CAMION
Eu maçonnerie, on nomme calottes les voussures pleines qui se rapprochent plus ou moins de la forme spliérique et qui servent à recevoir une partie circulaire , telle que des niches.
En plomberie, on appelle calotte le plomb disposé de façon à couvrir, à encapuchonner le sommet d'une flèche, d'une tour, d'un clocher, etc. ; caJotte d'aspiration, le tube de cuivre d'une pompe en forme de cône , au bas duquel il existe un Clapet (voy. ce mot). Les calottes d'asinration, nommées aussi calottins, se placent dans le tuyau d'aspiration entre le corps de pompe et la surface de l'eau; ils servent à diviser en deux temps l'ascension du liquide.
CALOTTIN, s. m. — Petite calotte de métal, ordinairement de zinc, qui est employée par les couATCurs pour recou\a"ir les têtes de clous. (Voy. Calottî: d'aspiration.)
CALQUE , s. m. — Opération qui permet d'exécuter rapidement la copie d'un dessin. Il existe plusieurs procédés pour calquer ; le plus simple consiste à employer du papier dioptrique ou à caLjuer.
Les architectes étudient sur calque, parce que ce procédé économise beaucoup de temps ; les ingénieurs expédient des projets sur toile à calquer, et les graveurs calquent sur jxipierglacc, parce que celui-ci permet un rapide Décalque (voy. ce mot).
CALQUER, V. a. — Copier un dessin à l'aide d'un papier transparent ; faire un Calque (voy. ce mot).
CALVAIRE, s. m. — Petits monuments composés d'une simple croix de pierre posée sur un piédestal plus ou moins riche ; on les plaçait dans le voisinage d'une chapelle. En souvenir du mont Calvaire ou Golgotha, on élevait ces croix sur des monticules ou des collines ; il existe encore de ces monuments dans la Bretagne et en Italie. Il en existait un anciennement sur le mont Valérien, près de Paris.
camaïeu, s. m. — Peinture d'une seule couleur, ou monochrome , faite en vue d'imiter
les bas-reliefs ; on la nomme aussi grisaille. Le camaïeu a été fort employé au xviii*^^ siècle. — On donne encore le nom de camaïeux aux dessins exécutés à la sanguine, à la sépia, à l'encre de Chine, au bleu de cobalt, relevés à la gouache ou au crayon blanc. — Au xiv'^ siècle, ce mot était synonyme de Camée (voy. ce mot).
CAMARA ou CAMERA, s. m. et/. — Du grec xaijiapa. Ce mot était employé par les architectes anciens ponr désigner une chambre dont le plafond était voûté à l'aide du bois et du plâtre (Vitruve, VII, 3; Properce, III, 2, 10), et par suite à toute chambre voûtée. (Cicéron, Q. F., III, 1, 1; Pallad., I, 13, 1.) Les anciens avaient aussi la caméra vitrea, c'est-à-dire la voûte dont la surface était garnie de plaques de verre. (Pline, H. N., XXXVI, G4.)
CAMARD , adj. — En serrurerie, on appelle bouton camard un bouton de forme aplatie.. (Voy. Bouton.)
CAMBRE. — Voy. Cambrure.
CAMBRER, V. a. — Donner une forme légèrement courbe, tandis que courber s'applique à toute inflexion curviligne grande ou petite.
CAMBRURE, s. f. — Courbure légère d'une pièce de bois, courbe du cintre d'une voûte; on dit aussi, mais plus rarement, cambre.
CAMÉE, s. m. — Pierre fine gravée en relief; c'est le contraire de Vintaillej qui est gravée en creux. Le plus grand camée existant se trouve à la Bibliothèque nationale de Paris-; il mesure 0™,32 sur 0™,27, et représente une apothéose d'Auguste, où se trouvent vingtdeux figures.
CAMIXADE, s./. — Ancien mot qui signifiait une pièce à feu, une chambre avec cheminée.
CAMION, s. m. — Petit chariot à deux roues et pourvu d'un brancard ou d'un timon, suivant qu'il est traîné par l'homme ou par un
CAMP. — CAMPANULEE.
che\al. Ou remploie au trausport des terres et d'autres matériaux; c'est un diminutif du tombereau. C'est aussi une petite cliarrette à bras.
