‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 138 sur 325 · BARBELÉ. — BARDAGE · texte numérisé non relu

BARBELÉ. — BARDAGE

larle. Le Dégueulemext (voy. ce mot) d'un arêtier et de ses contre-fiches produit deux barbes, une de chaque côté.

Barbe. — Bout de pièce de bois de 0™,o3 ajouté sur le bout du chef d'un hateau foncel et posé siu" le four.

Eu seiTui'erie, les barbes* sont de petites saillies, a, a, situées au-dessous du pêne, et dans lesipielles s'engage le panneton de la clef (voy.

«, a, barbes du pêue.

notre fig.). C'est au moyen de celle-ci que la clef fait avancer le pêne, qui a autant de barbes que la seiTure a de tours. (Voy. Serrure.)

Barbes. — Rives inégales sm- les bords du papier; les architectes ôtent les barbes de leurs feuilles avant de les coller sur leur planche à dessiner : c'est ce qu'ils nomment élarler la feuille. Les colleiu's de papiers de tenture ébarbent leurs papiers avant de les encoller.

Barbe (Sainte-). — Dans un navire , c'est la chambre des canomiiers et, par suite, la soute à poudre.

BARBELE, EE, adj. — Qui a des pointes, des dents à rebom's : il y a des barres de fer, des l)Oulons, des chevilles, des clous barbelés. Pour la construction des plates-formes de pilotis, on emploie des clous ou des chevilles barl)elées, qu^i, lorsqu'on les a enfoncés dans le bois, ne peuvent plus sortir, parce que les dents, les iarbes, ont leurs pointes dirigées vei-s la tête des clous. (Voy. Boulon.)

BARD, s. m. — Espèce de civière, de brancard sans pied. Comme le montre notre figure,

Bard.

ce sont deux pièces de bois, légèrement cour- Ijces et parallèles, reliées vers leur milieu par

des traverses. On se sert du bard dans les chantiers pour transporter à bras des matériaux, des fardeaux d'un poids moyen.

Anciennement ce mot était synonyme de BiXARD (voy. ce mot).

BARDACtE, s. m. — Opération par laquelle on amène les matériaux à pied d'œu\Te. Cette translation s'effectue par des moyens ou des procédés divers, suivant la distance à parcourir et le poids des matériaux à Barder (voy. ce mot), suivant aussi la nature et l'état du sol. Selon ces divers cas, le bardage se fait à la main, à bras ou à l'épaule {coltinage). On exécute encore le Ijardage par quartiers successifs donnés au fardeau, si sa forme et sa résistance le permettent (voy. Abatage , § 2 ) , ou bien au moyen des Rouleaux, du Bard, de la Civière, du Diable, du Ca:miox, du Chariot, du Binard, du Trixque-balle, du Fardier, etc. (voy. ces mots).

Le coltinage est employé pour des matériaux qui ne sont ni d'une dhnension ni d'iin poids considérables; cependant on meut souvent à l'épaule, et en y employant un grand nombre d'hommes, de lourdes pièces de charpente et autres fardeaux.

Les peuples de l'antiquité devaient avoir un système de bardage très ingénieux et très puissant, si nous en jugeons par leurs travaux. ^Malheureusement nous connaissons fort peu des moyens qu'ils employaient pour barder leurs matériaux, (|ui, chez certains peu- ,ples, les Égyptiens et les Romains par exemple, étaient d'un poids considéral)le. .

Pendant l'époque romane, où les pierres d'appareil étaient toutes de petit échantillon, le bardage se faisait à l'épaule. Durant la seconde moitié du xii® siècle et la première du XIII®, alors qu'on employait des pierres de moyen appareil, le bardage s'opérait avec le bard ou la civière. Ce mode de transport fut encore en usage au xiv®, au xv® et même au XVI'' siècle. Aujourd'hui le bardage au bard ou à la civière est peut-être le moins usité de tous ; ce sont les marbriers , les miroitiers et les In'onziers qui l'emploient presque exclusivement. Le bardage par quartiers s'emploie pour

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