BLANC
parce qu'il est concave ; avec l'autre ou mesure la surface plane. Le Liveau est surtout employé pour tracer plus particulièrement les
Biveaixx.
arcs ; aussi peut-on le définir : fausse-équerre dont l'mi des bras est droit, suivant le joint de la coupe, et dont l'autre est bombé, suivant la douelle d'un arc de voûte. On dit aussi quelquefois heuveau, huveau et léveau.
BLANC, s. m. — Le blanc, comme toutes les couleurs primitives faciles à obtenir, a été employé de toute antiquité dans la peinture. On le tire d'un grand nombre de substances, les unes terreuses, les autres à bases métalliques. En général, les blancs à base teiTeuse servent pour le badigeonnage et la peinture à la détrempe, tandis que les blancs métalliques servent pour la peinture à l'huile et au vernis. Nous allons passer en re\'ue les diverses substances servant de base à cette couleur.
Blaxc d'Espagne. — Argile blanche très fine, purifiée par le lavage, moulée en pains après dépôt et séchée à l'air.
Blaxc de Meudox. — Craie ou carbonate de chaux très pur, extrait des cari'ières du Basîlcudon ou de Bougival; de là le nom de blanc de Bougival. On le prépare en lavant la craie après le broyage, et en la laissant déposer. On décante et on moule en pains que l'on fait sécher.
BLA^'C' DE zixc. — Il est préparé en faisant oxyder le zinc à une haute température sous l'action d'un courant d'air violent : le zinc distille, en absorbant l'oxygène de l'air ; l'oxyde
voltige en flocons blancs ; on le recueille dans des chambres disposées à cet effet. C'est cet oxyde de zinc qui constitue le blanc de zinc.
Blanc de dorure. — Blanc dont on couvre les parties destinées à être dorées ; c'est aussi avec des couches de blanc de Meudon à la colle qu'on réchampit les champs non dorés, les travaux de dorure terminés. (Voy. Adoucissage et Dorure.)
Indépendamment des blancs qui précèdent, il en existe encore d'autres plus ou moins employés; ce sont : le hla^ic de plomb; ou carbonate de plomb ; le blanc de baryte, blanc fixe ou sulfate de baryte ; le blanc de Kremnitz ou Cremniiz, mélange allemand composé de craie, d'oxyde d'étain et de zinc ; le bkmc des carmes, lait de chaux additionné de tournesol ou d'indigo, et détrempé dans la térébenthine, ou dans la colle alunée ; le blanc de chrome, ou oxyde de chrome, qui est légèrement teinte de gris.
Blanc en détrempe. — Il est obtenu en broyant à l'eau du blanc de Meudon et en le détrempant à la colle de parchemin. +Si l'on veut vernir les blancs en détrempe, on remplace par du blanc de plomb le Ijlanc de Meudon.
Blancs a l'huile. — Pour les obtenir, on broie à l'huile de noix ou d'œillette du blanc de plomb , de la Céruse (voy. ce mot) ou du blanc de zinc, et, pour coucher, on additionne de l'essence de térébenthine pour liquéfier la couleur; les blancs mats sont détrempés à l'huile coupée d'essence. — Tous les blancs sont sujets à se colorer par le temps , soit que l'huile rancisse , soit par l'effet de la f mnée des bougies, gaz, feu, etc. ; aussi a-t-on l'habitude, pour obvier à cet inconvénient, d'ajouter à leur composition une légère pointe de bleu de Prusse, ou de noir de fumée ou de feuille de vigne.
Blanc en bourre. — Mélange de chaux grasse ou de sable, ou de chaux, d'argile et de bourre, dont on enduit les murs et les plafonds dans les pays qui sont dépour\Tis de plâtre. Pom- faire du blanc en bourre ou de bourre, on prend de la chaux éteinte, qu'on a soin de purger de toutes matières étrangères ; on y ajoute du sable fin , comme pour le mortier ordinaire, et enfin de la bourre ou poil