CALAMINE. — CALE
(Horace, Odes, I, 11, 18.) Le moyeu âge, laissaut appareute la charpente de ses édifices, abaudouua le caissou; mais la reuaissauce, ([ui s'iugénia à créer de si beaux plafonds, reprit la tradition antique et crài des caissons d'une richesse et d'un goût inimitables. Depuis cette époque, l'emploi du caissou n'a pas été délaissé ; il a été employé comme anciennement à décorer des plafonds de voûtes, des soffites de corniches, et des plafonds d'archivoltes et d'arcs droits et biais.
Notre figure 8 représente un caisson biais de l'église du Yal-de-Grâce , à Paris (1). Notre planche XIII donne en couleur des caissons de Métaponte, de la cathédrale de Messine, de la
Fig. 8. — • Caisson biais d'une voûte à rentrée de la chapelle Saint-Loiiis.
mosquée El-Moyed et du château d'x\ncy-le- Franc ; notre planche XIV, un plafond sculpté dans la pierre qui pro\'ient du nymphée romain de Nîmes, dit temple de Diane. Il est sculpté sur une pierre de Lens d'un grain très fin, aussi les détails de la sculpture eu sont extrêmement remarquables.
Caisson de boutique. — Espèce de placard, formant pilastre, placé de chaque côté d'une de\'anture de boutique et destiné à contenir les volets en l)ois ou en fer qui servent à la fermer. Dans les fermetures faites à Taide de feuilles de tôle, les caissons sont plus étroits et renferment les axes ou arbres verticaux à
(1) Pour d'autres caissons biais, voyez l'ouvrage de notre éminent confrère M. Rupricli-Kobert, Ef/lise et monastère du Val-de-G'râce, 1 vol. in-8" carré, Paris, 1875.
DICT. D'ARCHITECTUKE. — T, I.
ns, ainsi que les chaînes qui servent à la manœuvre de ce genre de fermeture.
CALAMINE, s.f. —Minerai de zinc, dont on extrait ce métal, et qui entre dans la composition du laiton.
CALCAIRE, adj. — Les pierres calcaires, presque exclusivement formées de carbonate de chaux, font effervescence avec les acides. Elles se décomposent à une haute température, qui, leur faisant perdre leur acide carbonique, les transforme en chaux. — C'est dans cette classe de pierres que sont comprises la plupart de celles employées à bâtir et toutes celles qui servent à la fabrication de la chaux. Les pieiTes calcaires sont très répandues à la surface du globe. (Voy. Pierre et Chaux.)
CALCÉDOINE, s.f. — Sorte d'agate d'un aspect laiteux mêlé de tons jaunes, bleuâtres ou verts. Sous le nom de cornaline blancJie, les graveurs emploient la calcédoine blanchâtre pour graver des camées. Les Babyloniens nous ont laissé une grande quantité de cyïindi'es en calcédoine couverts d'inscriptions. — Les marbriers nomment ainsi certains rognons et veines blanchâtres que possèdent beaucoup de marbres, et qui rendent leur taille et leur polissage difficiles.
CALCUL, s. m. — Petit caillou (calmlus) ; les anciens employaient des calculs pour compter et exprimer leurs suffrages dans les assemblées publiques.
CALDARIUM. — Voy. Thermes.
CALE, s.f. — Petit morceau de pierre, de bois, de métal ou de toute autre matière, servant à assujettir un objet beaucoup plus volumineux. — La portée des poitrails, des poutres , des enchevêtrures et autres pièces horizontales de bois ou de fer scellées dans les murs, repose sur des cales en bois, mais plus ordinairement en fer. Des cales en forme de coins, nommées détentes, sont placées sous le pied des Étaies (voy. ce mot), pour les empêcher de glisser. De minces cales en bois,