BATURE
La laite du paveur se compose (fig. ?>) crun morceau de bois affectant la forme d'un moyeu
Fig. 3. — Batte du paveur
de roue; il est fretté haut et bas, et pom-vu d'un manche vertical, portant deux traverses horizontales servant de poignée : il sert à dresser les reprises faites sm- des routes d'empierrement. Le paveur en mosaïque l'emploie aussi pour écraser le tuileau dont il fait du ciment. Il ne faut pas confondre cette batte avec la hie ou demoiselle (voy. Hie), avec laquelle les paveurs enfoncent et nivellent les pavés des rues et des bordures de chaussées. Le plombier a deux sortes de battes : l'une n'est qu'une sorte de maillet avec lequel il frappe sm" l'outil qui lui sert à couper le plomb;
Fig. 4. — Batte ilu couvreur.
l'autre (fig. 4) est une sorte de battoir légèrement recourbé, avec lequel il dresse et plane les feuilles de plomb ou de zinc, notamment pomla garniture des chéneaux.
BATTÉE. — Voy. Feuillure.
BATTEMENT, s. m. — Toute pièce, verticale ou horizontale, qui forme feuillure ou reçoit le choc d'une partie ouvrante et l'an'ête à la fin de sa course. Les battements se composent de tringles en bois ou en fer rapportées sur la rive d'une porte, d'un volet, et servant de feuillure; mais le plus souvent c'est la feuillure elle-même qui sert de battement. Pour la croisée, c'est la ])ièce d'appui et le linteau ou traverse supérieure
du Bâti noRJfANT (voy. ce mot) qui forment hattement.
En serrurerie, on nomme hattements de petites pièces à pointe ou à scellement, droites ou coudées, qui arrêtent une persienne, un vantail de porte. On nomme Buttoirs (voy. ce mot) les arrêts, pièces d'arrêt ou battements en fer de portes cochères.
Battement. — Partie du pavé en contrehaut, seuil portant feuillure au droit de l'ébrasement d'une porte cochère.
BATTEUR, s. m, — Ouvrier qui bat ; le hatteur d'or est rou\Tier qui fabrique l'or en feuilles par le battage des feuilles minces obtenues à l'aide du laminoir.
BATTRE, V. a. — En maçonnerie, on bat des pieux, des pilotis, quand on les enfonce en terre. (Voy. Pilotis.) On se sert encore de l'expression de hattre le heurrc, qui signifie creuser un trou A^ertical dans l'assise d'un mur pour y fixer un chaînage à l'aidé d'une ancre : c'est dans le trou battu qu'on pose celle-ci ; on bat le beurre pour placer des goujons de fer ou de bronze, ou des os de mouton, pour maintenir et fixer des vases, des statues, des balustres. Les charpentiers appellent batlre la ligne, tracer à l'aide du cordeau, frotté de sanguine ou de craie , des traits pour scier ou pour tout autre om^age ; les plombiers entendent par hattre la résine, répandre cette substance sur la partie de plomb à souder, ce qu'ils font ordinairement en frappant sur la boîte à résine, soit avec le Couteau a racoutrer, soit avec la Tringlette (voy. ces mots).
BATURE , s. f. — jMordant servant aux doreurs à faire des liachures dans les parties rehaussées d'or. Il se compose de cire, d'huile de lin, de bitume et d'essence de térébenthine. Rolland le Virloys {Dict. d'arch.) écrit hatture avec deux t, ou colle ci miel, et il ajoute : a C'est une composition de colle de Gand, de miel et de vinaigre, dont se servent les peintres pour donner des rehauts et hachures sur des peintures à la détrempe et à fresque, telles que les décors de théâtre, et pour les