Camion du peintre.
Les peintres appellent camion un vase de teiTe cuite vernissée, ou plutôt de fer-blanc, dans lequel ils mettent leur couleur ; la forme est celle présentée par notre figure.
CAMP, s. m. — Lieu où s'arrête une armée pour y stationner. Un camp peut être retranché ou sans retranchement. La disposition du camp romain (casfrum) était généralement de forme carrée; il était entouré d'un fossé (fossa) et d'un retranchement {agger). Le haut était défendu par une forte enceinte de palissades (vallum) ; chaque côté du camp était percé d'une porte à laquelle on donnait, suivant sa position, des noms différents. L'intérieur du camp était divisé en sept rues ou passages, dont le plus large, nommé via principalis^ mesm-ait 3(y",50. Cette voie établissait une communication entre les deux portes latérales et passait derrière la tente du général.
En France, un certain nombre de localités portent le nom de camps de César; ils ne datent pas tous de l'époque de César. En général, les camps romains se reconnaissent aux armes et aux médailles qu'on y décou^TC. Les camps de César les plus connus sont : celui de V Etoile, à 12 kilomètres de Péquigny (Somme), de forme ovale, fort petit, et qui ne mesure que 420 mètres dans son grand axe et 260 dans son petit axe; le camp de Wissan, entre Calais et Boulogne; la cité des Limes, près de Bracquemont, aux environs de Diepix;. Il ne reste plus aucune trace des murs ni des fossés de ce dernier camp, placé sur une éminence qui domine la mer. Citons enfin la cité d'Afrique, près de Nancy.
BiCLiOGRArnn:. — Mémoires de FAcad.des Inscript., t. X, XIII, XIV; — de Caumont, Cours d'antiquités monumentales , t. II, p. 289 ; — de Gerville ,
Mémoires de la Société des antiquaires de France, t. VIII ; — d'Allouville, Dissertation sur les camps romains de la Somme.
CAMPAGNE, s. f. — Partie de l'année pendant laquelle peuvent travailler certains corps d'états, tels que les terrassiers, les maçons, les jardiniers, les tolirbiers, etc.
CAMPAN, s. m. — Marbres de la vallée de Campan ( Pyrénées ) ; les plus estimés sont le campan vert , le campan isaVelle et le campan rouge de Moxilins. (Voy. Marbre.)
CAMPANE, s. f. — Du latin campana, cloche, corps des chapiteaux corinthiens et autres, qui ressemble à une cloche renversée.
— Ornements en plomb chantournés qu'on place au bas du faîte et des brisis d'un comble.
— Ornement de sculpture en forme de houppe ou de clochette ; on nomme aussi cet ornement campanet.
CAMPANILE, s. m. — Clocher de peu d'importance , analogue à une lanterne et surmontant le comble d'un édifice. Les campaniles dans les édifices civils, principalement dans les hôtels de ville, renfermaient la cloche communale et tenaient lieu de Beffroi (voy. ce mot). Telle est la véritable signification du mot. Mais par extension on a nommé à tort campaniles des tours rondes ou carrées d'une très grande imix)rtance, des clochers d'église séparés de l'édifice : ce sont de véritables beffi'ois, de véritables clochers ; tels sont, par exemple, à Paris, le campanile de l'église Saint-Germain l'Auxerrois (voy. la figure de la page suivante); en Italie, la tour penchée {terre pendente) de Pise, les campaniles de Florence, de Crémone, de Padoue, de Garifendi, de Bologne, de Ravenne et de Sainte-Agnès de Mantoue.
CAMPANULE, ÉE, adj. — En forme de cloche. La forme campanulée a été appliquée en architecture à di'S'erses époques et à divers membres architectoniques. La corl)eilledc beaucoup de chapiteaux hindous, égyi^tiens, romains est campanulée ; il existe aussi des combles et des jiômes campanules. Au mot Belvédère , le lecteur trouvera un comble de cette forme.