BARDEAU
gement et le déchargement de ces blocs ainsi terminés soient faits avec soin, afin "de prévenir les épaufrm'es des arêtes et des profils.
BARDEAU, s. m. — Bouts de volige, planchettes de bois de merraiu ou douves de tonneau refendues et débitées en morceaux de U'",30 à 0'",35de longueur. Ces planchettes, clouées jointivement sur les solives d'un plancher, servent à établir l'aire en plâtre. — Les bardeaux les plus employés sont des bouts de latte de U'",30 de longueur sur 0'",0-4 à 0"',05 de largeur, et U"',U15 à 0'",02 d'épaisseur. Autrefois on faisait souvent usage, pour les planchers à entre voux, de planches entières posées dans le sens des solives et clouées sur leurs bords, qu'elles effîeuraient. Ces planches fennaient donc les intervalles qui les séparaient des solives. On a renoncé à ce mode de plafonner, car les planches, en gauchissant, soulevaient et brisaient l'aire en plâtre : c'est cet inconvénient qui a fait adopter les bardeaux.
Bardeaux. — Petites planchettes en cœur de chêne, en noyer ou en sapin uivant la localité, qui remplacent la tuile ou l'ardoise pour les couvertures. Le bardeau était très employé au moyen âge ; il en existe beaucoup d'exemples anciens en France," à Caen, Rouen, Beauvais, Amiens, Troyes, Honfleur, Dieppe, et dans d'autres -cilles. Aujourd'hui il est encore employé; nous en avons vu en Allema-
BARLOTIERES.
Bardeaux.
gne, surtout dans la Bavière, en Suisse, et généralement dans les pays du Xord où le sapin est abondant, en Russie, en Suède, en Norvège; dans ces localités le bardeau ne sert pas seulement de couverture, mais il est employé en revêtement, pour abriter les murs exposés à l'action destructive des pluies prolongées ; on le taille et on le découpe de i)lusieurs manières : notre figure en donne les princi-
pales dispositions. — Ce mot a remplacé ceux vieillis de aissan, cassante ou essente, aisseau, esseau, aissy et hauche-, comme on le voit, ces mots sont déri\'és de ais, planche de chêne. Le bardeau remonte probablement à une très haute antiquité. Nous savons seulement que les Romains le connaissaient, puisque Yitruve (1. I®"", ch. 1") les désigne par ces mots : scandulce fissiles, scandulis rohusteis. L'artisan qui faisait le métier de couvrir de bardeaux se \\omm?i\i scafididarius (Avcaà., Dig. 5U, Q,Q); dans Apul., 3Ief., III , p. ô-t , nous voyons tedum scandidare, toit couvert de bardeaux; voy aussi Plin., H. N., XVI, 15; Pallad., I, 22. Ce même nom se donne encore aux planches qui forment l'intrados des voûtes en bois du moyen âge, telles qu'on en voit dans les grandes salles de palais de justice (à celui de Rouen par exemple), et dans nombre d'églises du xv^ et du xvi" siècle.
BARDER, V. a. — Opérer le bardage de la pierre ; charger, transporter et décharger à l'aide d un Bard (voy. ce mot) les matériaux de construction. Barder des pierres sur les échaf auds , c'est les amener, sur des plateaux, des madriers et des rouleaux de bois, de l'équipe qui sert à les monter au point de la pose. Anciennement on tardait souvent à l'aide de plans inclinés. (Voy. Bardage.)
BARDEUR, s. m. — Ouvrier employé à faire des bardages, à barder.
BARIL, BARILLET, s. m. — Partie de tuyau, espèce de boîte dans laquelle monte et descend le piston d'une pomjDC ; boîte dans laquelle est renfermé le ressort d'un loqueteau ou d'une fermeture analogue.
BARLONCt, GUE, adj. — Qui a la forme d'un rectangle allongé, d'un carré long.
BARLOTIÈRES, s. f. fl. — Traverses de fer, carillons formant les divisions droites des veiTÎères; et, par extension, traverses de fer de moindre dimension que la traverse dormante, et qui forment la division d'une fenêtre. (Voy. Armature.)