BAS-RELIEF
les divisa eu trois parties, coiiimc le montre notre fîf2,'ure r». L'abside était réservée aux prêtres ; la partie centrale formant transsept était pour les fonctionnaires ou les gens haut placés, et la partie près du narthex pour le peuple. A partir du xii® siècle, la nef ne fut pas seule à avoir une abside ; les collatéraux eurent chacun la leur : l'une servit de trésor, diaconiinn ou secretarium ; l'autre fut destinée à la Ijénédiction du pain, ohlaforium. onproihesis. (Voy, Abside.) Notre figure 6 montre une abside de stvle latin de la ba-
Fig. 6. — Abside de la basilique Saint-Sabas, à Eome.
silique de Saint-Sabas, à Eome, qui fait partie du monastère de ce nom. Le soimnet du pignon est percé d'un oculus.
Beaucoup de nos églises modernes sont construites sur le j^lan de l'ancienne basilique : nous citerons, à Paris : Saint-Philippe du Roule, Notre-Dame de Lorette, la Madeleine et Saint- Yincent de Paul ; à Rome, Sainte-Agnès, Saint - Clément , Saint - Georges in Velabro, Saint-Laurent hors les murs, Sainte-Marie Majeure, Sainte-Marie Transtévérine , Saint-Paul hors les murs; à Milan, Saint - Ambroise ; à Ravenne, Saint- Apollinaire ; à Vérone, Saint- Zénon.
Aujourd'hui, à Rome, on donne le nom de 'basiliques majeures ou mineures à des églises qui ont la préséance sur d'autres et jouissent de certains privilèges : par exemple, d'avoir une bannière particulière, un titre de cardinalice; d'avoir le droit de porter dans les processions un conopé porté par des faccldni, dont l'un tient une clochette qui est agitée de temps en temps par un enfant. Parmi les basiliques ma-
jeures, nous citerons : Saint-Pien-e <lu Vatican, dont notre planche VIII montre l'intérieur; Saint-Paul hors les murs, Saiiite-J\Iarie Majeure, Sainte-Croix de Jérusalem, etc.; parmi les basiliques mineures, Sainte-Marie in Transtevere , Sainte-]\Iarie in Cosmedin , qui date de la fin du vu® siècle ; Sainte-Marie in 3Ionte Sanio, etc.
Au moyen âge, on appliquait le nom de basiliques aux chapelles sépulcrales, aux châsses, aux reliquaires,
BAS-RELIEF, s. m. — OmTage de sculpture, plus ou moins saillant, exécuté sur un fond auquel il adhère. On donne plus particulièrement ce nom aux sculptures allégoriques, bien (|uc les ornements d'architecture soient de véritables bas-reliefs. La saillie des bas-reliefs peut être plus ou moins prononcée ; aussi les divise-t-on en liaut relief ou plein relief, demi-relief, moyen relief ou has-relief proprement dit. Les qualificatifs ajoutés à ce mot suffisent à l'iiitelligence de ces divers termes, et nous dispensent de les expliquer. Entre les hauts reliefs et la ronde l)osse, il n'y a d'autre différence que l'adhérence des premiers sur le fond où ils sont placés.
On nomme las-reliefs méplats ceux dont les sujets sont déterminés par des traits creux dans la pierre et qui affleurent sa surface. Les Égyptiens ont largement employé ce genre de sculpture ; ils en ont couvert les parois de tous leurs monuments, et jusqu'à leurs colonnes et leurs obélisques.
Les anciens nommaient anaghjphe toute espèce de sculpture en relief, et toreuma les bas-reliefs exécutés sur métaux. Pausanias n'emploie dans tous les cas que le mot typos.
On a exécuté et on exécute encore des basreliefs en teiTe cuite , en pierre , en marbre , en ivoire , en bois , et sur tous les métaux. On les a employés à la décoration des moiimneuts de toutes sortes, à des autels, à des tombeaux, à des colonnes, à des vases, à des bijoux; aussi peut-on , grâce aux bas-reliefs , sui^Te et étudier les différents styles de l'art à diverses époques et chez un grand nombre de peuples.
Les Grecs, qui puisèrent chez les Egyptiens les notions des arts du dessin , imitèrent leurs
Plan'CHE vin. — Basilifiue Saint-Pierre du Vatican, à Rome.