‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 172 sur 325 · BLANCHIR. — BLASON · texte numérisé non relu

BLANCHIR. — BLASON

(veau, bœuf, vache, etc.). On opère le mélange avec le Rabot (voy. ce mot) qui sert à la confection du mortier, et on malaxe jusqu'à ce que le mélange ait acquis une consistance convenable.

Pour les enduits grossiers destinés aux premières couches, on emploie de la bourre de tanneur, et pour les derniers qui doivent être bien lissés, du poil blanc ou de la tonte de drap avant la teinture. Le blanc de bourre s'applique avec ime grande truelle, soit sur une maçonnerie hachée, soit sur un lattis jointif ou du moins très peu espacé. On superpose deux et quelquefois trois couches dont l'épaisseur et la finesse sont différentes ; la dernière, celle qui se voit, est plus mince que les autres ; elle ne doit être appliquée qu'après l'entière dessiccation des autres.

Dans quelques départements du nord de la France , de même qu'en Suède , en Nor^yège et en Russie, les ouvriers qui ont l'habitude de se servir de ce produit font au blanc de bourre des corniches de plafond et des moulures de lambris. On peut peindre sur ces enduits, mais on ne doit le faire que dans la belle saison, et un an après leur achèvement.

BLANCHIR, V. a. — En menuiserie et en charpente , c'est dresser le bois , soit au rabot, soit à la scie, de manière à enlever les aspérités de la surface ; en serrurerie , c'est limer grossièrement le fer ou le passer à la meule : toutes les pièces de grosse quincaillerie sont simplement meulées; en plomberie, c'est revêtir le plomb d'une couche mince d'étain.

BLASON, s. m. — Art d'expliquer et de décrire les armoiries; ensemble des connaissances constituant Vart héraldique. Ce terme est aussi employé comme synonyme d' Armoiries. Le Nason désignait d'abord (au xi^ siècle) le bouclier ou écu seul. Plus tard on a employé ce mot pour désigner spécialement un bouclier armorié, et ce n'est que vers le xv* siècle que, par extension, on l'appliqua à la désignation des armoiries seules. (Yoir pour l'étymologie : Littré, .Brachet, Diez, etc.)

L'étpuologie du mot blason est controversée ou, pour mieux dire, inconnue. Selon le père Ménétrier, il viendrait de l'allemand Ua-

sen, sonner du cor : «C'était, dit-il, la coutume de ceux qui se présentaient pour entrer en lice, dans les tournois, de notifier ainsi leur amvée ; ensuite les hérauts sonnaient de la trompette, bla sonnaient les armes des chevaliers, les décrivaient à haute voix et se réi)andaient

Ie

ri

Fig. :.

Dénomination de Fécu.

Fig. 2.

Le parti.

quelquefois en éloges au sujet de ces guerriers. :»

Dès une époque très reculée, les guemers

Kg. 3.

Le coupé.

Fig. 4.

Le tranché.

et leurs chefs portaient sur leurs boucliers ou leurs étendards des emblèmes distinctifs propres à les faire reconnaître, ou à les rallier sur

Le taillé.

Fig. 6.

Tiercé en pal.

un champ de bataille. Les Romains avaient des armoiries qui se transmettaient héréditairement ; c'étaient souvent des armes parlantes, telles qu'un corbeau pour la famille Corvinus, etc. Il est néanmoins presque certain que l'origine des armoiries, telles que nous les connaissons aujourd'hui, ne remonte qu'au temps des croisades. C'est à partir de cette épo-

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