‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 216 sur 325 · C AN ALI · texte numérisé non relu

C AN ALI

CANDELABRE.

►Si un chemin vient à être classé comme route et que le canal d'un particulier le traverse, il n'est pas tenu de faire les frais d'aqueduc ou de ponts ; ces frais incombent à l'administration. (J. P., Jur. adm., 1843, p. 539.)

Un canal privé, alors qu'il forme une dépendance d'une rivière navigable ou flottable, peut être soumis pour la police des eaux au régime des rivières de cette nature.

rig. 1. — Candélabre étrusque.

Canal de larmier. — La partie creusée d'un larmier. (Voy. la figure du mot Bec.)

Canal de volute. — La sinuosité spiroïde et concave de la volute.

Enfin on nomme canal, ou plutôt cannelure, tout évidement pratiqué dans les pilastres, colonnes, et dans d'autres membres d'architecture. (Voy. Cannelure.)

CANAL L — Yoy. Tuile.

CANALISATION, 6-./. — Ensemble des travaux exécutés pour canaliser l'eau, le gaz ou tout autre fluide. (Voy. Eau, Gaz.)

CANAUX, s. m. 7?/. — Espèces de cannelures exécutées sur la face d'une corniche, ou sous un larmier. Les canaux sont souvent décorés de fleurons. Au mot Cannelure , nous donnons des figures qui montrent divers exemples avec des ornements très variés. On nomme encore canaux les cavités droites ou torses dont on orne les tigettes des caulicoles d'acanthe d'un chapiteau.

Fig, 2. — Candélabre à la bibliothèque Sainte- Geneviève, à Paris.

CANCEL ou CHANCEL. — Mot vieilli, qui désignait les clôtures entourant le chœur d'une église, de cancclU, balustres, treillis; puis, par la suite, ce mot s'appliqua à tort au chœur luimême. — C'est aussi le lieu où était déposé le sceau de l'État ; d'où l'on a fait chancellerie.

CANDÉLABRE, s. m. — Meuble inventé par les anciens pour porter une chandelle de cire {candela) ; d'où le nom de camlélaire. Il

CAXEPHORE.

existe des candélabres très anciens, notre figure 1 en montre un modèle étrusque, trouvé à Cervetri et déposé aujourd'hui au musée du Vatican. Les candélabres anciens étaient ordinairement composés d'une tige couronnée d'un plateau et supportée par un pied façonné en forme de griffes, de pattes d'animaux ou de piédouclies. Certains candélabres se plaçaient

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Fig. 3. — Candélabre placé sur le pont de la Concorde, à Paris.

sur des tables, d'autres dans des niches, pour éclairer certaines parties de l'habitation. Les candélabres des anciens étaient rarement fixés à demeure, ou pouvait les transporter d'une pièce à l'autre. Ils mesuraient l'°,30 à l^jéO de hauteur, rarement davantage ; celui que nous donnons figure 1 est au neu^'ième de l'exécution : il mesure environ 0'",99, C'était un des plus beaiLx spécimens de l'ait étrusque. Quand les

candélabres étaient ornés de chaînes, on les nommait Lampadaires (voy. ce mot). Les anciens faisaient également des candélabres en marbre , on peut en voir dans les musées modernes. Ceux-ci avaient une cavité au sommet ; on y allumait de la poix, de la résine ou d'autres matières inflammables. Ce genre de candcJabre se nommait chez les Grecs Xaii.TCTV]p ; il était assujetti au sol, non seulement dans l'intérieur des temples et d'autres édifices, mais encore en plein air. (Stace, Sijlv., I, 2, 231.) — De nos jours, on a fait des candélabres remar- (juables comme formes et comme finesse de dessin. A l'époque de la renaissance, beaucoup d'églises et de palais étaient ornés de candélabres de marbre, de bois et d'airain; ceux fabriqués avec ces deux dernières matières étaient souvent dorés. Nous donnons (fig. 2 et 3) deux candélabres modernes des-

Fig. 1 et 2. — Canépliores.

sinés par H. Labrouste : le premier se trouve iVla bil)liothèque Sainte-Geneviève, à Paris; le second, sur la place de la Concorde. — On peut voir des candélaT)res antiques dans les guvi'ages suivants : Antiquités d' Herculanum ; Saint- Nom, Voyage irittorcsque; Anticldtad' Erculano; Roux, Herculanum et Pompèi, t. YIII, pi. 1.

CANÉPIIORE, s. f. — De 5cavr/i)ôpo;,

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