CALOTTE
l'air est employé comme véhicule de la chaleur. L'origine de ce genre de calorifère remonte à l'année 1792, époque à laquelle l'Anglais Strutt en construisit un pour l'hôpital de Der))y. Il existe aujourd'hui des milliers de systèmes qui cependant peu-\'ent être ramenés à deux types principaux. Dans le premier, la fmnée circule dans des tuyaux verticaux, et dans le second la circulation de la fumée s'effectue dans des conduits horizontaux. La première disposition est préférable à la seconde, parce que l'air extérieur introduit dans le calorifère est plus rapidement chauffé. Les calorifères à air chaud se composent : 1" d'un foyer ; 2" de prises d'air ; 3" de conduits de fumée serpentant plus ou moins, suivant la surface de la grille du foyer; i" d'une enveloppe de la chambre de chaleur ; 5° d'une chambre de mélange ; 6° des conduites d'air chaud aboutissant à des bouches, qu'on doit autant que possible disposer dans des parois verticales. (Voy. Bouche.) — Les calorifères à air chaud sont en fonte, en tôle ou en métal et briques, ou bien ils sont constniits entièrement en briques réfractaires ; dans ce dernier genre, un des plus répandus, parce qu'il est des plus sains, est sans contredit le calorifère en briques réfractaires creuses de MM. Gaillard et Haillot, constructeurs à Paris. (Yoy. Hypocal'STE.)
IL Calorifères a eau .chaude. — Ceuxci sont à haute ou à basse pression ; le premier de ces systèmes est aussi connu sous le nom de système PerTcins, parce qu'il a été proposé, vers 1830, par un ingénieiu' anglais de ce nom. Dans ce mode de chauffage, la température de l'eau dépasse toujours 100" et peut atteindre 300" et 350°; la circulation a fieu dans des tubes ou tuyaux en fer étiré de 0'",012 de diamètre intérieur ; ils sont hennétiquement fermés. Un foyer maçonné dans un poêle en l)riques renferme dans son intérieur un serpentin dont les extrémités reçoivent, l'une, le tuyau d'ascension; l'autre, le tuyau de retour. Ces tuyaux montent et circulent dans les pièces à chauffer, et leur petit diamètre ])ermet de les dissimuler dans les moulures des plafonds, dans les plinthes et ailleurs.
Les calorifères à eau chaude à basse pression sont nommés Thermosipiicxs (voy. ce
mot). C'est un mode de chauffage très agréable et moins dangereux que le précédent.
III. Calorifères a vapeur. — Dans ce système de chauffage, c'est la vapeur qui fournit la chaleur ; celle-ci est produite par un générateur, et de là transportée à l'aide de tuyaux dans des appareils affectant différentes formes ; mais, en général, ce sont des récipients en fer ou poêles éprouvés à 12 ou 15 atmosphères, tandis que la vapeur qu'ils reçoivent n'est qu'à 3 ou 4 atmosphères. Ils ont la forme de gaines pour les antichambres ou les bibliothèques, et de petits poêles en fer pour les autres pièces. On les entoure d'enveloppes plus ou moins riches.
IV. Calorifères a l'eau chaude et a LA VAPEUR combinées. — Ce système de chauffage emploie l'eau chauffée au moyen de la vapeur; les surfaces de chauffage sont de même forme que celles employées pour le chauffage à la vapeur ; mais les récipients sont plus considérables, parce qu'ils renferment dans leur intérieur un volume d'eau qui est maintenu à une température assez élevée par des serpentins dans lesquels circule la vapeur.
Pour tout ce qui se rattache aux divers genres de calorifères dont nous venons de parler, nous renverrons le lecteur à notre Traité complet du chauffage (1), où il trouvera tous les renseignements désirables au sujet des calorifères, ainsi que de nombreuses figures.
CALOTTE, s.f. — Partie supérieure d'une voûte sphérique; partie de la surface d'une sphère limitée par un plan : c'est ce qu'on nomme calotte sphérique; elle est engendrée par un arc tournant autour de sa flèche. — Le volume de la calotte sphérique est égal au volume du secteur, moins le volume du cône ayant pour sommet le centre de la sphère et pour base celle de la calotte ; quant à la surface de celle-ci, elle est égale à la circonférence d'un grand cercle de la sphère, multipliée par la hauteur de la calotte.
\\] Traité complet théorique et pratique du cli(LiiJjarje et de la ventilation des habitations particulières et des édifice.'; publics, im vol. in-8" Jésus avec SfO fig. Paris. Veuve A. Morel et Cie.
CALOTTIX.