusieurs monuments pour orner Saint-Pierre, avait enlevé au seul portique du Panthéon plus de 190,000 li^Tes de métal, ce qui donna lieu à la satire suivante : Quod nonfcccre Bartari , fecere Bar'benni.

BALÈVRE, s. f. — Saillie que présente une pierre qui n'affleure pas le parement de la construction dont elle fait partie. Les balè'VTCS

proviennent d'une taille incomplète ou imparfaite, d'un déplacement de la pieiTe, enfin d'un tassement.

Fig. 1 . — a, a, balévres

Il arrive aussi très souvent que , pour ne pas an-êter les poseurs, les tailleurs de pieiTe n'exécutent la taille que sur les côtés ou parements où elle est nécessaire pour la pose des pierres, sauf à raliattre plus tard les pieiTes formant balèvi'es ; ce qu'on nomme, en technologie, retailler en ragréanf. Nos figures 1 et 2

Fig. 2. — a, a, balévres.

montrent des balè^Tes de ce dernier genre ; la figure 1 représente des claveaux ou des douelles de voûte portant des balévres , et notre figure 2 des balè^Tes, a, sur le parement d'un mur. En serrurerie, c'est l'extrémité d'un barreau de fer qui dépasse les traverses , qu'elle ne de- \Tait qu'effleurer.

BALIVEAU, s. m. — Jeune arbre, choisi et réservé lors de la coupe des bois dans les forêts de l'Etat. Le baliveau est employé dans les chantiers de maçonnerie pour la construction des échafaudages, où il sert à faire des échasses, — Une ordonnance du 1^"' août 1827 établit qu'il sera laissé 25 baliveaux par demihectare , et qu'on ne pourra les couper qu'âgés d'au moins quarante ans. (Voy. Echasses.)

BALLAST, s. m. — Couche de gravier smlaquelle on établit les voies ferrées. Le ballast est formé de graviers moyens de sable et des

BALL-FLOAVER. — BALUSTRADE.

teiTGS argileuses ; il est établi sur uue couche de pieiTes ou de cailloux concassés ; cette couche est recouverte de sable ou de terre légère. Du reste, la composition des ballasts est très variable, parce que généralement les ingénieurs y emploient les matériaux qu'ils trouvent dans ' les tranchées qu'ils sont obligés de faire. Un bon ballast doit être élastique, suffisamment perméable pour permettre la prompte infiltration des eaux pluviales et la conservation des traverses de bois supportant les rails.

BALL -FLOWER. — Ornement caractéristique du style ogival anglais du xiv* siècle ; c'est, comme le montre notre figure, un bouton

ma

Ball-flower.

formant le cœur d'une fleur. Cet ornement se retrouve fréquemment aux cathédrales de Bristol, de Glocester et de Hereford. (Voy. Bou-

TOX.)

BALTEUS. — Ceintm-e, baudrier ; d'après Vitruve (1. III, ch. 3) , zoiie moyemie du coussinet du chapiteau ionique.

Dans les théâtres et amphithéâtres anti- (|ues, le laîteus oii2}rœcinctio était une di\T[sion {|ui existait entre les di^■ers gradins séparant les groupes de spectateurs. Du reste, on est loin d'être d'accord sur les dispositions du balteus : les uns pensent que ce n'était qu'un vaste palier, servant à la circulation, situé dans la cavea au sommet de chaque mœnianum ou gx'oupe de gradins, donnant accès aux places. D'autres supposent que c'était wa. mur peu élevé, au-dessus duquel il existait une rangée de gradins distincte de celle qui était située au bas du mm- ; d'autres enfin y voient un couloir de dégagement passant sous les précinctions et donnant accès aux vomitoires. Cette dernière hyi)othèse est complètement

fausse, puisque l'espace ^'ide au-dessous des gradins était nonuné fornices, concameratîones. Pour nous il est bien évident que le J«7/ez^s affectait deux formes distinctes, et c'est là ce qui a donné lieu aux incertitudes que nous avons signalées. La première de ces formes était un simple palier ; exemple : amphithéâtre de Xîmes ; la deuxième , un palier, plus un mur comme celui du podium ; exemples : théâtre d'Orange, Colisée, grand théâtre de Pompéi.

BALUSTRADE, s, f. — Les clôtures d'appui composées de Balustres (voy. ce mot) devraient seules porter le nom de lalustrade. Mais l'usage a prévalu de nommer

Fig. 1. — Balustrade en arcatures tréflées.

ainsi toutes les barrières, clôtures et gardefous ajourés qui ont un caractère monumental. Parfois les balustrades sont pleines, comme les

— Balustrade à 4 feuiUes aiguës.

garde-corps , les parapets simples ; mais elles se distinguent de ces derniers par une décoration d'ajours aveugles. On a fait des balustrades

g. 3. — Balustrade à 4 feuilles rondes.

en pieiTC , en bois et en métal , et la configuration de leurs ajours a varié à l'infini, suivant la matière employée et le goilt prédominant au moment de leur construction.

Pendant le moyen âge, elles régnent gêné-

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