‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 163 sur 325 · BERGERIE. — BESACE · texte numérisé non relu

BERGERIE. — BESACE

Jurisprudence. • — L'entretien d'une berge est à la cliarge du possesseur de la propriété qu'elle borde. Les berges des rivières ou cours d'eau du domaine public sont entretenues par l'Etat. Les berges des canaux concédés sont entretenues et réparées aux frais des concessionnaires. Nul ne peut, sans alignement donné et permission préalable, construire, planter arbres ou autres objets sur les berges des rivières ou autres cours d'eau, sur des canaux communiquant par un point à une rivière, encore qu'ils seraient établis dans des propriétés particulières, et que ces cours d'eau se perdraient dans ces propriétés.

Nul ne peut jeter ou amonceler sur les berges ou rivages des ordures ou immondices, etc.

Berges ou Barges, s. f. — On nomme ainsi de grands rocliers âpres qui se dressent à pic au-dessus de l'eau ; des barges célèbres sont celles de Charjbde et Scylla, en Sicile.

BERGERIE, s.f. — Locaux affectés au logement des béliers , brebis , agneaux , moutons, boucs, chè\Tes et chevreaux. Dans les abattoirs et les établissements d'exploitation rurale, la bergerie constitue un bâtiment distinct. C'est peut-êtïe , de tous les locaux destinés au logement des animaux domestiques, celui qui exige le plus de soins pour sa construction et sa disposition, à cause de la facilité avec laquelle les maladies se déclarent et se propagent chez le mouton. — Une bergerie doit être proportionnée au nombre de têtes qu'elle contiendra : quant au système à adopter pour leur construction, deux modes sont en présence. — Un grand nombre de cultivateurs pensent à tort que le mouton est un animal (pii s'accommode de tout ; dès lors , les uns construisent des bergeries hermétiquement closes, tandis que d'autres laissent l'animal en plein air, exposé aux intempéries des saisons. Ces deux systèmes exclusifs ont leur inconvénient : suivant le climat et la localité , le mode de construction peut varier; mais, quel que soit le mode adopté, toutes les bergeries doivent être vastes , bien aérées et présenter les conditions de salubrité et de commodité que réclament les divers logements des animaux domestiques. On les divisera en plusieurs comparti-

ments ])our y loger séparément les béliere, les brebis, les agneaux, les chè^Tes, les boucs et les bêtes malades.

Dans les contrées méridionales, ou sur les côtes tempérées , on peut laisser le mouton sous des hangars presque toute l'année. Dans les pays du nord , au contraire , il faut que les bergeries soient bien closes, bien ventilées et surtout exemptes d'humidité qui , jointe au froid, cause au mouton des maladies dangereuses, qui déciment promptement un troupeau.

Quand les bergeries affectent un caractère provisoire, elles peuvent être construites en matériaux très ordinaires ; de simples hangars élevés sur une aire bien battue, avec des barrières ou des claies, sont suffisants. Si les bergeries sont construites à demeure, ou peut employer le torchis ou iQjnsé, ou bien, ce qui est préférable, la brique. On doit éviter de faire entrer du plâtre dans la construction des bergeries ; car, outre que cette matière est très hygrométrique , elle a encore le défaut de se salpêtrer. Nous ne parlerons pas plus longuement des bergeries , de leur construction , de lem* ventilation, de leur éclairage, de la disposition de leur plan, car il faudrait écrire un traité véritable ; aussi nous renverrons ceux de nos lecteurs qui désireraient de très longs détails à ce sujet à notre Traité des constructions rurales , pages 258 et suivantes, où 45 à 50 figures sur les bergeries les fixeront complètement sur la meilleure manière de les construire.

BERME. — Voy. Berne.

BERNE, s.f. — Chemin ménagé entre une levée le long d'un canal et le bord de celui-ci. — En termes de marine, on dit qu'un pavillon est en lerne, lorsqu'il est hissé, mais non déroulé. — Espace qui existe entre le pied des remparts et l'escarpe du fossé d'une fortification, et qui reçoit les terres qui s'éboulent. La crête de la berne du côté du fossé est ordinairement garnie de palissades. Quelques anciens auteurs écrivent herme.

BESACE, s. m. — Pierres de mêmes dimensions qui sont posées alternativement en

BESAIGUE.

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