‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 176 sur 325 · BOISSEAU · texte numérisé non relu

BOISSEAU

la scie à refendre, parce qu'avec celle-ci on obtient des dosses qu'on peut utiliser, tandis que la cognée ne donne que des Cantibais (voy. ce mot) , ou cantiblres , bonnes seulement à briller.

DÉBIT DU BOIS. — On débite le bois de diverses manières ; suivant l'habileté avec laquelle on opère, on peut réaliser une écono-

Fig. 1. — Débit du bois (méthode ordinaire).

mie considérable. Toutes les planches du commerce sont débitées comme le montre notre figure 1, parce qu'on obtient de larges planches; quoique cette méthocle soit défectueuse, c'est celle dont l'usage est le plus fréquent. Aussi l'hmuidité fait-elle gondoler ces planches dans un sens, et la dessiccation naturelle en sens inverse. Les planches ainsi obtenues travaillent,

Fig. 2. — Métlioile hollandaise (1<='- mode).

Fig. 3. — Méthode liollandaise (2" mode).

parce que les couches concentriques situées près du cœur sont plus denses que celles des surfaces opposées, et ce manque d'équilibre tourmente le bois. Il serait de beaucoup préférable d'employer la méthode hollandaise, qui consiste à débiter le bois comme le montrent nos figures 2 et 3, mais ce mode n'est guère employé que pour certaines frises de parquet et pour le merrain.

Bois (Petits). — Traverses et montants en bois ou en fer, de l'intérieur d'un châssis \atré ; ils sont ordinairement moulurés sur une face et

portent feuillure sur l'autre, pour recevoir les feuilles de verre ou glaces.

Bois peixt. — Couleur imitant le lx)is; faux BOIS ou FEiXT, imitation des veines, mailles et filaments du bois à l'aide de la peinture.

Bois CRU. — Bois qui n'a pas reçu de peinture, ou qui, après avoir été peint, a été gratté à vif ; on dit aussi gratter à bois cru.

BOISER, V. a. — Planter des arbres. — En menuiserie, c'est revêtir de planches ou de lambris un mur.

BOISERIE, s./. — Nom générique donné à tout objet de menuiserie , mais plus pai'ticulièrement aux revêtements intérieurs exécutés en bois.

BOISSEAU, s. m. — Poteries cylindriques, rectangulaires ou de toute autre forme, s'emboîtant les unes dans les autres, qui servent

Fig. 1. — Boisseaux en poterie.

à former des tuyaux de chute, des ventilateurs, chausses d'aisances, conduites de fumée, etc. ■ilr Boisseau Gourlier. — Poteries rectangulaires aux angles arrondis, employées à la

Fig. 2 et 3. — Boisseaux de robinets.

construction des tuyaux de cheminée. Ces boisseaux sont cannelés extérieurement, pour faciliter l'adhérence des mortiers ou le grippement du plâtre (fig. 1). — On fabrique aujourd'hui des boisseaux en fonte de fer qui servent aux

r.OTSSELLERIE (bois de). — BOXDE.

mêmes usages que ceux ou poterie. (Voy. Briques, Wagon ou Wagonxet.)

Eu fumisterie, ou nomme aussi hoisseaiix les colouues eu faïence des poêles. Les foutainiers appellent hoisseau le corps d'un robinet. (Voj. nos fig. 2 et 3.)

BOISSELLERIE (Bois de), s. m. — Feuilles de chêne très minces refendues au Coutre (toy. ce mot), que les treillageurs emploient pour les ornements courbés des treillages.

BOITE , s. f. — Xom générique donné à toutes sortes de coffi'es et qui sert à désigner des objets très divers. Eu serrurerie , ce mot désigne soit la portion de fiche recevant la cheville et qui tient lieu de mamelon de gond, soit un petit coffre eu métal recouvrant ou protégeant un mouvement, un mécanisme quelconque, soit enfin des pièce» de fonte ou de fer qu'on nomme aussi Sabots (voy. ce mot), et qui servent à réunir des pièces de charpente difficile à assembler.

Boite de foret. — Pièce de bois, en forme de bobine, percée dans son axe pour recevoir le Foret de 1' Archet (voy. ces mots).

Boite a étoupe, ou stuffing box. — Boîte au travers de laquelle passe la tige d'un piston de pompe ; elle se compose d'une enveloppe fixe constituant la boîte proprement dite, et d'une partie mobile, appelée presseéfoupe, qui entre dans la première.

Boite d'oxglet. — Sorte de boîte qui n'a que trois côtés et qui sert à scier d'équerre les moulures, à les biseauter d'équerre.

Boite a recaler. — Outil eu bois permettant de dresser et de fixer un joint au ciseau, au guillaume, à la varlope ou au rabot.

Boite a mettre de largeur. — Pièce de bois, espèce de bout de solive creusée à angle droit et n'ayant que deux côtés, servant aux treillageurs à mettre de largeur leur latte de frisage.

Boite a résine. — Boîte servant aux plombicre à renfermer leur résine en poudre.

Boite de raccordemext. — Ajutage (voy.

ce mot) composé de deux pièces se vissant l'une sur l'autre. Les fontainiers remploient pour réunir deux tuyaux flexibles.

BOITEUSE (Solive). — Solive d'enchevêtrure, scellée dans le mur par une de ses extrémités et assemblée par l'autre dans une pièce de bois nommée Chevêtre (voy. ce mot). Il existe des hoiteuses au droit des baies embrassant deux étages et des trémies de cheminée ou autres.

Cet adjectif est employé également pour désigner des pièces ayant deux branches d'inégale longueur, largeur ou hauteur : par exemple, une paumelle est ioifeuse lorsque sa partie supérieure est moins haute que sa partie inférieure.

BOL D'ARMÉNIE, s. m. — Terre argileuse de couleur jaune ou rouge, douce au toucher, ([ui entre dans la composition de l'assiette pour la dorure. (Voy. Assiette.) On nomme encore cette substance terre bolaire, argile on'euse, hol ronge, oriental et de Lemnos.

BOMBE, EE, part, passé. — Ce mot s'emploie pour désigner toute surftxce convexe ; quand une solive, un arc, ont un renflement convexe, ils sont dits bombés. — Le verbe Bomber, à l'infinitif ou au présent, n'a pas le même sens que son participe passé, il signifie faire un trait plus ou moins renflé.

BOMBEMENT, s. m. — Surélévation centrale donnée à une chaussée , afin de faciliter le prompt écoulement des eaux sur sa surface.

BONDE, s. f. — Pièce de ploml) ou de cuivTe cylindrique munie d'un rebord, et qu'on peut boucher à l'aide d'un tampon ou piston. On scelle des bondes sur l'orifice d'écoulement des pierres d'évier, sur la faïence d'une cuvette de garde-robe, etc.

Bonde de fond. — Appareil destiné à vider un réservoir, un Ijassin ; il se trouve placé dans la partie la plus basse de ce récipient.

Bonde de trop-plein. — Appareil placé à une hauteur déterminée, et empêchant l'eau qui arrive dans un réservoir de s'élever au-dessus. On fabrique aujourd'hui des l)ondes servant à la fois de bonde de fond et de trop-plein; c'est un appareil composé de deux tuyaux s'emboîtant hermétiquement : l'un, le plus large, est

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